Chenla

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Chenla
ចេនឡា (km)

VIe siècle802

Description de cette image, également commentée ci-après

Emplacement du royaume de Chenla

Informations générales
Capitale Ishanapura
Religion Shivaïsme
Histoire et événements
VIe siècle Indépendance vis-à-vis du Fou-nan
Vers 650 Conquête du Fou-nan
VIIIe siècle Scission du royaume : Chenla d'Eau au Sud et Chenla de Terre au Nord
VIIIe siècle Conquête du Chenla d'Eau par le Sailendra
802 Fondation de l'Empire khmer sur les terres du Chenla de Terre

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Chenla ou Chen-La est un royaume shivaïte khmer situé dans la péninsule indochinoise à l'emplacement approximatif du Cambodge, du sud du Laos et du Vietnam. Succédant au royaume du Fou-nan, il fut fondé vers le milieu du VIe siècle et fut remplacé, en 802, par l'Empire khmer.

L'existence de ce royaume, son histoire ont été rapportées dans des écrits chinois[Lesquels ?]. Il est probable que le pouvoir était partagé avec d'autres petits royaumes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au départ le peuple Chenla (peuple khmer) est inféodé au Fou-nan. Au VIe siècle il devient indépendant. Vers 650, le Chenla conquiert le Fou-nan. Au VIIIe siècle les villes du sud, plus développées, s'émancipent du pouvoir central, ce qui sépare le royaume en deux : le Chenla d'Eau au sud, et le Chenla de Terre au nord[1]. Au VIIIe siècle, le sud tombe sous la domination du royaume javanais de Sailendra[1]. En 802, Jayavarman II fonde l'Empire khmer à l'emplacement du Chenla de Terre. Au Xe siècle l'expansion d'Angkor réunifie les deux territoires du Chenla.

Culture et religion[modifier | modifier le code]

Bas-relief du VIIe siècle, provenant de Sambor Prei Kuk.

L’influence du Fou-nan perdurera bien après sa disparition. Les nouveaux souverains s’affirment d’ailleurs comme descendants de princes founanais. Le pays pour sa part revendique le double héritage de l’ermite Kambu, ancêtre légendaire du peuple khmer, et celle du brahmane Kaundinya, fondateur lui aussi mythique du royaume du Fou-Nan. Cette double filiation symbolise en fait les apports culturels de l’animisme khmer et des migrants indiens qui ont abordé ces rivages dès le Ier siècle de notre ère. On retrouve ainsi des représentations de Harihara, la divinité hindoue qui cumule les attributs de Shiva et de Vishnou, ce qui laisse supposer que, comme en Inde à la même époque, les deux cultes cohabitent. À côté de cela, certains éléments de l’hindouisme sont adaptés aux particularités locales ; l’exemple le plus connu étant le Ramayana qui va devenir le Reamker (en)[2].

Dans la capitale Ishanapura actuellement connu sous le nom de Sambor Prei Kuk, située près de Kompong Thom, furent édifiés des temples dont le style préfigure celui de temples angkoriens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Java », sur angkor-planet.com (consulté le 6 août 2010)
  2. Jean-Marie Crouzatier, Transitions politiques en Asie du Sud-Est : les institutions politiques et juridictionnelles du Cambodge, Toulouse, Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, , 182 p. (ISBN 9782361701048, présentation en ligne), partie 1, chap. 1 (« Un destin idéalisé - L'empire khmer mythifié »), p. 18-19

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]