Charlie et la Chocolaterie (film, 2005)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le film de Tim Burton. Pour le film de Mel Stuart, voir Charlie et la Chocolaterie. Pour les articles homonymes, voir Charlie et la Chocolaterie (homonymie).
Charlie et la Chocolaterie
Description de l'image Catcf-logo.svg.

Titre original Charlie and the Chocolate Factory
Réalisation Tim Burton
Scénario John August d'après le roman de Roald Dahl[1]
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Village Roadshow Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[2]
Drapeau de l'Australie Australie[3]
Genre Comédie
Fantastique
Durée 115 minutes
Sortie 2005

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Charlie et la Chocolaterie (Charlie and the Chocolate Factory) est un film américain réalisé par Tim Burton, sorti en 2005. C'est une adaptation du roman de Roald Dahl[1], sorti en 1964.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Charlie Bucket est un petit garçon vivant avec son père, sa mère et ses quatre grands-parents dans une frêle maison en bois, près d'une chocolaterie dirigée par Willy Wonka, pour lequel la famille voue une grande admiration. Willy Wonka a pris la décision il y a fort longtemps de fermer à jamais la chocolaterie à tout visiteur suite à de nombreux espionnages dans le but de lui voler ses recettes, ce qui l'amena également à virer tous ses employés, comme le Grand-père Joe de Charlie. Un jour, Willy Wonka annonce qu'il organise un grand concours : il a placé dans cinq tablettes de chocolat distribuées à travers le monde cinq tickets d'Or. Ceux qui les trouveront gagneront alors une visite guidée de la chocolaterie ainsi qu'un approvisionnement de chocolat à vie, et un des cinq gagnants se verra offrir un cadeau spécial à la fin de la visite.

Les ventes de Wonka montent en flèche et les quatre premiers tickets sont rapidement trouvés. Les gagnants sont alors Augustus Gloop, un garçon allemand très glouton ; Veruca Salt, une fille anglaise pourrie-gâtée ; Violette Beauregard, une mâcheuse de chewing-gum arrogante ; et Mike Teavee, un garçon addict aux jeux vidéo et à la télévision et au mauvais caractère. Charlie tente à deux reprises de trouver le ticket, mais les deux barres qu'il parvient à s'acheter n'en contiennent pas. Après avoir entendu une rumeur selon laquelle le dernier ticket avait été trouvé en Russie, Charlie trouve un billet de 10 dollars dans la rue, et en profite pour s'acheter une tablette de chocolat Wonka. Au même moment, la télévision annonce que le ticket russe était un faux et Charlie découvre le véritable cinquième et dernier ticket dans sa tablette. On lui offre des masses importantes d'argent contre ce ticket, mais il décide de le garder et invite le Grand-père Joe à l'accompagner lors de la visite.

Charlie et les autres enfants sont accueillis par Willy Wonka dans la cour de la chocolaterie, puis il les emmène dans les usines. Les différents défauts des personnages amènent les quatre autres enfants à leur perte :

  • Augustus Gloop est le premier à être éliminé, aspiré par un tuyau après avoir plongé dans une rivière de chocolat par gourmandise ;
  • Violette Beauregard ensuite, après avoir insisté pour manger un chewing-gum équivalent à un repas complet pas tout à fait totalement élaboré qui la transforme en énorme myrtille ;
  • Puis Veruca Salt, qui insiste pour que son père lui achète un écureuil trieur de noix puis franchit les barrières pour aller s'en chercher un elle-même, et qui est triée par les écureuils comme une « mauvaise graine » et jetée aux détritus, comme son père ;
  • Mike Teavee enfin, qui se fait miniaturiser par une caméra de télévision conçue pour diffuser des échantillons de barres de chocolat par voie télévisuelle, déclarent que ce "teleporteur" pourrait révolutionner le monde.

Les Oompa-Loompas, les ouvriers de Wonka, chantent une morale à chacune de leurs éliminations.

