Charles Nicolas Beauvais de Préau

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Charles Nicolas Beauvais de Préau
Fonctions
Député de la Seine

(1 an et 15 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député du tiers état

(1 an, 6 mois et 13 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Orléans (Loiret)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Montpellier (Hérault)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Montagne
Profession Médecin
Juge de paix
députés de la Seine

Charles Nicolas Beauvais de Préau, né à Orléans, le , mort à Montpellier, le est un médecin français qui a joué un rôle politique mineur à l'époque de la Révolution Française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin à l'Hôtel-Dieu et à l'hôpital de Saint-Sulpice (fondé par Mme Necker) sous l'Ancien Régime, il est électeur du tiers état en 1789.Il est nommé ensuite juge de paix de sa section, celle de la Croix-rouge (section du Bonnet-Rouge). En 1791, il est élu député à l'Assemblée législative par le département de la Seine. En 1792, il est réélu député de la Convention nationale par le département de la Seine. Lors du procès de Louis XVI en janvier 1793, il vote pour la mort du roi.

Député insignifiant, il est envoyé en mission avec Pierre Marie Baille dans le Var, il est resté célèbre pour son inaction à Toulon en mai 1793, où avec Pierre Marie Baille, il hésite entre les différents partis tout en laissant s'accroître l'insurrection et les mauvais traitements infligés aux soutiens du gouvernement de la Terreur. Le 3 juin 1793, Charles Nicolas Beauvais de Préau quitte Toulon avec son collègue pour se rendre à Nice. Mais le 18 juillet 1793, ils commettent l'imprudence de revenir à Toulon où une insurrection royaliste avait pris le pouvoir, supplantant une première insurrection girondine. Pierre Marie Baille jugea nécessaire de mettre fin à ses jours en se pendant dans sa cellule. Charles Nicolas Beauvais de Préau fut emprisonné durant quatre mois et fut libéré lors la reprise de Toulon par les révolutionnaires montagnards (qui avaient fait appel à Napoléon Bonaparte). La santé du prisonnier s'était gravement détériorée par suite des mauvais traitements que lui avaient fait subir ses gardiens. Elle était si déplorable qu'il ne put se rendre à Paris. On le transporte à Montpellier où il mourut le 8 germinal an II (28 mars 1794).

Postérité[modifier | modifier le code]

La municipalité de cette ville décide que « le corps du martyr de la liberté serait brûlé au milieu d'une pompe civique et que ses cendres recueillies dans une urne seraient envoyées à la Convention ». (Extrait du discours prononcé à cette occasion par le président du district de Montpellier ; Paré).

Apret, fit don à la Convention du buste de cire de Charles Nicolas Beauvais de Préau, celle-ci le plaça dans la salle des séances et adopta ses deux enfants.

Son fils, Charles Théodore Beauvais de Préau (08/11/1772 - 18/04/1830) fut général des armées de la République et de l'Empire et devint écrivain à la Restauration. Il fut le rédacteur du volumineux ouvrage "Victoires et Conquêtes des armées françaises".

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Publications de Beauvais de Préau, conservées à la Médiathèque d'Orléans