Chemin de fer du Hedjaz

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Billet syrien de 100 Livres (1998) : une locomotive moderne du Chemin de fer du Hedjaz à gauche de la gare du Hedjaz à Damas
Chemin de fer du Hedjaz
Ligne de Damas à Acre, Naplouse, Bosra et Médine
via Amman
La gare du Hedjaz à Damas, terminus historique de la ligne
La gare du Hedjaz à Damas, terminus historique de la ligne
Pays Drapeau de la Syrie Syrie,
Drapeau de la Jordanie Jordanie,
Drapeau d’Israël Israël,
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Villes desservies Damas, Amman, Médine, Haïfa, Acre, Bosra, Naplouse
Historique
Mise en service 1908
Fermeture 1918 (fermeture partielle)
Caractéristiques techniques
Longueur 1 320 km
Écartement Voie étroite (1 050 mm)
Électrification

Non électrifiée

Pente ou rampe maximale 13 ‰

Le chemin de fer du Hedjaz est une ligne à voie étroite (écartement de 1 050 mm) qui reliait Damas en Syrie à Médine, en traversant le Hedjaz, région du nord-ouest de l'Arabie saoudite. Construit sur l'ordre du sultan Abdul Hamid II, et le projet est particulièrement encouragé et suivi par Ahmed Izzat al-Abed.

Origine[modifier | modifier le code]

Le projet est alors présenté comme un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, mais aussi à renforcer l'emprise des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Médine.

Construction[modifier | modifier le code]

Les travaux de construction commencent en 1900 et sont financés principalement par l'État ottoman, avec l'assistance de l'Allemagne, et dirigés par l’ingénieur allemand August Meissner, dit August Pacha. Ce chemin de fer présente deux particularités remarquables : il ne supporte aucune dette lorsqu'il est mis en service, et la voie se trouve sous le niveau de la mer sur plusieurs kilomètres.

La ligne atteint Médine le 1er septembre 1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan. Malheureusement, pour respecter impérativement cette date, il a fallu faire au plus vite et des tronçons de voies sont posés directement sur des remblais dans le lits de certains oueds.

Le projet annoncé au début de prolonger la ligne jusqu'à la Mecque n'est jamais réalisé. La ligne ne va pas plus au sud que Médine, à 1 300 km au sud de Damas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tracé historique du chemin de fer du Hedjaz en 1914
Train de transport de phosphates sur la section menant à Aqaba

Dès le début, le chemin de fer est l'objet d'attaques par les tribus arabes voisines. Même si ces attaques ne réussissent jamais, les Turcs ne réussissent pas à contrôler le terrain sur plus d'un ou deux kilomètres de part et d'autre de la voie. Certains tronçons sont posés sur des traverses métalliques pour contrer les habitudes locales qui consistent à se servir des traverses en bois pour alimenter les feux de camps.

La ligne est endommagée à plusieurs reprises au cours des combats de la Première Guerre mondiale, en particulier du fait des attaques des bandes arabes dirigées par Lawrence d'Arabie. Après l'éclatement de l'empire ottoman, le chemin de fer du Hedjaz n'est jamais remis en exploitation au sud de la frontière entre la Jordanie et l'Arabie saoudite.

Une tentative de réouverture de la ligne est faite au milieu des années 1960, mais elle est abandonnée à cause de la guerre des Six Jours.

Situation présente[modifier | modifier le code]

Deux parties de la ligne du Hedjaz fonctionnent toujours à l'heure actuelle, en Syrie et en Jordanie, et constituent d'ailleurs l'essentiel des chemins de fer jordaniens. Une ligne relie Damas à Amman, et l'autre les mines de phosphates de Ma'an au golfe d'Aqaba. En 2004, le terminus historique de la gare du Hedjaz à Damas est fermé, et la ligne finit maintenant à la gare Qadam, dans la banlieue de Damas.

En Arabie saoudite, des vestiges du chemin de fer, voie, bâtiments et matériel roulant, sont conservés comme attractions touristiques à Médine. Les trains détruits par Lawrence d'Arabie peuvent encore se voir.

En août 2005, au prétexte de sécurité, la municipalité de Médine démolit un pont de l'ancienne ligne, malgré l'opposition des habitants et des historiens[1]. Le Prince Sultan ibn Salman, ministre du tourisme, suite à ces protestations, évoque la reconstruction de ce pont et la rénovation de la ligne à des fins touristiques[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Arab news 31/08/2005
  2. (en) Arab news 05/09/2005

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]