Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chartreuse Notre-Dame-des-Prés
Image illustrative de l'article Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil
Présentation
Culte Catholique romain
Type Chartreuse
Début de la construction 1325
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Ville Neuville-sous-Montreuil
Coordonnées 50° 28′ nord, 1° 47′ est

La Chartreuse Notre-Dame-des-Prés est un monastère fondée en 1325 par le comte de Boulogne[1] pour l'ordre des Chartreux. Dissous au moment de la Révolution française, le lieu devient sous la Belle Époque, un sanatorium et une résidence d'artistes.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1325, la Chartreuse Notre-Dame-des-Prés est fondée soit par Robert III, comte de Boulogne[2], soit par Robert VI[3] — les sources restent incertaines. De 1539 à 1571 la chartreuse subit les attaques des Impériaux. En 1584 les Huguenots envahissent et dévastent la Chartreuse[4]. Elle se trouve au centre des guerres de Religion.

Le 6 octobre 1767, Benoît Joseph Labre est rejeté après quelques mois dans la communauté de la Chartreuse de Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil[5]. Il a été béatifié en 1860 et canonisé le 8 décembre 1881 par le pape Léon XIII.

Le 11 décembre 1790 à la suite de la Révolution, les biens de l'Église sont nationalisés et mis en adjudication. La ferme nommée La Parthe, à Bazinghen, appartenant aux chartreux et estimée à 70 800 francs est adjugée à ce prix[6]. Après une nouvelle destruction causée par la Guerre franco-prussienne, l'architecte hesdinois Clovis Normand entreprend la reconstruction en s'appuyant sur la structure initiale du site : les travaux s'étalent de 1872 à 1875.

Les chartreux, durant cette période faste, ont une activité intense d'imprimerie et un fonds important de bibliothèque est constitué. En 1901, à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État les chartreux sont expulsés. Ils s'exilent en Angleterre à l'abbaye de Parkminster — rejoignant la Chartreuse Saint-Hugues-de-Lincoln fondée en 1873 et située dans le Sussex. Ils emportent leur bibliothèque et ils s'y trouvent toujours. L'imprimerie est entreposée chez les camilliens de Tournai[7],[8].

Vers 1905, Victor Morel, député-maire de Campagne-les-Hesdin transforme la chartreuse en un hospice, un sanatorium puis en en hôpital avec un phalanstère, ouvert aux artistes et destiné aux ouvriers et employés[9]. Son ami Jules Rais fonde avec quelques amis écrivains le comité de la Clairière qui se réunit la première fois le 9 avril 1908 sous la présidence de Jules Renard. Les activités artistiques cessent en 1912, mais le lieu fonctionne en tant qu'hôpital jusqu'en 1997.

En 2000 les sœurs de Bethléem l'achètent pour 3,5 millions de francs. La vente est annulée à cause du mérule qui attaque la charpente.

Désormais revendu, un nouvel avenir lui est destiné. Une SCI formée par un architecte François Pin et un entrepreneur Maxime Rinaldi avec sept autres investisseurs privés en font l'acquisition.

  • L'association de la Chartreuse de Neuville est créée en 2008 et actuellement présidée par Hervé Knecht.
  • Le 15 août 2011, dans le cadre des Rencontres Musicales, La Chartreuse de Neuville accueille l'Atelier Cosi Fan Tutte. Les plus belles pages de l’opéra de Mozart seront mises en scène par Sir Jonathan Miller. Parrainés par la Fondation Royaumont, les deux actes du célèbre « dramma giocoso » seront interprétés par un ensemble de 6 jeunes interprètes talentueux, sélectionnés parmi 80 candidats issus des quatre coins de l’Europe.

Description[modifier | modifier le code]

Wikitext.svg
La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (janvier 2017).
Découvrez comment la « wikifier ».

Ancienne chartreuse Notre-Dame-des-Prés Ensemble de l'ancienne chartreuse, à savoir : allée d'accès, mur d'enceinte, sol de la cour d'honneur, sol du petit et du grand cloître, sol de l'ancien cimetière, sol de l'ancien potager ; façades et toitures : du parloir et de la chapelle extérieure, du bâtiment d'entrée avec les ailes accolées, des bâtiments encadrant la cour d'honneur (galerie des étrangers, ancienne boulangerie et ancienne imprimerie au Nord, quartier des hôtes et appartement de l'évêque au Sud), de la chapelle de famille, du réfectoire des pères, des frères et des cuisines, de la salle du chapitre, des galeries du grand cloître entourées des vingt-quatre enclos monastiques et de la cellule du prieur ; église avec ses vitraux et son mobilier, chapelle Nord formant sacristie à double étage avec son escalier, bibliothèque et salle du trésor (au premier étage au-dessus de la salle du chapitre), cellule de chartreux (reconstituée) située au Nord et portant la lettre U (cad. AI 2 à 11, 14) : inscription par arrêté du 28 décembre 1993

Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • site officiel [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. La Voix du Nord du 5 juillet 2009
  2. page 161 Tome premier - Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-calais - par M.Harbaville - imprimé à Arras Chez Topino, libraire Rue saint-Aubert en 1862 - archive de bibliothéca Bodelana -numérisé par Google Books-
  3. Gazette du Nord Pas-de-Calais du 26 janvier 2010 page 17
  4. Page 97 - Le Nord-Pas-deCalais:Vu du ciel Par Mathieu, franck Mulliez - 2006 - numérisé par Google Books
  5. Des vagabonds aux S.D.F -Par Marie-thérése Avon-Soletti- Publication de l'université de Saint-Etienne - Numérisé par Google Books
  6. Page 201 tome premier - Précis de l'Histoire physique,civile et politique, de la ville de Boulogne-sur mer depuis les morins jusqu'en 1814 par P.-J.-B. Bertrand, imprimé à Boulogne en 1828 - archive de Bibliothéca Bodliana - numérisé par Google Books
  7. Le Grand Exil des congrégations religieuses françaises, 1901-1914, par Patrick Cabanel, Jean-Dominique Durand, date ?
  8. J. Thirion, En exil. Les congrégations françaises hors de France, 1903.
  9. « Le phalanstère de Neuville-sous-Montreuil. Une résidence d’artistes à la Belle Époque », dans les Archives départementales du Pas-de-Calais, cote 1 J 544/01.
  10. Page 137 - Les maisons des Chartreux par Jean-pierre Aniel - numérisé par Google Books