Charmes-sur-l'Herbasse

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Charmes-sur-l'Herbasse
Charmes-sur-l'Herbasse
Charmes-sur-l'Herbasse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Drôme des collines
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Herbasse
Maire
Mandat
Fernand Pellat
2014-2020
Code postal 26260
Code commune 26077
Démographie
Gentilé Charmois
Population
municipale
930 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 57″ nord, 5° 01′ 01″ est
Altitude 251 m (min. : 224 m) (max. : 426 m)
Superficie 12,84 km2
Localisation

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Charmes-sur-l'Herbasse

Charmes-sur-l'Herbasse est une commune française située dans le département de la Drôme et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Charmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charmes-sur-l'Herbasse est située dans la drôme des collines, à environ 25 kilomètres au nord de Valence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l’an 1000, les terres de Charmes étaient possédées par le chanoine « Prémencus » de Saint-Barnard de Romans. À l’emplacement actuel du château, il fit dresser une tour en bois et une enceinte qui offraient leur protection aux habitants.

Les seigneurs de Nerpol qui vécurent à Charmes entre 1160 et 1300 firent bâtir le château actuel dans lequel ils incorporèrent le donjon bâti au siècle précédent. Les armes de cette famille sont sculptées dans la pierre sur la façade méridionale du château. En 1340, Aymare de Nerpol, fille d’Arthaud épouse Jordan II de Bathernay. Leur fils Joachim, qui épousa en 1387 Agnès de Chavannes, hérita de son grand-père Arthaud de Nerpol, en 1406, du château de Charmes.

Le fils de Joachim appelé Arthaud comme son arrière-grand-père, lui succéda. Il épousa Catherine de Gaste, de Peyrins, dont il eut douze enfants. Le seigneur Arthaud était particulièrement remarqué pour ses qualités chevaleresques et guerrières.

À Arthaud de Bathernay succéda son fils Imbert le 28 avril 1462. Imbert de Bathernay dut sa prodigieuse fortune à la rencontre qu’il fit près du château un certain jour de son adolescence avec le Dauphin, futur Louis XI, qui passait par là.

Le Dauphin invita le jeune Imbert à venir le trouver dans son château de Peyrins pour s’occuper de ses services de fauconnerie et de vénerie (dressage de chiens de chasse). Imbert participant à tous les divertissements du Dauphin, était son meilleur compagnon, dans les expéditions de chasses qu’il entreprenait à travers la forêt de Bayanne, celle des Chambarands, ou celles du Diois ou du Vercors. Il était aussi celui qui supportait patiemment la mauvaise humeur de son Maître quand il fallait rentrer fourbus, sans avoir pu débusquer l’ours, le sanglier ou le loup. Mais, surtout, pour le Dauphin, il était devenu un auxiliaire précieux. Il lui confiait des missions secrètes d’espionnage et d’intrigues, car Imbert était aussi rusé et dénué de scrupules que le futur Louis XI. Imbert de Bathernay fut sans conteste le favori de Louis XI lequel sut le récompenser royalement. Il comble donc Imbert de ses faveurs, de dons, de revenus en fiefs, en terres, en châteaux. Le fils cadet du modeste Seigneur Arthaud de Bathernay reçut les titres de Seigneur de Charmes et Margès, Baron de Bouchage, Seigneur d’Ornacieux, Morestel, Brangues, Charpey, Colombier, Saint-Laurent, Vaugris, Auberives, Baron d’Anthon, Comte de Fézensac, Seigneur de Peyrins, de Beaumont-Monteux, de Faramans, de Montrésor, de Bridoré, de Moulins, Chambellan du Roi et Gouverneur du Mont Saint-Michel.

Imbert de Bathernay épouse Georgette fille de Falques de Montchenu le 25 avril 1463. Ils eurent quatre enfants, dont une fille Jeanne, qui, mariée à Jean de Poitiers, Seigneur de Saint-Vallier, fut la mère de « Diane », qui exerça sur François Ier et Henri II, une influence si connue.