Pendant la visite, des flashbacks révèlent le passé de Willy Wonka, son père, un éminent dentiste, interdisait formellement à son fils de manger des sucreries et du chocolat par rapport aux risques potentiels que cela pouvait avoir sur ses dents. Après en avoir goûté un en cachette, il est hypnotisé par les sucreries et s'enfuit pour suivre ses rêves. Quand il revint chez lui, son père et sa maison avaient disparu.

Après la visite, les quatre enfants punis ressortent de la chocolaterie avec une particularité physique dérangeante : Augustus est recouvert de chocolat ; Violette, bien que très souple, est complètement bleue ; Veruca et son père sont recouverts de détritus ; Mike Teavee a été étiré par la machine à guimauves, de sorte à ce qu'il soit géant mais extrêmement maigre. Charlie, en revanche, désigné par Willy Wonka comme l'enfant le moins pourri des cinq et comme son digne héritier, est invité à vivre et à travailler dans la chocolaterie avec lui, mais Charlie refuse d'y venir seul, car sa famille est la chose la plus importante dans sa vie.

Un an plus tard, Charlie et sa famille vivent paisiblement. Cependant, Willy Wonka est trop déprimé pour faire des sucreries comme auparavant, ainsi ses produits se vendent moins et sa compagnie fait faillite. Il rend visite à Charlie pour qu'il lui donne des conseils. Charlie décide alors d'emmener Willy Wonka se réconcilier avec son père ; il réalise alors la valeur de la famille, et son père apprend à aimer son fils pour qui il est, et pas pour ses actions. Willy Wonka autorise alors la famille de Charlie à déménager dans la chocolaterie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) sur Voxofilm[5] et selon le carton de doublage français.

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du film[modifier | modifier le code]

L'idée d'adapter au cinéma le roman de Roald Dahl a germé dans l'esprit de Tim Burton dès la fin des années 1980. Cependant Roald Dahl, déçu par l'adaptation de Mel Stuart en 1971, s'y opposa. Le projet semblait alors envolé pour Burton mais la mort de Dahl en 1990 lui permet de retenter sa chance auprès des héritiers du romancier. Il faudra pourtant attendre 1998 pour qu'un accord soit trouvé et 2003 pour que le réalisateur, aidé par ses deux derniers succès, La Planète des singes (2001) et Big Fish (2003), décide de se lancer dans cette adaptation.

Casting[modifier | modifier le code]

Jim Carrey[6],[7], Michael Keaton[6], Brad Pitt[6], Will Smith[6], Robin Williams[7], Adam Sandler[7] et Patrick Stewart[7] furent évoqués pour incarner Willy Wonka avant que le rôle ne revienne à Johnny Depp.

Un tournage gigantesque[modifier | modifier le code]

Les décors utilisés pour le film nécessitent l'ensemble des sept plates-formes des studios de Pinewood. Le grand fleuve en chocolat et sa cascade ont été remplis de 120 000 litres de chocolat. L'herbe se trouvant au même endroit a été fabriquée en sucre, permettant ainsi aux enfants de manger réellement l'herbe pendant le tournage.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Analyse du film[modifier | modifier le code]

Références cinématographiques[modifier | modifier le code]

Tim Burton ajoute des références à d'autres films notamment lors des ballets chantés et dansés par les Oompas Loompas. On reconnaît facilement Le Bal des sirènes lors de la disparition d'Augustus Gloop, Men in Black pour celle de Violet Beauregard et 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick pour celle de Mike Teavee, accompagnée par Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Il y a aussi des références au Magicien d'Oz de Victor Fleming, en particulier à la fin du film : la maison délabrée de Charlie au milieu de l'univers coloré de la chocolaterie renvoie à la maison également délabrée de Dorothy dans le pays également très coloré des Munchkins. Mais Burton fait aussi référence à sa propre œuvre, lorsque l'on voit Willy Wonka inaugurer, paire de ciseaux à la main, sa chocolaterie, évidente référence à Edward aux mains d'argent (Willy Wonka et Edward aux mains d'argent étant tous deux joués par Johnny Depp). Aussi, dans la salle des inventions juste avant que Violet ne devienne une grosse myrtille, il y a une référence au Cousin Machin, de La Famille Addams. Il y a également le thème musical de Psychose d'Alfred Hitchcock lors de la disparition de Mike Teavee.

