Chauffeur de poids-lourd

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Chauffeur de poids-lourd
Truckdriver.jpg

conducteur de poids-lourd au travail.

Codes
CITP
8324 Conducteurs de poids lourds et de camions
CNP (Québec)
7411
FAP (France)
J343 Conducteurs routiers
INS (Belgique)
634 Autres conducteurs de véhicules à moteur (sauf autobus)
PCS (France)

218a Transporteurs indépendants routiers et fluviaux, de 0 à 9 salariés

641a Conducteurs routiers et grands routiers (salariés)
ROME (France)
N4101, 43114 (v2)
SEFRI (Suisse)
73303Voir et modifier les données sur Wikidata

Un conducteur ou chauffeur de poids-lourd, aussi appelé camionneur ou routier, est chargé du transport routier de marchandises par camion réglementé.

Activités[modifier | modifier le code]

  • Conduite d'un véhicule destiné au transport et à la livraison de marchandises.
  • Entretien courant de ce véhicule.
  • Peut assurer le chargement et le déchargement des marchandises.
  • Relation courante avec ses clients*.

Selon la distance parcourue (transport local à international), le conducteur peut être amené à s'éloigner de son domicile pour des périodes plus ou moins longues. Les horaires peuvent également être irréguliers et le travail s'effectue en autonomie.

Dans les circulaires internes, les entreprises demandent à leurs conducteurs d'entretenir leur camion, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur (hygiène). La principale raison de ce geste est une exigence des entreprises qui considèrent leurs employés, et leurs instruments de travail, comme les représentants de l'entreprise aux yeux des clients ; certains chauffeurs, propriétaires de leur camion, mettent un point d'honneur à conserver leur tracteur rutilant.[réf. nécessaire]

Les véhicules peuvent être un fourgon tôlé, bâché, une caisse savoyarde (à hauteur réglable), une citerne, une benne, un plateau…

Réglementation européenne[modifier | modifier le code]

Une réglementation sociale européenne est établie pour protéger les salariés du transport et encadrer la concurrence entre les pays de l'Union. La RSE concerne tous les salariés, ainsi que les travailleurs indépendants, du transport privé et public, conduisant un véhicule d'un PTAC de plus de 3,5 tonnes.

Néanmoins, cette réglementation sociale n'est pas applicable aux chauffeurs des services publics, médicaux, de sauvetage, d'urgence, de dépannage, de collecte de lait, pas plus qu'aux conducteurs de véhicules passant des tests, de transport de marchandise non commerciale dans un but privé, de matériel de fête foraine ou de cirque. Les véhicules dont la vitesse limite est de 30 km/h ne sont pas non plus concernés.

La réglementation sociale européenne impose les durées maximales de conduite par jour et par semaine, ainsi que les périodes de repos obligatoires[1]. Pour les chauffeurs poids-lourds des entreprises de transport routier de marchandises, les durées maximales de temps de service journaliers, hebdomadaires et trimestriels sont fixées par un décret spécifique.

La RSE prévoit aussi la collecte et l'archivage[2] des données légales issues du chronotachygraphe en vue de restitution en cas de contrôle.

Il existe deux types de données légales : le C1B (carte conducteur) et le V1B (données véhicule) ; ces données doivent être collectées tous les 28 jours maximum pour les cartes et 95 jours maximum pour les véhicules.

Le chauffeur dispose d'un chronotachygraphe enregistrant sur un disque ou une carte à puce personnelle ses activités classées en cinq temps distincts : la conduite, les autres tâches (chargement/déchargement, entretien du véhicule…), la disponibilité (période où le chauffeur n'effectue aucune tâche mais n'est pas en repos et est à la disposition de l'entreprise : attente de l'ouverture d'une entreprise, temps de chargement/déchargement effectué par un tiers…), interruption de conduite et repos.

Les temps de conduite sont limités à 4 heures 30 consécutives suivies d'une interruption de conduite de 45 minutes au minimum, fractionnable en 15 min puis 30 min (dans cet ordre). La durée journalière de conduite est de 9 heures maximum mais peut-être portée à 10, deux fois par semaine. Sur deux semaines consécutives, ce temps de conduite ne doit pas excéder 90 heures.

La durée légale de repos journalier est fixée à 11 heures, non fractionnable. Une dérogation permet d'écourter ce temps à 9 heures, trois fois dans une semaine ; les heures de repos manquantes doivent être récupérées avant la fin de la semaine suivante et additionnées à une période minimum de 8 heures au domicile du chauffeur.

Un fractionnement est possible, sous les conditions suivantes : le repos quotidien est de 12 heures au total, d'un minimum de 8 heures consécutives et ne doit pas être inférieur à 1 heure.

La "coupure du weekend" doit avoir un minimum de 45 heures consécutives. Ce temps de repos peut-être réduit à 36 heures ou 24 heures mais le restant doit être récupéré dans les trois semaines suivantes, en une seule fois, additionné à un arrêt de 8 heures minimum.

Le temps de travail effectif (ou "temps de service") ne peut excéder 12 heures en horaire normal ou 10 heures horaire de nuit (21 heures à 6 heures, selon la convention transport).

Permis de conduire[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Permis français (partiel), avec les différentes catégories, les dates d'obtention et de validité.

L'obtention de ces permis est limitée aux personnes âgées de 18 ans révolus.

Avoir 3 points ou moins d'inaptitude dans le dossier de conduite, n'avoir subi aucune suspension ou révocation du permis de conduire au cours des 2 dernières années à la suite d'une infraction au code de la route.[réf. nécessaire]

Un bilan médical, par un médecin agréé, est obligatoire. La durée de validité de ces permis de conduire est limitée à 5 ans, renouvelables par visite médicale. L'absence de contrôle médical interdit la conduite des véhicules concernés mais n’annule pas le permis. Si la date est passée, le permis est suspendu jusqu'à la confirmation de l'aptitude du titulaire.

