Charles Siclis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Charles Siclis
Portrait de de l'architecte Charles Siclis par le studio Harcourt vers 1935.jpg
Portrait de l'architecte Charles Siclis par le studio Harcourt vers 1935-1936.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Charles Siclis, né en à Paris (France) et mort en à New York (États-Unis), est un architecte et décorateur français

Biographie[modifier | modifier le code]

L'immeuble Paris-Madrid à Madrid

Charles Siclis fit ses études à l'École des beaux-arts de Paris où il a acheva sa formation en 1920 et commença sa carrière dans l'atelier de Jean-Louis Pascal. En 1925, il participa à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, en réalisant le design du pavillon et du jardin de la place de Clichy. Charles Siclis installa ses ateliers à Paris, Biarritz et Nice. Il eut une carrière internationale, en réalisant ou en modifiant des œuvres dans plusieurs pays européens (la casa Serralves à Porto, le Paris-Madrid à Madrid) et aux États-Unis, où il immigra pendant la Seconde Guerre mondiale.

Son nom est resté associé aux constructions de cinémas, de casinos et, surtout aux théâtres de style moderne art déco. Il a également créé des villas et hôtels de luxe, sur la côte basque et la Côte d'Azur, qu'il a réalisés pour le gotha. Le baron Philippe de Rothschild, son ami, fut son mécène notamment pour la construction du théâtre Saint-Georges[1] en 1928, avec ses formes géométriques améliorées, du théâtre des Mathurins[2] ou théâtre Pigalle [3] (1929), qui fut détruite et remplacée par un garage. Son travail a été remarqué avec la réalisation et décoration de cafés comme le Chiquito en 1927, le Colisée[4] en 1932, la Maison du café en 1933, le Triomphe[5] en 1934 ou le Dupont-Barbès en 1935[6], à Paris. Charles Siclis explorait des formes et des techniques modernes, radicales et novatrices à l'entre-deux-guerres et travaillait parallèlement autour des styles régionaux français.

Œuvres architecturales[modifier | modifier le code]

1926 : le "Grand Chai" de Mouton Rothschild en Gironde (long de 100m et large de 25m, un bâtiment "avant-garde" pouvant abriter jusqu'à 1000 fûts de chêne alignés sur un seul niveau), commandé par Philippe de Rothschild[7]

  • 1927 : Bar restaurant Chiquito, rue du Colisée, Paris
  • 1928 : Théâtre Saint-Georges, Paris
  • 1935 : Cinéma Paris-Soir, avenue des Ternes, Paris
  • 1935 : Galerie Anspach, Bruxelles (collaborateur : Polak architecte ingénieur)

Postérité[modifier | modifier le code]

À Saint-Symphorien, en Gironde, une maison d'habitation particulière, dite maison Siclis, réalisée entre 1934 et 1938, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2007[8].

En 2016, l'ouvrage L'Étoile filante Charles Siclis par André Tavares est publié aux éditions B2[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le théâtre Saint-Georges
  2. « Historique » [PDF], sur theatredesmathurins.com
  3. « Le Théâtre Pigalle, salle de cinéma (Cinéma 1929) », sur La Belle Equipe, (consulté le 30 janvier 2019)
  4. Le café du Colisée
  5. Joanne Vajda, « Le café parisien. Échanges de vues », Labyrinthe, no 9,‎ , p. 59–76 (ISSN 1950-6031, DOI 10.4000/labyrinthe.931, lire en ligne, consulté le 30 janvier 2019)
  6. « BARBÈS CAFÉS. AVANT TATI, LE DUPONT BARBÈS 2/2 », sur PARIS-LOUXOR (consulté le 30 janvier 2019)
  7. « Château Mouton Rothschild - Le Grand Chai », sur www.chateau-mouton-rothschild.com (consulté le 31 janvier 2019)
  8. « Inscription de la maison Siclis », notice no PA33000097, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 juillet 2014.
  9. « L'Étoile filante Charles Siclis - Editions B2 », sur editions-b2.com (consulté le 16 janvier 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les grands architectes - Siclis par Henri Hérault, Art et Médecine, n° 2,
  • Charles Siclis, son œuvre de 1929 à 1937, textes d'introduction de Jean Locquin, Robert Mallet-Stevens, Marcel Zahar, Éditions de l'architecture d’aujourd’hui, Boulogne, 1937