Charles Nuville

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Charles Marie Joseph Leon Nuville ( à Puybrun à Puybrun) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte douze victoires aériennes homologuées[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1914, alors que la guerre éclate, Charles Nuville - qui était engagé dans la réserve - est appelé pour servir en tant que sergent sous le drapeau du 83e régiment d'infanterie. Le 21 janvier 1915, il est promu au grade d'adjudant. Le 26 mars 1915, il est gravement blessé au pied au combat, ce qui lui vaudra une citation à l'ordre de l'armée. Après une longue convalescence, il est envoyé au 1er Groupe d'Aviation le . il entame une formation de pilote à Buc et Avord, et reçoit le brevet de pilote militaire no 1721 le . Il perfectionne sa formation à Pau et à Cazaux, avant d'être renvoyé au combat le . Il est intégré au sein de l'Escadrille N57, volant sur des chasseurs Nieuport, le 25 novembre 1916[1].

Nuville remporte sa première victoire aérienne le ; il en remportera un total de douze dans l'année qui suit. Toutes ces victoires à l'exception d'une seule seront partagées avec un ou plusieurs pilotes français, parmi lesquels les as Jean Fraissinet, Marius Hasdenteufel, André Petit-Delchet (en), Jean Dubois de Gennes, et Marcel Haegelen[2],[3].

Le , Nuville est nommé au grade de sous-lieutenant à titre temporaire. Cette promotion est confirmée le . Le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur [3] Le 6 novembre 1918, il est nommé à la tête de l'Escadrille 54, volant sur des SPAD. Un mois plus tard, il est promu au grade de lieutenant. À la fin de la guerre, il est décoré, en plus de la Légion d'honneur, de la Croix de Guerre française avec cinq palmes et cinq étoiles de vermeil, de la Croix de Guerre belge, et la Médaille d'argent de la valeur militaire italienne[4].

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Nuville reste dans l'armée à la fin de la guerre. En 1919, il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur. Il est encore en service lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Il y prend part avec le grade de lieutenant-colonel commandant la 5e Escadre de chasse. Il prend sa retraite en 1945[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman L. R. Franks et Frank W. Bailey, Over the front : a complete record of the fighter aces and units of the United States and French Air Services, 1914-1918, London, Grub Street,‎ , 228 p. (ISBN 978-0-948-81754-0 et 0-948-81754-2, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Over the front, p. 199
  2. a et b Over the front, p. 200
  3. a et b http://www.theaerodrome.com/aces/france/nuville.php Consulté le 22 juillet 2010.
  4. Over the front, p. 199–200