Cheilosia

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Chilosia

Cheilosia est un genre d'insectes diptères brachycères de la famille des Syrphidae.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Près de 300 espèces de Cheilosia paléarctiques sont répertoriées en 1988[2], dont 175 en Europe[3]. En 2010, 439 espèces sont connues dans le monde entier[4], ce à quoi se rajoutent 6 espèces[5],[6] qui portent le nombre total à 445.

Néanmoins, la liste des espèces du paléarctique est truffée de synonymes et de descriptions confuses ininterprétables[7], 40 noms étant par exemple classés soit comme synonymes, soit comme nomen dubium en 2007[8]. De plus, deux nomenclatures différentes se sont développées en Europe et en Asie orientale, des espèces pouvant dès lors être décrites conjointement dans les deux régions. Le tri et la stabilisation de la taxonomie européenne est en cours ; par exemple : la classification selon les larves[9], celle des espèces du Nord de l'Europe[10] et celle des espèces aux pattes noires et aux yeux nus nommées « groupe C. caerulescens »[6]. Une classification sous-générique est mise en place en 2002[11].

Description[modifier | modifier le code]

Les espèces du genre Cheilosia sont des mouches aux yeux à facettes égales et la plupart du temps velus, attenants chez le mâle et séparés chez la femelle. La face est munie d'une protubérance médiane plus ou moins développée, d'un épistome étroit, plus ou moins saillant en avant, distinct de la partie inférieure. Quant au thorax, il montre un scutellum à la partie inférieure ornée d'une frange de cils dressés. Les ailes sont bien développées et présentent une vena spuria faible, cette dernière caractéristique étant typique des Syrphidae[12]. Certaines espèces, telles que Cheilosia illustrata, miment des hyménoptères.


Biologie, écologie et répartition[modifier | modifier le code]

Les imagos Chilosia se nourrissent du nectar des fleurs d'Astéracées, d'Apiacées et de Renonculacées, préférentiellement sur terrain humide où ils sont visibles de mars à septembre. Les larves sont généralement phytophages et se nourrissent des tiges et feuilles où elles se comportent en mineuses[12] comme Cheilosia caerulescens qui apprécie les Joubarbes[13]. Quelques-unes sont mycophages, à l'instar de Cheilosia scutellata qui apprécie certaines truffes[14]. La majorité des espèces hiverne sous forme de pupe[12].

De nombreuses espèces sont caractéristiques des régions septentrionales et alpines de l’hémisphère boréal et plus largement des régions montagneuses de l'hémisphère nord[12].

Espèces rencontrées en Europe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 7 février 2021
  2. Peck LV (1988) Family Syrphidae. In: Soós Á (Ed.) Catalogue of Palaearctic Diptera. Syrphidae-Conopidae, Vol 8. Budapest, Akad. Kiado, Budapest, 363 pp.
  3. a et b Fauna Europaea, consulté le 8 février 2021
  4. Thompson FC, Rotheray GE, Zimbado MA (2010) Syrphidae (flower flies). In: Brown BV, Borkent A, Cumming JM, Wood DM, Woodley Norman E, Zumbado MA (Eds) Manual of Central American Diptera. NRC Research Press, Ottawa, 763–792.
  5. Barkalov AV, Ståhls G (2015) Descriptions of three new species of the genus Cheilosia Meigen from China (Diptera, Syrphidae). Zootaxa 3972(2): 280–290. https://doi.org/10.11646/zootaxa.3972.2.8
  6. a et b (en) Gunilla Stahls et Anatolij V. Barkalov, « Taxonomic review of the Palaearctic species of the Cheilosia caerulescens-group (Diptera, Syrphidae) », sur ZooKeys, (ISSN 1313-2970, PMID 28769614, PMCID PMC5539700, DOI 10.3897/zookeys.662.11267, consulté le ), p. 137–171
  7. (en) M.C.D.Speight, « Species accounts of european Syrphidae (Diptera) », Syrph the Net: the database of European Syrphidae (Diptera), Dept. of Zoology, Trinity College,University Dublin 2, Ireland, vol. 78,‎ (lire en ligne)
  8. Claussen, C. & Speight, M.C.D. (2007) Names of uncertain application and some previously unpublished synonymns, in the European Cheilosia fauna (Diptera, Syrphidae). Volucella, 8: 73-86.
  9. Stuke, J.-H. (2000) Phylogenetische Rekonstruktion der Verwandtschaftsbeziehungen innerhalb der Gattung Cheilosia Meigen, 1822 anhand der Larvenstadien (Diptera: Syrphidae). Studia Dipterologica, Suppl., 8: 1-118.
  10. Haarto, A. & Kerppola, S. (2007a) Finnish hoverflies and some species in adjacent countries. Otavan, Kirjapaino Oy, Keuruu. 647pp.
  11. Barkalov AV (2002) Subgeneric classification of the genus Cheilosia Meigen, 1822 (Diptera, Syrphidae). Entomological Review 82: 518–531.
  12. a b c et d Eugène Séguy, « Diptères Syrphides de l’Europe occidentale », Muséum national d'histoire naturelle, Tome XXIII, 1961, p. 1-248 (lire en ligne)
  13. d'Aguilar Jacques & Coutin Rémi, « Cheilosia caerulescens Meigen, ravageur des Joubarbes [Dipt. Syrphidae]. », Bulletin de la Société entomologique de France, vol. 92, nos 9-10,‎ , p. 307-309 (lire en ligne)
  14. Remi Coutin, Truffes et mouches rabassières, Insectes no 75, Revue d'écologie et d'entomologie de l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), INRA, France, 4e trimestre 1989 Lire en ligne
  15. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le 8 février 2021

Liens externes[modifier | modifier le code]

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