Charles d'Albert d'Ailly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charles d'Albert d'Ailly
CharlesdAlbertdAillyNanteuil.jpg

Portrait de Charles d'Albert d'Ailly par Robert Nanteuil, 1676

Fonction
Gouverneur de Bretagne
Titre de noblesse
Duc de Chaulnes
-
Prédécesseur
Henri Louis d'Albert d'Ailly (d)
Successeur
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
Famille
Père
Autres informations
Arme
Conflit
Rennes cathédrale-façade02.jpg

blason

Blason du duc de Chaulnes sur la façade de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

Charles d’Albert d’Ailly (1625 - ), troisième fils d'Honoré d'Albert, il est duc de Chaulnes après son frère aîné, lieutenant général des armées du Roi en 1655, chevalier des ordres du Roi en 1661.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Honoré d'Albert d'Ailly, premier duc de Chaulnes, et de Charlotte Eugénie d'Ailly, Charles d’Albert d’Ailly est issu de la Maison d'Albert de Luynes. Il devient en 1653 le troisième duc de Chaulnes, après son père, puis son frère aîné. Il est aussi vidame d'Amiens, baron de Picquigny, seigneur de Raineval et de nombreuses autres terres.

Né probablement à Amiens, il reçoit le baptême en l'église Saint-Rémy de cette ville le 15 juin 1625. Il a comme parrain le duc de Buckingham , comme marraine la reine Henriette d'Angleterre[1]. Il est lieutenant de la compagnie des chevau-légers de la garde du roi en 1664, ambassadeur à Rome pour l'élection du pape Clément IX en 1667, gouverneur de Bretagne en 1670. Il retourne à Rome la même année pour l'élection du pape Clément X. Il est envoyé comme ministre plénipotentiaire du roi à Cologne en 1675.

Commandant en chef du roi en Bretagne, il ne peut endiguer la révolte du papier timbré et des bonnets rouges en 1675 et demande l'intervention des armées du roi et la punition des factieux. La violence de celles-ci lui aliène ses derniers alliés nobles bretons et lui vaut le surnom de « gros cochon », hoch lart[2], qui lui était donné publiquement par le petit peuple, ainsi que celui de "duc damné".

Saint Simon fait de lui un portrait sans concession : "Sous la corpulence, l'épaisseur, la pesanteur, la physionomie d'un bœuf, l'esprit le plus délié, le plus délicat, le plus adroit à prendre et à pousser ses avantages avec tout l'agrément et la finesse possible..." [3].

Il commande en Bretagne, lorsqu'il est nommé, pour la troisième fois, ambassadeur à Rome en 1689, à l'occasion de l'élection du pape Alexandre VIII.

Il se démet, en 1693 du gouvernement de Bretagne en faveur du comte de Toulouse, et obtient celui de Guyenne, qu'il conserve jusqu'à sa mort, arrivée à Paris, en son hôtel, place royale, aujourd'hui 9 place des Vosges, paroisse Saint Paul, le . Il est inhumé dans la collégiale Saint Martin de Picquigny, où le rejoint son épouse [4].

Eteint à sa mort, le titre de duc de Chaulnes sera recréé en 1711, en faveur d'un de ses parents.

Le duc de Chaulnes épouse le 11 avril 1655 Elisabeth Le Féron, veuve de Jacques de Stuer de Caussade, marquis de Saint Maigrin. Elle est la fille et unique héritière de Dreux Le Féron, chevalier, seigneur de Savigny, Lormoi, conseiller au Parlement de Paris, et de Barbe Servien de Montigny.

Elle meurt à Paris le 6 janvier 1699, sans enfant, et est inhumée aux côtés de son époux dans la collégiale Saint Martin de Picquigny.

Le buste du 3e duc de Chaulnes, sculpté dans le marbre par Coysevox, est au Musée du Louvre, après avoir été identifié un moment à un buste conservé au Musée de Picardie à Amiens[5].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, tome 8 - Paris, 1843.
  • Christophe Levantal, Ducs et Pairs et Duchés-Pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), 1996, Paris, Maisonneuve & Larose, p. 511-519. (ISBN 2-7068-1219-2).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mnesys visualisation », sur archives.somme.fr (consulté le 12 février 2017)
  2. hoc'h lard suivant l'orthographe contemporaine de l'Université de Rennes
  3. Yvan Christ, Jacques Silvestre de Sacy, Philippe Siguret & Jean Sadoul, Le Marais, ses hôtels, ses églises, Paris, Henri Veyrier, , 330 p., p. 47
  4. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 74 - 76
  5. Valérie Carpentier-Vanhaverbeke, La physionomie d'un bœuf et l'esprit le plus délicat - Le duc de Chaulnes par Antoine Coysevox, in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2017, n° 40, p. 18.