Châteauneuf-de-Galaure

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Châteauneuf-de-Galaure
Vue générale de Châteauneuf-de-Galaure
Vue générale de Châteauneuf-de-Galaure
Blason de Châteauneuf-de-Galaure
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Communauté de communes de la Galaure
Maire
Mandat
Alain Mabilon
2008-2014
Code postal 26330
Code commune 26083
Démographie
Gentilé Castelneuvois(es)[1]
Population
municipale
1 588 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 58″ N 4° 57′ 27″ E / 45.2328, 4.9575 ()45° 13′ 58″ Nord 4° 57′ 27″ Est / 45.2328, 4.9575 ()  
Altitude Min. 222 m – Max. 393 m
Superficie 18,08 km2
Localisation

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Châteauneuf-de-Galaure

Châteauneuf-de-Galaure est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Les habitants sont les Castelneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châteauneuf-de-Galaure se situe dans la Drôme des collines, au carrefour entre la vallée du Rhône et les Chambarands. Elle se trouve à 25 kilomètres de Romans-sur-Isère et à 17 kilomètres de Saint-Vallier. Elle appartient à la vallée de la Galaure.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes de Châteauneuf-de-Galaure

Les armes de Châteauneuf-de-Galaure se blasonnent ainsi : D'azur à une fasce d'or, accompagnée en chef de deux croisettes d'argent et en pointe d'une étoile d'or..

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges antiques ont été découverts.

Le village fut, de l'époque féodale à la Révolution, une possession de deux familles dauphinoises : les Moirans puis les Montchenu. La plus ancienne mention écrite date de 1241 et provient des actes capitulaires de Vienne : Castrum Novum Supra Gualauro.

Des vestiges de château datés du XVe siècle sont encore visibles, englobés dans les bâtiments modernes du Foyer de Charité, de même le beau portail Louis XV qui commandait l'entrée du château est toujours debout.

Sous l'Ancien Régime, Châteauneuf était une communauté de la province du Dauphiné dépendant du bailliage de Saint-Marcellin pour la justice civile et du diocèse de Vienne pour les affaires religieuses.

La communauté était composée de deux paroisses : Châteauneuf et Saint-Bonnet dont Mureils était une annexe. L'église paroissiale de Châteauneuf fut vraisemblablement fort longtemps celle du couvent des cordeliers de Charrière; l'actuelle venant du XIXe siècle remplacer l'ancienne chapelle du château devenue trop exiguë.

La Révolution fait en 1790 un chef lieu de canton de Châteauneuf. Une réorganisation en 1799 réduisit son rang administratif à celui d'une simple commune du canton de Saint-Vallier dont elle dépend aujourd'hui.

Châteauneuf-de-Galaure est aussi connue comme étant le village natal de Marthe Robin, fondatrice des Foyers de Charité.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 juin 1995 René Martel    
mars 2001 mars 2008 Michel Andolfatto DVD Président de la Communauté de Communes la Galaure
mars 2008 en cours Alain Mabilon DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 588 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
959 1 044 907 1 072 1 203 1 230 1 233 1 260 1 301
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 267 1 323 1 350 1 271 1 310 1 317 1 310 1 340 1 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 271 1 222 1 233 1 164 1 148 1 107 1 076 1 158 1 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 182 1 153 1 153 1 252 1 246 1 276 1 481 1 588 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


C'est la commune de la Drôme avec le plus fort taux de population comptée à part en 2006 selon l'Insee, avec 25,1 % (497 personnes pour une population totale de 1978 habitants). Ceci est dû à la présence des internats des établissements privés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Charrière
L'église de Saint-Bonnet
L'église Saint-Jean
La ferme Robin

Le château des Montchenu, construit aux XIe ou XIIe siècle situé sur la hauteur du village, aujourd'hui occupé par le Foyer de Charité. Sont visibles les piles du portail du XVe et quelques machicoulis. Il fut le cadre d'une belle histoire romantique : Imbert de Bathernay, favori et confident de Louis XI, aperçut la belle Georgette de Montchenu sur la terrasse du château et en tomba amoureux. Imbert, éconduit par le père, fit enlever la belle par ses soldats et l'épousa ... avec son consentement. Dans la descendance d'Imbert et Georgette, on trouve Diane de Poitiers.

