Chedly Ayari

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Chedly Ayari
Chedly Ayari en 2013.
Chedly Ayari en 2013.
Fonctions
Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie
En fonction depuis le
Président Moncef Marzouki
Premier ministre Hamadi Jebali
Gouvernement Jebali
Prédécesseur Mustapha Kamel Nabli
Ministre tunisien du Plan
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Hédi Nouira
Gouvernement Nouira
Prédécesseur Mustapha Zaanouni
Successeur Mansour Moalla
Ministre tunisien de l'Économie
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Hédi Nouira
Gouvernement Nouira
Prédécesseur Mekki Zidi
Successeur Abdelaziz Lasram
Ministre tunisien de l'Éducation nationale
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Hédi Nouira
Gouvernement Nouira
Prédécesseur Mohamed Mzali
Successeur Abdelaziz Beltaïef
Ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Hédi Nouira
Gouvernement Nouira
Prédécesseur Mohamed Mzali
Successeur Abdelaziz Beltaïef
Ministre tunisien du Plan
Président Habib Bourguiba
Premier ministre Bahi Ladgham
Gouvernement Ladgham
Prédécesseur Abderrazak Rassaa
Successeur Mansour Moalla
Biographie
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Nationalité tunisienne
Diplômé de Sorbonne
Profession Économiste
Professeur
Diplomate

Chedly Ayari ou Chédli Ayari (الشاذلي العياري), né le à Tunis, est un économiste, homme politique et diplomate tunisien. Il occupe le poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie depuis 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il étudie l'économie à Paris, plus précisément à la Sorbonne où il devient titulaire d'un doctorat en sciences économiques, avant d'y étudier le droit privé.

Professeur[modifier | modifier le code]

Chedly Ayari est embauché, après ses années d'études universitaires, comme professeur d'économie et de droit à l'Université de Tunis[1]. À la fin de sa carrière universitaire, il est professeur émérite, doyen de la faculté de droit et des sciences économiques et de gestion de Tunis et professeur associé à l'Université d'Aix-Marseille et de l'Université de Nice Sophia Antipolis.

Durant sa carrière, il obtient le titre de docteur honoris causa de l'Université d'Aix-Marseille et celui de président honoraire de l'Association internationale des sociologues de langue française[2].

Ayari s'intéresse en tant que chercheur aux relations financières et monétaires internationales, à la politique macroéconomique ainsi qu'au développement humain. Il s'engage dans plusieurs unités internationales de recherches, telles que l'Economic Research Forum du Caire ; il est par ailleurs vice-président du Conseil national consultatif pour la recherche scientifique et de la technologie (Tunisie)[2].

Membre d’honneur de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts[3], il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles traitant de questions économiques, financières, monétaires, sociales et politiques, ainsi que de points de vue théoriques ; ils sont publiés en arabe, français, anglais et allemand en Tunisie, en Europe, en Afrique subsaharienne et dans le monde arabe[2]. Dans les années 1960, plusieurs de ses articles paraissent dans la revue du Centre d'études et de recherches économiques et sociales[4].

Carrière politique et diplomatique[modifier | modifier le code]

Les compétences de Chedly Ayari encouragent le président de la République tunisienne, Habib Bourguiba, à l'intégrer au gouvernement où il assume plusieurs responsabilités[2] :

Le 22 janvier 2010, il est désigné par décret comme membre de la Chambre des conseillers.

Il occupe également des responsabilités diplomatiques[2], telles que conseiller économique de la délégation tunisienne auprès des Nations unies (ONU) à New York et ambassadeur auprès de la Commission européenne et des royaumes de Belgique et du Luxembourg. Ayari préside la commission pour le développement industriel auprès de l'ONU[1] et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique[5]. Il est aussi directeur exécutif du groupe de la Banque mondiale et membre du bureau consultatif de la Banque africaine de développement[5].

Gouverneur de la Banque centrale[modifier | modifier le code]

Désigné gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, en remplacement de Mustapha Kamel Nabli limogé quelques semaines plus tôt, sa candidature est confirmée par l'assemblée constituante le 24 juillet 2012, par 97 voix contre 89 et quatre abstentions ; sa candidature est très critiquée en raison de son âge et de ses relations avec le régime déchu de Zine el-Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011[6].

En 2014, il est lauréat du prix Tatweej de l’excellence et de la qualité dans la zone arabe[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Analyse de la structure économique : les fonctions de structure économique, éd. Centre d'études et de recherches économiques et sociales, Tunis, 1968
  • La coopération inter-universitaire dans la promotion du développement [sous la direction], éd. AUPELF, Montréal, 1969
  • Mécanismes et institutions de la coopération arabo-africaine : le rôle de la BADEA, éd. Banque arabe pour le développement économique en Afrique, Khartoum, 1975
  • De nouvelles perspectives pour la coopération arabo-africaine, éd. Banque arabe pour le développement économique en Afrique, Khartoum, 1981
  • (en) Arab-African co-operation: facing the challenge of the '80s, éd. Banque arabe pour le développement économique en Afrique, Khartoum, 1985
  • (en) Ten Years of Afro-Arab Cooperation, 1975-1984 (avec Anthony Sylvester, Sadok Ben Mami et Samir Gharbi), éd. Banque arabe pour le développement économique en Afrique, Khartoum, 1985 (ISBN 2-85258-361-5)
  • La Guerre du Golfe et l'avenir des Arabes : débat et réflexions, éd. Cérès Productions, Tunis, 1991 (ISBN 9973-700-53-8)
  • Enjeux méditerranéens : pour une coopération euro-arabe, éd. Alif, Tunis, 1992 (ISBN 9973-716-76-0)
  • La Méditerranée économique. Premier rapport général sur la situation des riverains au début des années 1990 [sous la direction], éd. Economica, Paris, 1992
  • Mélanges en l'honneur de Habib Ayadi [sous la direction], éd. Centre de publication universitaire, Tunis, 2000 (ISBN 9973-948-30-0)
  • (ar) Les souverainetés nationales face à la mondialisation : conflit non résolu, éd. Société tunisienne de diffusion, Tunis, 2002
  • Le système de développement tunisien : vue rétrospective. Les années 1962-1986, éd. Centre de publication universitaire, Tunis, 2003 (ISBN 9973-3-7132-1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « ATUGE : Chedly Ayari parle de la Tunisie de 2030 », sur audinet-conseil.com,
  2. a, b, c, d et e « Chedly Ayari », sur leaders.com.tn, (consulté le 23 mars 2017)
  3. « Hichem Djaït forme le nouveau conseil scientifique de Beit al-Hikma », sur leaders.com.tn, (consulté le 11 mars 2017)
  4. « Les numéros » [PDF], sur mes.tn
  5. a et b « BAD : M. Chedly Ayari membre du nouveau comité consultatif », sur tunisia-today.com (consulté le 23 mars 2017)
  6. « Tunisie : un nouveau chef à la Banque centrale après un mois d'imbroglio », Agence France-Presse, 24 juillet 2012
  7. « Chedly Ayari, lauréat du Prix Tatweej Academy à Dubaï », sur leaders.com.tn, (consulté le 22 septembre 2016)
  8. a, b et c (en) « Ayari (Chedly) », dans Who's Who in the Arab World 2007-2008, Berlin, Walter de Gruyter, , 130-131 p. (lire en ligne)