Chazé-sur-Argos

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Chazé-sur-Argos
Chazé-sur-Argos
L'église Saint-Julien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Intercommunalité Anjou Bleu Communauté
Maire
Mandat
Françoise Coué
2020-2026
Code postal 49500
Code commune 49089
Démographie
Gentilé Chazéens
Population
municipale
1 052 hab. (2018 en diminution de 0,09 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 07″ nord, 0° 53′ 30″ ouest
Altitude 32 m
Min. 27 m
Max. 83 m
Superficie 30,82 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Angers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Segré-en-Anjou Bleu
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Chazé-sur-Argos

Chazé-sur-Argos est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Segréen, Chazé-sur-Argos se situe au sud de Segré, sur les routes D 183, Segré - Le Louroux Béconnais, et D 73, Vern d'Anjou[1].

Son territoire est traversé par l'Argos, petite rivière qui baigne le bourg. Le sol est généralement assez plat, mais des collines séparent Chazé d'Angrie, à la limite sud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chazé-sur-Argos est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,4 %), prairies (27,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), zones urbanisées (1,5 %), mines, décharges et chantiers (1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fut probablement construit à la place de la villa de Catiacum, mentionnée en 760 dans un diplôme de Charlemagne. Il est d'abord appelé Chaziacus desuper Argoa (1072) puis Chaze super Argoe (1264). Au Moyen Âge, une motte féodale est élevée à La Biscaye, elle est rasée en 1880. L'église paroissiale Saint-Julien est quant à elle construite au XIe siècle, comme le prieuré, fondé par l'abbaye Saint-Serge d'Angers en 1072. Les deux familles nobles présentes sur la paroisse, à Raguin et à Bellefontaine, se disputent la prééminence jusqu'à leur union au XVIIe siècle.

Pendant la Révolution, Chazé fait partie du district de Segré puis du canton de Candé. L'église paroissiale n'est pas démolie au XIXe siècle, contrairement à la majorité des sanctuaires de Maine-et-Loire. Elle est seulement remaniée de 1857 à 1859. À la même époque, Chazé bénéficie de la ligne de chemin de fer qui relie Nantes à Segré ; celle-ci est fermée à la fin du XXe siècle.

Pendant la Première Guerre mondiale, 40 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, aucun habitant n'est tué[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Hubert Derouet   Exploitant agricole retraité
2014 mai 2020 Bertrand Saget[10]    
mai 2020 En cours
(au 28 mai 2020)
Françoise Coué[11]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre d'Anjou Bleu Communauté, après disparition de la communauté de communes du Canton de Candé[12], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 1 052 habitants[Note 3], en diminution de 0,09 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +1,96 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4111 0481 0621 5121 8541 5061 5201 5791 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6211 5291 6691 6131 6051 5461 5471 4851 379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3561 3141 2481 1141 1601 1491 1151 0871 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 065967988905854841959976992
2013 2018 - - - - - - -
1 0531 052-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,9 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 23,8 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Pyramide des âges à Chazé-sur-Argos en 2008 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,4 
6,3 
75 à 89 ans
8,8 
11,5 
60 à 74 ans
12,5 
20,2 
45 à 59 ans
17,6 
21,3 
30 à 44 ans
22,8 
14,6 
15 à 29 ans
14,0 
25,9 
0 à 14 ans
23,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 101 établissements présents sur la commune à fin 2010, 43 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 4 % du secteur de l'industrie, 15 % du secteur de la construction, 32 % de celui du commerce et des services et 7 % du secteur de l'administration et de la santé[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chazé-sur-Argos est un village très ancien et le territoire de la commune garde un patrimoine assez important.

  • Le monument le plus remarquable est sans doute le château du Raguin. Un manoir est mentionné pour la première fois en 1417, il est peu après remplacé par un château, modifié et agrandi du XVIe au XVIIe siècle, et au XIXe. La pièce la plus intéressante est la Chambre des Amours, chambre nuptiale dont les murs décorés d'angelots dissimulent une cachette qu'utilisa le curé de la paroisse durant la Révolution. À proximité du château se trouve une ferme du XVIIe siècle. Le parc, qui conserve des traces de douves, est habité par des animaux exotiques (grues couronnées…) (Monument historique[20]).
  • Plus récent, le château des Peltrais, fut construit de 1850 à 1869 à l'emplacement d'un manoir. L'édifice mêle les styles Renaissance et Louis XIII.
  • L'église paroissiale Saint-Julien, dont le clocher et la croisée du transept sont du XIIe siècle, a été agrandie au XIXe.
  • Autre édifices religieux, la chapelle Notre-Dame ou de la Croix-Marie date de 1640 et la chapelle de l'Espérance date du XIXe siècle.
  • Le prieuré-cure Saint-Julien, a été fondé au XIe siècle, mais le bâtiment actuel n'a été construit qu'au XVIIIe. Il a abrité des bénédictins puis des chanoines réguliers de Saint-Georges-sur-Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raguin est un des foyers de la famille du Bellay, dont le descendant le plus illustre, Joachim du Bellay, est né à Liré en 1522.
  • Esprit-Benjamin Bancelin, commandant de la garde nationale de Segré puis commissaire du district a vécu à Chazé sur Argos aux XVIIIe et XIXe siècles.
  • Georges Six (1870-1947), professeur agrégé, auteur d'un dictionnaire de référence sur les généraux de Napoléon. Inhumé à Chazé-sur-Argos[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Chazé-sur-Argos (49), consulté le 2 septembre 2012
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Memorialgenweb.org - Chazé-sur-Argos : monument aux morts
  10. « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  11. « Chazé-sur-Argod. Françoise Coué a été élue maire de la commune », sur Ouest-France, (consulté le 14 octobre 2020).
  12. Insee, Composition de l'EPCI du Canton de Candé (244900809), consulté le 21 novembre 2013
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Évolution et structure de la population à Chazé-sur-Argos en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012).
  18. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012).
  19. Insee, Statistiques locales du territoire de Chazé-sur-Argos (49), consultées le 30 décembre 2012.
  20. « Château du Raguin », notice no PA00109038, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Notice de personne - Six Georges », sur BnF (catalogue.bnf.fr), (consulté le 22 juillet 2018).