Chennebrun

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Chennebrun
Chennebrun
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Verneuil-sur-Avre
Intercommunalité Communauté de communes Interco Normandie Sud Eure
Maire
Mandat
Jean-Claude Lanos
2014-2020
Code postal 27820
Code commune 27155
Démographie
Gentilé Chennebrunois
Population
municipale
110 hab. (2016 en diminution de 21,43 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 50″ nord, 0° 46′ 58″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 219 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Chennebrun est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chennebrun est une commune du département de l'Eure, traversée par plusieurs bras de l'Avre, affluent de l'Eure. Une partie de son eau est captée en aval et alimente Paris en eau potable. L'eau de l'Avre rentre dans Paris par le viaduc de l'Avre construit par Gustave Eiffel sur la commune de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

Communes limitrophes de Chennebrun[1]
Saint-Christophe-sur-Avre
Beaulieu (Orne) Chennebrun[1] Saint-Christophe-sur-Avre
Armentières-sur-Avre

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Chesnebrut en 1168, Chesnebrun en 1193 [2], Quercum brunnum fin du XIIe siècle, littéralement « chêne brun », c'est-à-dire « noir » [3].

Le mot chêne est issu du gaulois *cassanos, signifiant « chêne »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Chennebrun se situe à la frontière existant aux XIe et XIIe siècles entre le royaume de France et le duché de Normandie. Le village frontière justifiait le château fort, dont il reste un vestige visible dans le parc de l'actuel édifice qui a succédé à la forteresse militaire, et qui date du XVIIe siècle.

Chennebrun était l'une des places fortes qui assuraient la défense de la Normandie. Face à elle, de l'autre côté de l'Avre, lui faisaient face le Thymerais et les châteaux de La Ferté-Vidame et de Brezolles, qui appartenaient aux puissants barons de Châteauneuf-en-Thymerais, fidèles serviteurs des rois de France.

En complément du château, les Fossés du Roy marquant cette frontière sont encore visibles dans le quartier du Moulin : ils avaient été creusés pour protéger pareillement le territoire normand de l'envahisseur potentiel français.

Le village est entouré de deux bois aux noms évocateurs de l'ancienne frontière : l'un s'appelle le bois de France et l'autre le bois de Normandie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Jean-Claude Lanos DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 110 habitants[Note 1], en diminution de 21,43 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355392427366373353303313340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
315277287244228262248244233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250234236215196188193240215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
216209170124142115121139114
2016 - - - - - - - -
110--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Fossés du roy, anciens vestiges[9]
  • Vestiges de la frontière entre la France et la Normandie, ils bornèrent au sud le duché de Normandie et furent réalisés entre 1158 et 1168.
  • Ils sont composés d'un fossé et d'un talus composé de la terre provenant du fossé.
  • Des portions importantes sur les 100 km du tracé initial existent encore : dans l'Orne à Bures (le Bois Fouquet), Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Fossé leroi), Saint-Agnan-sur-Sarthe (le Petit Jouet), Mahéru (Bel Erable), Moulins-la-Marche (la Bâchellerie, la Pothinière), Les Genettes, Les Aspres (la Campagne des Boulayes, la Campagne des Ardrillères, la Campagne des fossés, la Campagne des petits plants, la Brosse), Irai (la Marinetterie, Champ Hubert), Beaulieu (le Pommerai, le bas Breuil) ; dans l'Eure à Chennebrun, Saint-Christophe-sur-Avre (derrière le château d'eau), le Genetay, la Minglière, Les Barils (près de l'entrée de Center Parcs), Pullay (les Hayes Leroi), Verneuil-sur-Avre (la Chabotière), Bâlines (la Fainéanterie), Courteilles (les Maisons rouges, le Jarrier), Tillières-sur-Avre (la Haye Rault), Muzy (le Fossé du roi).
  • Érigés pour briser l'élan de troupes à cheval, ils symbolisent la puissance du duc de Normandie, par ailleurs roi d'Angleterre, comte d'Anjou, duc d'Aquitaine.
  • Malmenés par la mise en culture, par le remembrement, les portions existantes aujourd'hui demeurent dans des zones essentiellement boisées. Le fossé qui a toujours été à sec a servi pour les besoins de l'hydraulique entre Beaulieu et Chennebrun comme bief servant à conduire les eaux détournées de l'Avre sur les deux moulins principaux du secteur (d'où la position anormalement haute de la rivière de l'Avre à Chennebrun par rapport à son lit initial).
  • Les Fossés royaux (re)connus depuis les travaux de Bernard Jouaux en 1978 et ceux de Denis Lepla en 1992 et 2006, bénéficient de mises en valeur récentes : rues portant leur nom (les Aspres, Courteilles), site aménagé et mis en valeur (les Genettes), circuits de promenades (Saint-Christophe-sur-Avre).
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame de Chennebrun
  • Un vitrail de Duhamel-Marette, peintre-verrier à Évreux, représentant saint Raymond de Peñafort, et offert par le vte de Petiteville en 1877.
  • Un retable restauré dédié à la Vierge Marie.
  • Le musée des Charitons, qui expose les ornements et objets de cette confrérie religieuse active jusqu'en dans les années 1950. L'entrée de ce musée se situe sous le clocher de l'église.
Autres
Château reconstruit en 1765.
  • Le domaine de Chennebrun : son château du XVIIIe siècle, son parc entouré de hauts murs, son pigeonnier et les vestiges de son château du Moyen Âge, classé monument historique.
  • L'ancien moulin et les ponts de pierre traversant les bras de l'Avre.
  • La place du Marché et son hôtel du XVIIe siècle devenu la mairie du village.
  • La fresque extérieure peinte par Juan Carlos Macias, peintre mexicain, et les enfants de l'école primaire. Cette fresque de grand format a été réalisée dans le cadre de la Fête de la Peinture 2008 et reste un témoignage remarquable de la peinture contemporaine. Elle est visible en pénétrant dans l'enceinte de la cour de l'école.
  • La mariette, oratoire courant dans la région dédié à la Vierge Marie (route de Saint-Christophe-sur-Avre), fait partie du Circuit des Mariettes du pays d'Avre et d'Iton.
  • Le bar-hôtel-restaurant La Croix Blanche

Le village présente une harmonie particulière de constructions, de couleurs et de matériaux (maisons, église, ponts, fermes, pigeonnier, granges).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 267 [réf. non conforme].
  3. François de Beaurepaire - Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Page 91[réf. non conforme]
  4. Henriette Walter, L'Aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Le dire de l'architecte des bâtiments de France - Les fossés royaux dans l'Eure - 26 août 2013 [1].