Charles de Rougé

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Charles de Rougé
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Charles de Rougé, né le au château des Essarts, en Vendée, et mort le à Férolles-Attilly[1] est un aviateur et un inventeur français. Il est notamment l'inventeur de l'avion Élytroplan[2],[3].

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'origine bretonne, Charles de Rougé naît le 26 juillet 1892 au château familial des Essarts en Vendée. Il fait ses études à Paris (baccalauréat lettres, allemand et anglais). Il complète ses études avec un abbé passionné par la vie des insectes et en particulier l'observation des élytres. Là se situe la source des découvertes que fit plus tard Charles de Rougé[4].

De 1907 à 1909 : Au moment de l'essor de l’aviation, Charles de Rougé a seize ans et il entre en contact avec les pionniers de l'époque : Voisin, Cornu, Suzani. Dès cette époque il construit lui-même trois planeurs.

En 1912, il construit un grand biplan motorisé. À vingt ans, il présente un hélicoptère monorotor[5].

La guerre de 1914-1918[modifier | modifier le code]

Pendant la Grande Guerre, de 1915 à 1916, il quitte les cuirassiers et s'engage dans l'aviation. Il obtient son brevet de pilote au Centre école de Pau-Pont-Long. Il est affecté à l'escadrille C 3 1, sous le commandement du commandant Fabre et vole sur des Caudron G IIL puis G IV. À cette époque, il obtient la croix de guerre à la suite d'une mission qu'il effectue au-dessus du fort de la Pompelle et il entre chez Caudron comme pilote d'essai. C'est là où il fait de nombreuses observations sur les accidents dus au manque de stabilité des appareils en vol.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1919, à la fin de la guerre il quitte l'aviation, fonde un foyer. Pendant dix ans il s'occupera d'agriculture, après des études faites à l'école d'agriculture d’Angers, et à ses moments de loisirs il construit des maquettes d’expérimentation en avionique.

En 1928, Charles de Rougé découvre la « stabilisation aérienne surélevée ».

En 1930, il présente son invention au congrès de la sécurité qui se tient au Bourget sous la présidence de Louis Blériot. Il construit le premier Elytroplan, appareil motorisé doté du stabilisateur surélevé. Le 14 mars 1932, il effectue à Guyancourt un décollage réussi démontrant la stabilisation totale de l’appareil[6].

  • En 1934, il construit et effectue avec succès des vols avec un planeur le Kersaint qui suscite l'aide de Henry Farman[7].
  • En 1935, sous l'égide de la société anglaise Pollopas, il construit un deuxième Elytroplan motorisé, doté du stabilisateur Crocodile. Cet appareil qui fut piloté par Emmanuel Dormandrail effectue le 1er septembre 1936 plus de cinquante vols satisfaisants[8].

En 1937, il réalise le planeur Elytroplan à stabilisateur horizontal, en union avec son neveu Jacques de Chabrillan ainsi que Victor Bouffort et Decroix[9],[10]. Cet appareil fut caché en 1943, pendant toute la dernière guerre au château de Neuville sur Oise, et vient d'être restauré sous l’impulsion de Bertrand d’Harambure[11].

En 1938, construction de deux autres Elytroplan Bouffort Lantrès, mais du fait des événements ces appareils furent détruits en 1943.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939, Charles de Rougé est mobilisé le 1er septembre et est affecté au service du Colonel Vallée pour la réalisation d’un projectile téléguidé d’artillerie, Elytroplan, dont il réalise les deux prototypes à ses frais, (missiles à moteur). Mais ces projectiles tombèrent aux mains des occupants[réf. souhaitée].

En 1940, il, est convoqué à Paris dans les bureaux de la Luftwaffe où le Doktor Paul, chasseur de cerveaux, lui demande de venir travailler en Allemagne, ils avaient en effet étudié et enregistré tous ses brevets.[réf. souhaitée] Charles de Rougé refuse cette proposition et s'occupe alors de diriger avec Bertrand de Fraguier le Comité d'aide aux prisonniers de guerre. Ceci le mène jusqu’à la fin de la guerre.

L'après guerre[modifier | modifier le code]

En 1946, un nouvel Elytroplan est construit par l'ingénieur Lantrès pour le compte de la société Bronzavia. C'est à cette époque que fut réalisé le journal d’aéronautique L'Aile française consacré au développement des Elytroplans et aux recherches des novateurs et inventeurs non conformistes. En juin 1946, la soufflerie de Saint Maur chez Gourdon fit une série d’essais et de mesures jamais subis par un Elytroplan Il fut constaté :

  • Une bonne stabilité longitudinale,
  • Une conservation de la stabilité,
  • Une bonne stabilité au roulis,
  • Une finesse et une portance maximum en vol enfoncé.

En 1947, est construit par Bouffort et Lantrès un Elytroplan appelé Elion Bouret. On lui a attribué la paternité de l’Elytre horizontal et de l’Elytre vertical[12] Un film du vol de l'appareil le Pollopas est présenté et gardé par le National Air and Space Museum de Washington, D.C..

En 1953, il fait procéder à un arrêt-saisie au salon du Bourget de tous les appareils français à stabilisateur. Il s'ensuit de nombreux procès, cependant les constructions continuent[13]

En 1955, Elytroplan construit par la Société Fouga, Ingénieur Monsieur Payen.

En 1960, Elytroplan construit par la Société Giraud et Castex, vols jugés parfaits.

De 1960 à 1970, Charles de Rougé fit d'autres inventions :

  • Elyettes : planeurs fibres ou tractés de construction simple et légère.

Charles de Rougé s'est éteint à Férolles-Attilly près de Paris le 1er octobre 1983, à l'âge de 92 ans. Il est enterré au Cimetière du château, Les Essarts.

  • Hydroplaneurs Elytroplan.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]