Ainsi pendant sa longue vie - il mourut en 1523 – Imbert de Bathernay était demeuré l’un des conseillers les plus influents, les plus écoutés, comme les plus fidèles de Louis XI, Charles VIII et Louis XII qui l’envoyèrent en mission à Saluces, à Milan, en Guyenne, en Artois, en Bretagne, en Allemagne … et en Espagne. François Ier le chargea de l’éducation de ses enfants.

À la mort d’Imbert, son petit-fils René lui succéda dans la plupart de ses biens. René qui avait épousé Isabeau de Savoie, fille bâtarde de René de Savoie, Grand Maître de France, eut plusieurs enfants. Il maria sa fille Françoise à François d’Ailly, Vidame d’Amiens. Elle hérita de Charmes. Le vitrail qui éclaire l’escalier intérieur du château unit les écussons du Dauphiné et de la Savoie. Il fut sans doute placé là par René de Bathernay pour illustrer son mariage.

Le , Françoise d’Ailly vendit à Antoine d’Hostun, Sénéchal de Lyon, les châteaux et juridictions de Charmes, Saint-Donat, Margès et Bren.

Le nouveau seigneur connaissait bien le pays. Il venait de prendre une part importante aux guerres de religion en Dauphiné où il s’était fait remarquer autant par ses combats que par ses interventions de conciliation au parlement de Grenoble. En récompense de ses services, il fut nommé maréchal de camp des armées du roi, le . Il n’habita guère sous le toit des Bathernay, pas plus que son fils Balthazar et son petit-fils Roger qui lui succédèrent, bien que ces derniers aient porté le titre de baron de Charmes. Roger d’Hostun vendit le château.

Le nouvel acquéreur, déjà propriétaire du domaine de Champos, hérité de sa mère, Bonne de Costaing, était Jacques Coste, chevalier-conseiller au parlement de Grenoble. Ami de Fouquet, le futur surintendant des finances de Louis XIV. En novembre 1652, Jacques Coste obtint l’érection de Charmes en comté. Le comté comprenait les terres de Saint-Donat, Bren, Bathernay, Saint-Mury et Margès. Le château de charmes, si longtemps négligé fut restauré et aménagé par ses soins. C’est à lui que l’on doit la décoration dans l'oratoire où l’on voit encore ses armes accolées à celles de sa femme Françoise de Simiane.

Devise du comte Coste : Sustentant lilia turres (« Les tours soutiennent les lys »).

Vue du blason.
Le blason se trouvant dans la chapelle du château.

La mère de Jacques Coste, Bonne de Costaing, avait fondé le couvent des Clarisses de Romans. C’est là qu’il fut inhumé en 1676. Sa femme se retira dans ce monastère jusqu’à sa mort, dix ans plus tard.

Le château de Charmes passa alors à son gendre : Jacques Béranger de Gua puis en 1776 aux Chabrières de la Roche, de Peyrins qui furent ses derniers seigneurs[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Fernand Pellat[2] DVD[3] Agriculteur à la retraite, grand père d'une personne connue du Poët dans les Hautes-Alpes[réf. souhaitée]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 930 habitants, en augmentation de 4,38 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539 587 613 776 878 862 1 062 1 150 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 175 1 104 980 944 966 896 905 880 833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
815 778 773 647 607 598 581 559 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
497 455 449 530 631 713 838 908 930
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château féodal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Charmes-sur-l'Herbasse.
Vue d’un château avec une tour carrée dans un parc arboré.
Le château de Charmes-sur-Herbasse.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un peuplier noir de 22 m de haut sur trouve sur la commune de Charmes-sur-l'Herbasse. Il a entre 150 et 175 ans, sa circonférence et de 9,65 m. Il s'agit de l'un des plus gros peupliers de France[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Ginot-Gonnet, Charmes notre village, .
  2. Charmes-sur-l'Herbasse sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  3. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/drome,26/charmes-sur-l-herbasse,26077/elections/presidentielle-2012/
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Jeroen Pater, Les arbres remarquables d'Europe, éditions du Rouergue, , 192 p., p. 153.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]