La Merlière, ferme fortifiée du XVIe siècle à la sortie du village. Elle a gardé son caractère de maison bourgeoise rurale avec ses ouvertures à meneaux et ses dépendances bien conservées. On peut remarquer le pigeonnier qui domine le « tinal » (local où l'on faisait le vin) équipé d'un pressoir et de très grandes cuves en bois d'époque, le mur de soutènement avec ses contreforts, le mur de protection et ses ouvertures d'accès à des baumes taillées sous la colline, un majestueux escalier avec balustrade et de magnifiques plafonds à la française.Les constructions sont faites de galets, molasse et chaux. L'activité de la Merlière était la polyculture avec l'élevage du mouton et du ver à soie et la viticulture.

Charrière a une église de style gothique flamboyant (XVe siècle) et son couvent (XVIe siècle). L'histoire connue débute au XIVe siècle. D'abord bénédictine (elle dépend de l'abbaye de Cluny), l'église fut cédée aux franciscains en 1456. L'édifice semble en ruine à l'époque. Ils y restèrent jusqu'à la Révolution avec l'aide financière et sécuritaire des Montchenu. L'église est dotée d'un porche gothique. Elle compte encore les restes de peinture du tympan et la porte de la fin du XVVe siècle. Si le mur Nord de l'église date d'avant 1350, elle a subi de nombreuses modifications. Avec des assises du dernier quart du XVe, la chapelle est de style gothique flamboyant. Les murs Sud et Nord sont ornés de peintures murales représentant la vie de saint François, tandis que la voûte du chœur sera achevée en 1680. L'église et le couvent qui comptait environ une quinzaine de moines furent vendus comme biens nationaux après la Révolution. Rachetée en 1833 puis réparée, l'église sera donnée à la commune. Elle servira à nouveau jusqu'en 1850, le village inaugurant sa nouvelle église. Saint Pierre de Charrière sera finalement vendu en 1906 lors de la Séparation de l'Église et de l'État, avant que la commune ne la rachète en 1993. Depuis, l'association du « Patrimoine Castelneuvois » a entrepris la restauration de l'édifice comprenant plus de 1000 mètres carré de bâtiments.

Autres :

  • Maisons construites en galets.
  • Fondations d'un donjon trouvées en 1833 sur l'emplacement de l'église actuelle, construite en 1833.
  • Église Saint-Jean du XIXe siècle.
  • À Saint Bonnet, restes d'une église détruite par les Sarrazins en 880. Cette église fut reconstruite au Xe siècle et fit partie du prieuré des Augustins. Elle fut remplacée par l'église actuelle construite en 1886 qui n'est plus utilisée actuellement pour des raisons de sécurité.
  • Le château des Rois où Charles IX dormit une nuit vers 1565.
  • La ferme Robin est la maison natale de Marthe Robin. Elle est située dans le hameau des Moillés à 2 km de Châteauneuf.
  • Le tunnel de la Galaure (2 680 mètres), utilisé pour la LGV Méditerranée

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture
  • Services aux cultures d'entreprise
  • Cantines et restaurants d'entreprise
  • Fabrication d'éléments en béton pour la construction
  • Fabrication de meubles
  • Menuiserie bois et matières plastiques
  • Restaurant
  • Centre équestre
  • Commerces

Santé[modifier | modifier le code]

  • Cabinet médical (cinq médecins)
  • Infirmières
  • Cabinet dentaire
  • Kinésithérapeutes
  • Pharmacie
  • Ambulances

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique
  • Écoles privées des foyers de charité : école primaire à Châteauneuf, collège et lycée pour les filles à Châteauneuf, collège et lycée pour les garçons à Saint-Bonnet, école privée mixte les Mandailles

Manifestations récurrentes[modifier | modifier le code]

  • Une saison à Charrière : chaque année plusieurs concerts et spectacles animent la saison estivale de l'ensemble conventuel de Charrière
  • Marché aux puces
  • Marché de Noël

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé », sur habitants.fr
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]