En centre de formation pour adultes :

  • Titre Professionnel (anciennement CFP) de conduite routière sur porteur - filière M 128.
  • Titre Professionnel (anciennement CFP) de conduite routière tous véhicules (porteurs et véhicules articulés) - filière M 148.

Dans un établissement scolaire :

Les FIMO FCOS CFP et CAP peuvent aussi être obtenus dans des centres de formation privés (auto-écoles par exemple...).

Permis C[modifier | modifier le code]

Le permis C permet la conduite de véhicules isolés de 12 mètres (maximum)dont le PTAC est supérieur à 3,5 tonnes, sans excéder 32 tonnes, pouvant tracter une remorque dont le PTAC n'est pas supérieur à 750 kg

Véhicule Isolé (porteur)

2 essieux: 19 tonnes maximum 3 essieux: 26 tonnes maximum 4 essieux: 32 tonnes maximum

Permis E (C)[modifier | modifier le code]

Le permis E (C) permet la conduite d'ensembles routiers (ou ensembles attelés) dont le poids de la (ou des) remorque(s) (parfois appelée(s) traîne(s)) est supérieur à 3,5 tonnes. Le poids total de l'ensemble n'excède pas 44 tonnes, ce tonnage n'est plus réservé uniquement aux transports routiers combinés (Maritime/route/train), sans pouvoir dépasser 11 tonnes à l'essieu, pour ceux du véhicule tracteur dans le cas d'un tandem (deux essieux moteur) l'essieux le plus chargé des deux ne peut dépasser 11,5 tonnes.

4 essieux (tracteur + semi-remorque): 38 tonnes 5 essieux et plus (idem): 44 tonnes

Formations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Formation en transport routier.

D'autres formations plus spécialisées existent également :

  • Matières dangereuses colis (base obligatoire si on souhaite suivre une spécialisation...).
  • Matières dangereuses en citernes.
  • Matières radioactives.
  • Matières explosives.
  • Transport sous température dirigée.
  • Transport de denrées périssables.
  • Conduite rationnelle et économique des véhicules.
  • Conduite en montagne.

Belgique[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Formation complémentaires[modifier | modifier le code]

Pour les non-détenteurs de diplôme professionnel, il faut valider la FIMO, puis la renouveler sous l'appellation FCOS tous les cinq ans.

Québec[modifier | modifier le code]

La classe 1 de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ)[3] permet de conduire pratiquement tous les véhicules sauf les motos de forte cylindrée.

Il est nécessaire d'être titulaire du permis de conduire de classe 1.

De plus, il peut y avoir les ajouts M (transmission manuelle), F (freins à air comprimé) et T (train routier) ; cette dernière fait l'objet d'une demande spéciale.

Une formation optionnelle, menant au diplôme d'études professionnelles (DÉP) en transport par camion[4], existe également pour se familiariser davantage avec le métier.

Les amplitudes sont 13 heures maximum de conduite plus 1 heure de travail et 10 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures. 70 heures maximum de travail pour 7 jours consécutifs et 36 heures de repos pour une remise a zéro pour le cycle 1. Il existe également le cycle 2 ou un conducteur peut echeloner 120 heures en 14 jours. Apres 70 heures il doit cependant faire une pause obligatoire de 24 heures. Et par la suite il peut terniner son cycle de 120 heures. Cette pratiques est moins courante que le cycle 1 mais est utilisée pour faire des voyages longue durée inter-provinciale.

USA[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, un conducteur est limité par jour à 11 heures de conduite et 13 heures de temps de travail.

Risques professionnels[modifier | modifier le code]

Les principaux risques sont les accidents de la circulation, aggravés par l'amplitude des horaires de travail. Les camionneurs doivent être très prudents en étant conscients des risques que leur véhicule ou ensemble peut faire courir au public (gabarit et poids...). De plus, ils doivent respecter scrupuleusement la législation sous peine de sanctions, ce qui peut devenir néfaste pour leur avenir professionnel en cas d'infraction grave. Les vibrations et la position statique sont également un facteur de risque pour le dos lors de la conduite des véhicules, plus particulièrement lors de la manutention des marchandises. Il faut aussi noter une recrudescence des vols de marchandises lors de l'arrêt des camions sur les parkings, peu de parcs surveillés existent en France mais leur nombre est en constante augmentation.

Les cibistes permettent de communiquer des informations telles que des adresses d'hôtels et de restaurants, l'état des routes (encombrement inhabituel ou coupure d'itinéraire pour cause de travaux ou d'accident...) ainsi que diverses astuces de conduite.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Les courbes de la production selon les différents acteurs (prévisions de 2005)

La perspective d'une pénurie de pétrole dont les effets pourraient se faire sentir avant 2100, ainsi que la place prise par la défense de l'environnement dans le débat public, avec la promotion des circuits courts et du locavorisme, et l'instauration de taxe poids lourds ou d'écotaxe ainsi que le développement des véhicules robots autonomes, sans chauffeur, fait de ce métier un métier considéré comme non pérenne.

Nomenclatures[modifier | modifier le code]

CITP 8324 Conducteurs de poids lourds et de camions
CNTP-S H711 Conducteurs/conductrices de camions
FAP J343 Conducteurs routiers
INS 634 Autres conducteurs de véhicules à moteur (sauf autobus)
PCS 218a Transporteurs indépendants routiers et fluviaux, de 0 à 9 salariés

641a Conducteurs routiers et grands routiers (salariés)

ROME N4101 Conducteur/conductrice de transport de marchandises (réseau routier)

Métiers apparentés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]