Cheikh Abbas

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Cheikh Abbas
Cheikh Abbas Bencheikh el Hocine.jpg

Cheikh Abbas - Paris - 1984

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Abbas Bencheikh el Hocine, dit Cheikh Abbas (Mila en Algérie 1912 - Paris ), diplomate, ouléma et homme de lettres algérien, était le recteur de l'Institut musulman et la Grande Mosquée de Paris, de 1982 jusqu'à sa mort. Connu dans le milieu politique et interreligieux par sa sagesse et sa grande tolérance, il jette sans le savoir les bases de ce qui deviendra « l'islam de France », et laisse beaucoup de disciples dont ses propres fils, Soheib Bencheikh, chercheur en théologie et ancien Mufti de Marseille, et Ghaleb Bencheikh, physicien, animateur de l'émission « Islam » sur France 2.
Après des études théologiques au sein de la confrérie familiale, à 21 ans, Cheikh Abbas part à l'université islamique de la Zaytūna à Tunis, puis à celle d'al-Qarawiyyīn à Fès. Après une dizaine d'années studieuses, il retourne en Algérie, et devient le disciple infatigable du réformateur Abdelhamid Ben Badis. Il milite à ses côtés pour une réforme religieuse et politique (c'est ce qu'on désigne par « al-Iṣlāḥ », le Réformisme musulman). À l'indépendance de l'Algérie, il est nommé ambassadeur en Arabie saoudite ; à la suite de sa démission de ce poste, il occupe le siège de Président du Haut Conseil Islamique de l'Algérie, siège qu'il quitte par choix personnel pour se consacrer à la prédication hebdomadaire à la Grande Mosquée d'Alger. En 1982 Cheikh Abbas prend la charge de la Grande Mosquée de Paris, succédant au Cheikh Hamza Boubakeur.
il a restructuré la mosquée en créant une deuxième salle de prière et en mettant en place nombre de services : culturel, social associatif etc, .

Il a permis à la mosquée d’une part de bénéficier d’un budget spécifique provenant du ministère des Habous de l’Algérie et d’autre part de se doter d’un corps d’imams dont le nombre est resté le même aujourd’hui (80 imams)[1].

Il intervint pour régler le douloureux problème de divorce de familles binationales en défendant le droit des mères françaises dont les enfants avaient été amenés en Algérie après le divorce. Il Intervint également pour faciliter le retour et séjour en Algérie de nombreux Français-Musulmans (Harkis) qui avaient quitté l’Algérie depuis l'indépendance en 1962.

Il anima de nombreux congrès dans plusieurs régions de France (Lille, Lyon, Marseille…).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbas Bencheikh, Site officiel de la Mosquée Paris.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]