De façon moins reconnaissable, Tim Burton affirme avoir fait une référence au film L'Homme au masque de cire d'André de Toth, sorti en 1953 et mettant en vedette Vincent Price, l'un des acteurs préféré de Burton : en effet, en voyant la scène où le musée de cire prend feu, Tim Burton aura été choqué lors de la fonte des sculptures en cire. Il essaye donc de reproduire cette scène lors du spectacle des marionnettes qui prend feu à l'entrée de la chocolaterie. Burton ajoute donc au film une touche très personnelle[8]. Autre clin d’œil non dénué d'ironie, le père dentiste de Willy est interprété par Christopher Lee, que le rôle de Dracula avait rendu célèbre.

Parodie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Différences entre le livre et le film[modifier | modifier le code]

Bien que le film soit dans l'ensemble fidèle au livre, on peut relever quelques différences :

  • Le personnage de Wilbur Wonka, dentiste antipathique et père de Willy (incarné par Christopher Lee) est une invention du film. Tous les flashbacks qui traitent de la dure enfance de Willy Wonka, et qui expliquent sa fascination pour le chocolat, et la réconciliation à la fin sont absents du roman. C'est la seule différence réellement importante entre le roman et le film.
  • Dans le livre, tous les parents des enfants (excepté Charlie) sont présents lors de la visite à la chocolaterie, alors que dans le film il n’y en a qu'un par enfant.
  • Le personnage de Willy est également différent du roman, étant petit et agité avec une barbiche dans le livre, et grand et sans barbe avec les cheveux mi-long dans le film et le teint très pâle.
  • La salle des bonbons carrés qui ont l'air d'être ronds est absente du film. Cependant, ceci est justifié car elle prend assez peu d'importance dans le roman, bien qu'elle contribue à renforcer l'étrangeté des inventions de Willy Wonka.
  • Le fait que Grand-papa Joe ait travaillé pour Willy Wonka dans le passé est aussi un ajout du film.
  • Dans le livre, Augustus sort de la chocolaterie complètement maigre, compressé par le tuyau, alors que dans le film, le physique d'Augustus n'a pas changé, mais il est rempli de chocolat, et il est sous-entendu qu'il est lui même devenu du chocolat.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Le film a fait l'objet d'une adaptation en jeu vidéo sous le titre Charlie et la Chocolaterie sur Windows, PlayStation 2, GameCube et Game Boy Advance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme directeur artistique superviseur
  2. Coproducteur
  3. Associé
  4. Comme Felicity Dahl
  5. Comme superviseur post-production

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « 1960s - Roald Dahl : Stories » [« Histoires écrites par Roald Dahl dans les années 1960 »], sur le site officiel de l'écrivain (consulté le 8 décembre 2015)
  2. « LUMIERE : Film #23720 : Charlie and the Chocolate Factory », sur lumiere.obs.coe.int (consulté le 30 septembre 2019)
  3. (en) « Charlie and the Chocolate Factory (2005) », sur BFI (consulté le 30 septembre 2019)
  4. a et b (en) « Charlie and the Chocolate Factory (2005) : Box office / business », sur IMDb
  5. « Fiche du doublage français du film » sur Voxofilm
  6. a b c et d (en) Nick Romano, « The lost roles of Brad Pitt: 10 movies the 'inglourious basterd' almost starred in », sur ifc.com, (consulté le 24 juillet 2017).
  7. a b c et d (en) Katie Baillie, « Here's what the kids from Charlie and the Chocolate look like 10 years on », sur metro.co.uk, (consulté le 24 juillet 2017).
  8. Kent1, « Les références de Charlie et la Chocolaterie », sur tim-burton.net, (consulté le 14 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]