Charles de Bourbon-Siciles (1938-2015)

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Charles de Bourbon-Siciles
Carlos de Borbón-Dos Sicilias
Description de l'image Defaut.svg.

Titre

Prétendant au trône des Deux-Siciles


(51 ans 8 mois et 2 jours)

Prédécesseur Alphonse de Bourbon-Siciles
Successeur Pierre de Bourbon-Siciles
Biographie
Titulature Prince de Bourbon-Siciles
« Duc de Noto »
« Duc de Calabre »
Dynastie Maison de Bourbon-Siciles
Nom de naissance Carlos María Alfonso Marcelo de Borbón-Dos Sicilias y Borbón-Parma
Naissance
Lausanne (Suisse)
Décès (à 77 ans)
Retuerta del Bullaque
Père Alphonse de Bourbon-Siciles
Mère Alice de Bourbon-Parme
Conjoint Anne d'Orléans
Enfants Cristina de Borbón-Dos Sicilias y Orléans
María Paloma de Borbón-Dos Sicilias y Orléans
Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, « duc de Calabre »
Inés de Borbón-Dos Sicilias y Orléans
Victoria de Borbón-Dos Sicilias y Orléans
Religion Catholicisme romain
Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants au trône des Deux-Siciles

Charles Marie Alphonse Marcel de Bourbon-Siciles (en espagnol Carlos María Alfonso Marcelo de Borbón-Dos Sicilias y Borbón-Parma), duc de Calabre et infant d’Espagne, né le à Lausanne et mort le à Retuerta del Bullaque[1], est le chef de la branche aînée de la Maison royale des Deux-Siciles de 1964 à 2015 et un membre de la famille royale d’Espagne.

Famille[modifier | modifier le code]

Charles de Bourbon-Deux-Siciles est le fils d'Alphonse de Bourbon-Deux-Siciles (1901-1964), duc de Calabre et infant d’Espagne, et de son épouse la princesse Alice de Bourbon-Parme.

Par son père, il est l’arrière-arrière-petit-fils du roi Ferdinand II des Deux-Siciles (1810-1859) et l'arrière-petit-fils du roi Alphonse XII d'Espagne (1857-1885). Il est également le cousin germain du roi Juan Carlos Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles naît en exil à Lausanne, onze jours après son cousin germain, le futur Juan Carlos Ier d'Espagne. Les deux enfants sont d’ailleurs largement élevés ensemble et suivent la plus grande partie de leur formation dans les mêmes institutions. Ils étudient d’abord en Suisse puis en Espagne, au collège San Isidro de Madrid, et enfin à l’université de droit. Là, don Carlos se spécialise dans les affaires financières et bancaires[2].

Après la mort de son père en 1964, le prince passe un an aux États-Unis où il complète sa formation de juriste des affaires en effectuant plusieurs stages dans de grandes banques comme la Chase Manhattan Bank de New York, la Banque nationale du Mexique et la Banque populaire péruvienne[3].

De retour en Europe, le « duc de Calabre » parvient, au prix de nombreux compromis, à obtenir la main de la princesse Anne d'Orléans, avec laquelle il est lié depuis leur première rencontre en 1961. Une querelle dynastique oppose en effet les aînés des Bourbons-Siciles aux Orléans depuis que le père de don Carlos a déclaré nulle la renonciation à la succession éventuelle à la couronne des Deux Siciles fait par son grand-père et s’est proclamé chef de la Maison royale des Deux-Siciles.

En 1964, alors âgé de 26 ans, le prince reçoit l’Ordre de la Toison d’or des mains du prétendant espagnol don Juan, comte de Barcelone.

Le , il devient officiellement infant d'Espagne, titre concédé par grâce exceptionnelle du roi Juan Carlos[4]. Charles et sa mère, la princesse Alice de Bourbon-Parme, sont donc les seules personnes, en Espagne, à jouir du prédicat d’altesse royale, en dehors des descendants du roi et du prince des Asturies.

Il partage son temps entre ses fonctions comme chef de la maison royale des Deux-Siciles, grand-maitre de l’Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges et l’ordre de Saint-Janvier, et des autres hauts fonctions en Espagne et sa propriété de La Toledana, dans la province de Ciudad Real.

