Chartreuse Saint-Martin de Naples

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Chartreuse Saint-Martin
Les photos de la chartreuse sur Commons
Présentation
Nom local Certosa di San Martino
Culte Catholique romain
Type Chartreuse
Début de la construction 1325
Style dominant Maniériste et baroque
Site web page sur le site du ministère
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Campanie
Ville Naples
Coordonnées 40° 50′ 36″ nord, 14° 14′ 28″ est
Géolocalisation sur la carte : Campanie
(Voir situation sur carte : Campanie)
Chartreuse Saint-Martin
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Chartreuse Saint-Martin

La chartreuse Saint-Martin (en italien : Certosa di San Martino) est un ancien monastère de chartreux situé à Naples, en position panoramique à la limite de la colline de Vomero. Il abrite de nos jours le musée national San Martino qui offre un choix intéressant de l'art et de l'histoire de Naples entre les XVIIe et XIXe siècles.

Le site est facilement accessible par le funiculaire de Montesanto.

Histoire[modifier | modifier le code]

La chartreuse Saint-Martin de Naples est fondée sur la colline dominée par le fort Saint-Elme en 1325 par le duc Charles de Calabre et terminée par son père, le roi Robert d'Anjou, et sa fille, la reine Jeanne Ire. La communauté s’installe en 1337, l’église est consacrée en 1368. Une bulle pontificale de Martin V, datée de 1420, la réunit avec la communauté de la chartreuse de Guillonèse, trop pauvre.

La peste éprouve gravement la maison en 1528.

Au XVIIe siècle, les prieurs de cette très riche maison en font un monument célèbre.

Après la proclamation de la république de Naples en 1799, la chartreuse est supprimée par les occupants français en 1800, restituée par le roi Ferdinand IV en 1804 puis à nouveau supprimée par le roi Joseph Bonaparte en 1806. Ferdinand II la rétablit légalement en 1831, effectivement en 1836.

En 1866, la chartreuse est incamérée par le gouvernement italien, devient propriété de l'État italien, et est transformée en musée consacré à l'art et l'histoire de Naples. Une petite communauté s’y maintenant seule jusqu’en 1921.

Architecture[modifier | modifier le code]

Du XVIe au XVIIIe siècle, les plus grands artistes de l'époque, de nombreux architectes, dont Tino di Camaino et Cosimo Fanzago, travaillèrent à sa construction. Remaniée à plusieurs reprises et refaite au XVIIe siècle selon les canons du typique baroque napolitain, la chartreuse se compose d'une église à nef unique, splendidement décorée et ornée de fresques, d'un grand cloître et du dénommé « cloître des Procurateurs », tous deux du XVIe siècle.

Moines célèbres[modifier | modifier le code]

Prieurs
  • ...
  • 1393 : Matteo de Tito fondateur de la chartreuse Saint-Nicolas de Chiaromonte[1].
  • ...
  • Lumbolo (†1572), élevé par Jeanne d'Aragon, la mère de Charles-Quint, prieur, puis convisiteur de la province de Lombardie[2]
  • 1579 : Andreu ou André Capella (1529-†1609), né à Valence en 1529, entre chez les jésuites, maître des novices et recteur du collège de sa ville natale. Il fait profession à la chartreuse de Scala Dei en 1570. Il est prieur de Porta Cœli en 1574, de Scala Dei en 1575, du Paular en 1576, de Naples en 1579, de Milan en 1581, et à nouveau de Scala Dei en 1584. Chargé par le roi de la réforme des bénédictins et des chanoines réguliers d’Espagne, il est nommé évêque d’Urgell en 1588.
  • ...
  • Sévère Turboli, entreprend les grands travaux d'agrandissement et d'embellisement au début du XVIIe siècle[3].
  • ...
  • ?-1668 : Andrea Cancelleri (1600-†1668), né à Naples en 1600, profès de Naples le 11 novembre 1617, successivement prieur de Padula et de Naples et visiteur de la province de Saint-Bruno, mort en charge le 2 février 1668.
  • ...
  • 1851-1859 : Raphael Gioannangeli (1800-†1871), Nicolo en religion, né à Campoli, profès de Trisulti le 11 juin 1821, nommé procureur général en 1850, puis prieur de Naples en 1851, déposé sur ses instances en 1859, revient à Trisulti, comme procureur.
  • 1859-1863 : François de l’Assomption Ferreira di Mathos (1803-†1865), né à Lisbonne, il fait profession à la chartreuse voisine le 15 août 1825, élu prieur de Florence en 1842, visiteur de Toscane en 1843, prieur de Trisulti en 1846, à nouveau prieur de Florence et visiteur en 1848, procureur général en 1851, prieur de Naples en 1859 et de Padula en 1863, mort en charge [4].
Supérieurs
  • 1916-1919 : Stanislas Autore (1853-†1920)
  • 1919-1922 : Ambroise Bérard (1861-†1939)

Œuvres réalisées à la chartreuse de Naples[modifier | modifier le code]

Fresques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Les collections du musée di San Martino[modifier | modifier le code]

Le Quarto del Priore[modifier | modifier le code]

Triptyque de Jean Bourdichon (v. 1500)

Section historique[modifier | modifier le code]

  • La Tavola Strozzi : représente une des premières vues de Naples.
  • Œuvres de Micco Spadaro : La Révolte de Masaniello (1647) et la Piazza del mercatello (1656).

Les crèches[modifier | modifier le code]

L'art napolitain du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Valentino Vitale, « Il complesso monastico di San Nicola in Valle (Francavilla in Sinni, PZ). Nascita e sviluppo di una certosa », VIII Congresso nazionale di archeologia medievale, vol. 2, no III,‎ , p. 212 (lire en ligne, consulté le 16 avril 2020).
  2. L'Université catholique, 15/05/1901 sur Gallica.
  3. Anselme Dimier, Les Moines bâtisseurs, Paris, .
  4. Augustin Devaux (traduction du portugais et commentaires), « Ferreira de Mathos, François, Mémoires 1820-1863 », Analecta Cartusiana, Salzbourg, vol. 152, no 1,‎ , 134 p.
  5. Nouvelle biographie générale, 1854-1866 sur Gallica.
  6. Dictionnaire des noms propres, 1876-1879 sur Gallica.
  7. a et b Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Larousse, 1866-1877 sur Gallica.
  8. Inventaire des dessins, photographies et gravures relatifs à l'histoire générale de l'art, 1895 sur Gallica.
  9. Le Bernin / par Marcel Reymond, 1911 sur Gallica.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Luigi Angelini, Le migliori pitture della Certosa di Napoli [« Les meilleures peintures de la chartreuse de Naples (Guido Reni, Ribera, L. Giordano) »], Naples, Tipog. Trani, , 18 planches (notice BnF no FRBNF40341142).
  • F. A. Lefebvre, Saint Bruno et l’Ordre des chartreux, t. 2, Paris, Librairie catholique internationale, , 682 p. (lire en ligne [PDF]), p. 285.
  • (la) Carolo Le Couteulx, Annales ordinis Cartusiensis, vol. V-VII, Montreuil-sur-Mer, 1887-1891, vol. V : p. 256, 260 et 463-468 ; vol. VI : p. 84, 140, 146 ; vol. VII : p. 381.
  • Augustin Devaux et Van Dijck, Nouvelle Bibliographie Cartusienne : Cartusiana, Grande Chartreuse, 2005, Maisons de l'Ordre, , 785 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :