Association de tennis de table de Chartres

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Chartres ASTT
Généralités
Nom complet Association sportive de tennis de table de Chartres
Surnoms l'ASTT
Fondation 2003
Statut professionnel Depuis 2007
Couleurs Bleu et noir
Salle Complexe sportif Christian-Rosskopf
Championnat actuel Pro A 2017-2018
Président Drapeau : France Loïc Bréhu
Entraîneur Drapeau : Roumanie Calin Toma
Site web www.chartres-astt.fr
Palmarès principal
National[note 1] Pro A (4)
International[note 1] ETTU Cup (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Dernière mise à jour : 13 septembre 2017.

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Le club est basé à Chartres.

L'Association sportive de tennis de table de Chartres est un club de tennis de table basé à Chartres, fondé en 2003 et qui évolue en Pro A depuis la saison 2009-2010.

Il remporte quatre titres de champion de France (2012, 2013, 2014 et 2017) et joue la finale de la Ligue des champions 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts et montée en Pro A (2003-2010)[modifier | modifier le code]

L'ASTT Chartres est issu d'une fusion imposée par la municipalité chartraine entre les clubs de l'« ASEG Chartres » et le « Chartres TT »[note 2] en 2003[E 1]. Le club est fondé par deux passionnés : Loïc Bréhu, PDG du groupe Lorillard spécialisé dans la fabrication de fenêtres et ancien joueur de niveau régional, associé au premier édile de la ville, Jean-Pierre Gorges, lui-même pratiquant acharné dans sa jeunesse et maire de la ville. « Chartres a eu longtemps deux clubs historiques qui se tiraient dans les pattes et ne perçaient pas, raconte l’élu. Un jour, avec Loïc, on s’est décidés à lancer un seul club avec des objectifs élevés »[1]. Bréhu est président de l'ASTT qui débute en Nationale 3 (D5) pour la saison 2003-2004[2],[E 1].

Le club vit alors une ascension fulgurante vers les sommets, quatre montées en sept saisons pour atteindre le championnat de Pro A en 2009, avec un titre de champion de Pro B dans la poche[2],[E 1]. En janvier 2009, alors qu'il est déjà lancé vers la Pro A, le club frappe une première fois sur le marché des transferts en engageant Damien Éloi, un des français les plus côtés du moment[E 2]. Sébastien Jover fait déjà partie de l'équipe cette saison-là[E 1].

Pour sa première saison dans l’élite (2009-2010), le jeune club eurélien termine à une modeste huitième place malgré l'arrivée de Gao Ning (21e mondial) et la présence d'Éloi[2],[E 3]. Régulièrement, la salle Rosskopf fait le plein[E 3]. L'ASTT obtient son maintien avec cinq points d'avance sur le premier relégué[E 3]. Jover, en fin de contrat, est remplacé par Pär Gerell[E 3]. Cette huitième place est suffisante pour disputer l’ETTU Cup 2010-2011, la « petite » coupe d’Europe[E 3]. Grâce au classement de ses joueurs, le club est tête de série n°1 de cette compétition et son président affirme : « Au complet, on peut viser le dernier carré »[E 3],[2].

Roi de France et favori européen (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Complexe sportif Christian Rosskopf.

Lors de la saison 2010-2011, le club eurélien devient l'opposant numéro 1 du Levallois SC TT mais doit se contenter de la seconde place[E 3]. Une frustration effacée par la victoire en Coupe d'Europe sur ce même adversaire[E 3]. Au match aller à Chartres, les locaux s'inclinent 3-1[E 3]. Au retour, à la surprise générale, ils s'offrent leur premier titre majeur (3-0)[3],[E 3]. L'ASTT Chartres devient alors le sixième club français à remporter une compétition européenne et ramène la dixième victoire en Coupe d'Europe du tennis de table français.

Alors que Levallois choisit de dissoudre sa section au printemps 2011[E 3], la troupe de Toma reprend le flambeau et installe son hégémonie sur le championnat[E 4]. À la suite de sa deuxième place en championnat, le club dispute sa première Ligue des Champions et est classé tête de série n°3 derrière les deux derniers finalistes de l'édition 2011 : le Borussia Düsseldorf et le TTC Orenbourg. L'ASTT Chartres est éliminée par le futur vainqueur de la compétition et dernier finaliste : Orenbourg[E 4]. Avec une équipe d'internationale renforcée par Robert Gardos et un budget proche du demi-million d'euros, l'ASTT emporte tout sur son passage en France, ne concédant aucune défaite en Pro A[note 3],[E 4].

En Pro A 2012-2013, le club conserve son titre après une lutte intense avec l'AS Pontoise-Cergy TT. En Ligue des champions, le club atteint à nouveau les demi-finales où il rencontre le Borussia Düsseldorf au palmarès conséquent[E 4]. Chartres réussit l'exploit d'éliminer les allemands aux sets-average 3-1, 1-3 (11-5, 5-9) et devient le dixième club différent à parvenir en finale de la Ligue des champions de tennis de table où il est opposé au grand favori TTC Orenbourg, tenant du titre qui les a éliminé de peu en demi-finale l'année précédente[E 4]. À l'aller, en France devant les caméras de Sport +, les Euréliens s'inclinent 3-1, les obligeant à un exploit dans l'Oural[E 4]. Chose que réalise les Chartrains au match retour, ils battent à la surprise générale des russes crispés 3-1[E 5]. Mais, les Russes l'emportent aux points-average[E 5]. Les Français marquent quatre points de moins que leur adversaire, pour ce qui devient la finale la plus serrée de l'histoire du tennis de table toutes Coupes d'Europe hommes et femmes confondus.

En décembre 2013, alors qu'il a écrasé la phase de poule, favori en Ligue des champions et en tête de Pro A, la Fédération européenne (ETTU) exclu l'ASTT Chartres de la compétition[E 5]. Selon l’instance continentale, Gao Ning (n°20 mondial) aurait disputé des matches de Ligue chinoise[E 5]. Or, les textes interdisent de prendre part à plusieurs championnats[4],[E 5]. Malgré un appel[5] et de nouveaux éléments apportés au dossier, la commission de discipline ne revient pas sur sa décision[E 5],[6]. Le quatuor entrainé par Calin Toma reste solide jusqu'au bout de la saison et devient champion de France de Pro A 2014, à une journée de la fin du championnat, pour la 3e fois d'affilée[7],[E 5].

Pour la saison 2014-2015 de Ligue des champions, l'ASTT se hisse pour la 3e fois en quatre ans jusqu'en demi-finale[E 5]. Dominé à domicile lors du premier match contre le Borussia Düsseldorf (1-3), Chartres ne parvient pas à inverser la tendance en Allemagne[8],[E 5]. En Pro A, les Chartrains ne sont pas champions, une première depuis quatre saisons. Ils terminent second ex-æquo avec GV Hennebont TT[note 4] derrière l'AS Pontoise-Cergy TT[E 5].

Durant l'été 2015, un nouveau directeur sportif arrive à l'ASTT Chartres. Emmanuel Rassouw occupe auparavant le poste de coach de l'équipe de France féminine et de celle de Marly-le-Roi (Pro B)[9]. Ning est un temps sur la sellette mais finalement conservé[10] tandis qu'Éloi n'est pas prolongé[E 5]. Le Portugais João Monteiro et l'espoir français Alexandre Robinot intègre le club[E 5],[11]. La saison 2015-2016 est encore un échec avec un place de vice-champion, encore derrière Pontoise, et une élimination en quart-de-finale en coupe d'Europe.

En 2016-2017, les pongistes de Chartres ASTT regoute au titre de champion de France, gagné devant SS La Romagne lors de l'avant-dernière journée de Pro A. Chartres, leader de bout en bout de la saison, succède à Pontoise-Cergy et décroche sa quatrième couronne après celles de 2012, 2013 et 2014. Il devient le sixième club le plus titré sur la scène nationale, encore loin derrière Levallois (17)[12]. En Ligue des champions, l'ASTT est élimé en quart-de-finale par Sarrebrück[13].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Titres et trophées[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'ASTT Chartres
National International

Bilan par saison[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Coupe d'Europe Entraineur
Division Class. Pts MJ V N D Pp Pc Diff Nom Résultat
...
1974-1975 N2 (D2) 4e 28 pts 14 7 7
...
1997-1998 N1 (D2)
...
2003-2004 N3 (D5)
...
2006-2007 N1 (D3) n.c.
2007-2008 Pro B 8e 27 pts 16 3 5 8 37 49 -12 TT Intercup demi-finale
2008-2009 Pro B Champion 46 pts 18 12 4 2 62 31 +31 - -
2009-2010 Pro A 8e 34 pts 18 5 6 7 46 52 -6 - -
2010-2011 Pro A 2e 44 pts 18 11 4 3 60 37 +23 ETTU Cup Vainqueur Drapeau : Roumanie Calin Toma
2011-2012 Pro A Champion 51 pts 18 15 3 0 69 21 +48 LDC demi-finale
2012-2013 Pro A Champion 50 pts 18 16 0 2 68 21 +47 LDC Finaliste
2013-2014 Pro A Champion 52 pts 18 16 2 0 70 20 +50 LDC exclu
2014-2015 Pro A 3e 43 pts 18 10 5 3 60 39 +21 LDC demi-finale
2015-2016 Pro A 2e 44 pts 18 11 4 3 61 32 +29 LDC quart-de-finale
2016-2017 Pro A Champion 46 pts 18 15 - 3 46 27 +19 LDC quart-de-finale

Structures du club[modifier | modifier le code]

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

En 2012-2013, le club a un budget de 600 000 €[1].

En 2015, le président Loïc Bréhu déclare « La crise économique est passée par là, reprend. Pour aller loin en Ligue des champions, il faut minimum 500 000 euros de budget. Beaucoup ne peuvent plus suivre »[14].

En 2016, après avoir payé un rappel de près de 90 000 € pour les années 2009 à 2011, Chartres ASTT est à nouveau repris par le fisc. Cette fois, c'est la période 2012 à 2014 qui est concernée et la somme due se monte à 150 000 €. Le président Bréhu dédramatise : « Il n'y aura aucune répercussion. C'est 50 000 € par saison sur un budget de 700 000 », dont 550 000 € de subventions des collectivités. « On a procédé par omission[note 5]. On pourrait prendre toute une batterie d'avocats, mais on va laisser filer et on va changer notre manière de fonctionner », reprend Loïc Bréhu[15].

Pour la saison 2016-2017, l'ASTT dispose d'un budget un peu moins conséquent, environ 650 000 €, dû à la suppression d'une subvention départementale de 36 000 €[15].

Saison 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017
Budget  ? 600 000 €  ?  ?  ? 650 000 €

Salle Rosskopf[modifier | modifier le code]

Entrée du complexe sportif Christian Rosskopf.

L'ASTT évolue au complexe Rosskopf. Celui-ci comprend, entre autres, une salle de tennis de table de 479 m². Mis en service en 1994, la salle comprend 320 places en tribune permettant de recevoir les compétitions internationales.

De plus, la structure contient un terrain de football en accès libre, une salle omnisports et un dojo/salle d'arts martiaux.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Anciens joueurs[modifier | modifier le code]

Équipe 2016-2017[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Chartres TT évolue en seconde division dans les années 1970.
  3. Entre septembre 2011 et mai 2014, les Chartrains ne concèdent que 2 défaites en Pro A.
  4. Hennebont devance Chartres suite aux confrontations directes : match nul à Chartres puis victoire à domicilie d'Hennebont.
  5. Les impôts en question, réclamés par les autorités fiscales, sont la taxe sur les salaires et la retenue à la source pour les joueurs étrangers. « La taxe sur les salaires, on aurait dû la payer. Pour la retenue à la source, c'est un vrai serpent de mer, la législation fiscale n'est pas très claire. Il y a des accords binationaux entre pays, malheureusement, le fisc refuse de savoir que nos joueurs étrangers ont payé leurs impôts dans leurs pays. Ils veulent qu'on paie aussi. Il faudrait qu'on aille se faire rembourser en Autriche et en Suède. Dans la réalité, c'est très compliqué », reprend Loïc Bréhu.

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Gérald Massé & Romain Léger, Les Exploits des sportifs d'Eure-et-Loir : 1965-2015, Dreux, Antipodes, , 336 p. (ISBN 978-2-9553628-0-8)

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le mariage d’amour de Chartres avec le tennis de table », sur la-croix.com, (consulté le 20 septembre 2017)
  2. a, b, c et d « Chartres grandit vite », sur lequipe.fr, (consulté le 21 mai 2015)
  3. « Chartres renverse tout », sur lequipe.fr, (consulté le 21 mai 2015)
  4. « Chartres ASTT exclu de la Ligue des champions de tennis de table », sur lechorepublicain.fr,
  5. « Chartres ASTT demande sa réintégration dans la Ligue des champions de tennis de table », sur lechorepublicain.fr,
  6. « L'exclusion de Chartres ASTT de la Ligue des champions de tennis de table confirmée », sur lechorepublicain.fr,
  7. « Chartres ASTT champion de France pour la troisième fois consécutive », sur lechorepublicain.fr,
  8. « Pas de miracle pour Chartres », sur fftt.com, (consulté le 19 mai 2015)
  9. « L'ASTT Chartres a un nouveau directeur sportif », sur intensite.net, (consulté le 24 juin 2015)
  10. « Finalement, Gao Ning va rester ! », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 28 mai 2015)
  11. « Tennis de table : deux recrues à Chartres ASTT », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 21 mai 2015)
  12. « Chartres ASTT champion de France », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 13 septembre 2017)
  13. « Pontoise-Cergy dans le dernier carré », sur fftt.com, (consulté le 13 septembre 2017)
  14. « Tennis de table / Chartres ASTT - Düsseldorf (All), vendredi », sur lechorepublicain.fr,
  15. a et b « Redressement fiscal : « Un épiphénomène » », sur lechorepublicain.fr,