Titulature et controverse[modifier | modifier le code]

À la mort de son père le et malgré l'acte de Cannes signé par son grand-père Charles de Bourbon-Siciles, Charles se déclare « duc de Calabre », « comte de Caserte » et prétendant au trône royal des Deux-Siciles. L'acte de Cannes, du , était une renonciation conditionnelle à la succession à la couronne des Deux Siciles, sujet à la pragmatique sanction de Charles III de 6 octobre 1759, acte visant la séparation des couronnes d’Espagne et des Deux-Siciles, conditions qui n’existent pas en 1900. L'acte de Cannes ne mentionne pas la dignité du chef de la famille royale, ni à la grand-maîtrise de l'Ordre constantinien de Saint-Georges, une dignité qui descend par primogéniture de la maison Farnese.

Cette proclamation est contestée par son grand-oncle de la branche cadette, le prince Rénier de Bourbon-Siciles, et par ses successeurs Ferdinand et Charles. Mais la légitimité des revendications de don Alfonso est reconnue par le comte de Barcelone et son fils Juan Carlos Ier, ex roi d’Espagne, Robert II, duc de Parme, dom Duarte, duc de Bragance, l'nfant don Jaime, « duc d’Anjou » et de Ségovie, les rois Paul et Constantin II de Grèce, le roi Simeon II de Bulgarie, et le prince Pedro Gastão de Orléans e Bragança qui ont tous accepté le collier de l’Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges de l'infant don Alfonso. L’archiduc Otto von Habsburg fut reçu par l'infant don Carlos comme chevalier de l’Ordre de Saint-Janvier et le prince héritier Aleksandar de Yougoslavie est aussi Bailli de Justice de l’Ordre constantinien.

  • 16 janvier 1938 — 7 janvier 1960 : Son Altesse royale le prince Carlos de Borbón-Dos Sicilias y Borbón-Parma
  • 7 janvier 1960 — 3 février 1964 : Son Altesse royale le « duc de Noto »
  • 3 février 1964 — 16 décembre 1994 : Son Altesse royale le « duc de Calabre », « comte de Caserte »
  • 16 décembre 1994 — 5 octobre 2015 : Son Altesse royale le « duc de Calabre », « comte de Caserte », infant d'Espagne

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le , le prince épouse à la chapelle royale Saint-Louis de Dreux la princesse Anne d'Orléans, fille d'Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France, et de sa femme la princesse franco-brésilienne Isabelle d'Orléans-Bragance.

De cette union naissent cinq enfants :

  • Cristina de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 15 mars 1966), qui épouse en 1994 Pedro López-Quesada y Fernández-Urrutia (1963), d’où deux enfants : Victoria et Pedro.
  • María Paloma de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 5 avril 1967), qui épouse en 1996 Siméon de Habsbourg-Lorraine (1958), prince impérial et archiduc d’Autriche, prince royal de Hongrie et de Bohême, d’où cinq enfants : Johannes, Ludwig, Isabel, Carlota et Philipp.
  • Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1968), duc de Noto, époux de Sofía Landaluce y Melgarejo et père de quatre garçons et trois filles :
    • Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce, duc de Capoue
    • Juan de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Pablo de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Sofía de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Blanca de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
    • Maria de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce
  • Inés de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 20 avril 1971), qui épouse en 2001 le nobile Michele Carrelli Palombi, des marquis di Raiano (1965), d'où deux filles : Teresa et Blanca
  • Victoria de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, princesse des Deux-Siciles (née à Madrid le 24 mai 1976), qui épouse en 2003 Markos Nomikos (1965), d'où quatre enfants : Anastasios, Ana, Karlos et Simeon.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est grand-croix des ordres espagnols du Mérite agricole, du Mérite militaire avec distinction blanche, et du Mérite de la Marine. Il est également grand-croix de l’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem et titulaire du cordon de l’ordre mexicain de l’Aigle aztèque[réf. nécessaire].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998, p. 251.
  3. « El Infante Don Carlos celebra hoy su setenta cumpleaños El Jefe de la Casa Real de las Dos Sicilias compagina su labor empresarial y financiera con la defensa de la naturaleza » dans ABC, le 16/01/2008.
  4. Décret royal du 16 décembre 1994.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998 (ISBN 2913211003).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]