Charles Ledoux (boxe anglaise)

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Charles Ledoux
Image illustrative de l’article Charles Ledoux (boxe anglaise)
Charles Ledoux en 1910
Fiche d’identité
Nom complet Charles Ledoux
Surnom Little Apache
Nationalité Drapeau de la France France
Date de naissance
Lieu de naissance Pougues-les-Eaux, Nièvre
Date de décès (à 74 ans)
Taille 1,54 m (5 1)
Catégorie Poids coqs et poids plumes
Palmarès
  Professionnel
Carrière 1909 - 1926
Combats 138
Victoires 103
Victoires par KO 85
Défaites 29
Matchs nuls 6
Titres professionnels Champion d'Europe poids plumes (1924)

Champion de France poids plumes (1924)

Champion d'Europe poids coqs (1912-1914, 1919-1921, 1922-1923)

Champion de France poids coqs (1911-1924)
Dernière mise à jour : 29 avril 2017

Charles Ledoux est un boxeur français né le à Pougues-les-Eaux dans la Nièvre et mort le . Champion de France et d'Europe en poids coqs et en poids plumes, il est l'un des premiers boxeurs professionnels français à combattre à l'étranger. Détendeur du record de victoires obtenues avant la limite, il est membre de l'International Boxing Hall of Fame depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Ledoux naît le à Pougues-les-Eaux dans la Nièvre[1]. Il arrive dans la capitale française, à Paris, à l'âge de 13 ans[2]. Apprenti cuisinier au restaurant Soufflet, il est intéressé par la lutte et se voit présenter l'Association Sportive de la Boucherie, club de lutte dans lequel il passe ses ceintures et bras roulés sous le nom de Charles le Boucher[1],[2],[3]. Âgé de quinze ans, pesant 45 kilos, il participe aux championnats de lutte de la Boucherie dans la catégorie des poids légers (65 kilos)[2]. Il s'illustre par plusieurs bonnes performances ; il termine deux fois deuxième et deux fois troisième[2].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Le 11 mai 1912, le boxeur français Charles Ledoux se tient debout, bouteille à la main, à côté d'une femme portant un chien.
Cuisinier, Charles Ledoux abandonne son métier pour se consacrer à la boxe anglaise vers 1912.

Lors d'une compétition de lutte, Charles Ledoux rencontre Henri Piet, venu regarder un ami[2]. Sous l'influence de Piet, le jeune athlète commence à fréquenter les salles de boxe[1],[2],[3]. Habitué à lutter contre des adversaires plus lourds que lui, il fait rapidement preuve d'une grande force en boxe anglaise[2]. Charles Ledoux passe professionnel en 1909 et effectue ses débuts aux Arènes de boxe de l'avenue de Choisy[2],[3]. Lors de son premier combat, il fait tomber au sol son adversaire d'un swing maladroit du poing droit[2]. Ledoux se fait remarquer en montant dix-neuf fois sur le ring cette année-là, la plupart du temps des novices de deuxième ou troisième catégorie, affichant un prometteur bilan de dix-sept victoires par KO, une victoire aux points contre Georges Gaillard et une défaite aux points contre Georges Carpentier[1]. Il acquiert une certaine notoriété dans la capitale jusqu'à attirer l'attention des dirigeants du Wonderland[2]. La multiplication des victoires avant la limite lui vaut le surnom de « knockout »Après qu'il ait battu tous les boxeurs français de sa catégorie, il se voit offrir de prestigieuses rencontres contre des boxeurs britanniques[1],[2]. Ledoux connait sa première défaite avant la limite en 1910, abandonnant dans le quatrième round au Cirque de Paris contre le champion d'Angleterre Bill Ladbury (en)[1].

Champion international d'avant-guerre (1911-1914)[modifier | modifier le code]

Photographie du match de boxe entre Charles Ledoux et Digger Stanley à Dieppe le 23 juin 1912.
À Dieppe, Charles Ledoux prend sa revanche et envoie Digger Stanley (en) au sol pour prendre le titre de champion d'Europe.

Ledoux devient champion de France des poids coqs en 1911 après sa victoire aux points contre Charles Legrand. À la fin du mois de , le nouveau champion de France surprend le monde de la boxe en battant l'ancien champion du monde Joe Bowker, grand favori du combat[4]. Après des débuts hésitants, Ledoux prend le dessus sur son adversaire à partir de la huitième reprise jusqu'à l'envoyer au sol à cinq occasions dans le dixième round, obligeant l'arbitre à arrêter le combat[4].

Battu le par Digger Stanley (en) pour le titre européen de la catégorie[5], « Charlot » prend sa revanche à Dieppe deux mois plus tard. Tête d'affiche de la première soirée d'un grand meeting dieppois de boxe organisé sur deux jours aux Magasins Généraux, le champion de France retrouve le champion d'Angleterre et d'Europe[6]. Face à un adversaire plus technique et plus habile, Ledoux fonce tête baissée, bagarreur, forçant les corps à corps[6]. Ce pressing constant épuise l'Anglais et alors que le rythme du combat ralentit dans la septième reprise, Ledoux mène une accélération décisive qui lui permet d'envoyer au tapis Stanley, qui, bouche ensanglantée, ne se relève pas[6].

En , devant un public nombreux venu à la salle Wagram, Charles Ledoux conserve son titre de champion de France des poids coqs en écrasant Georges Gaillard sous des séries de coups[7]. Constamment offensif, le petit boxeur multiple les charges jusqu'à terminer d'un double crocher à l'estomac qui plie le prétendant au titre. Présent au bord du ring, Billy Papke dit de lui : « Ce petit bonhomme est absolument fantastique et je le crois capable d'être opposé, avec chance de succès, à Johnny Coulon lui-même »[7].

En et , Ledoux affronte le débutant George Burns cinq fois de suite et le bat avant la limite à chaque reprise jusqu'à le battre en seulement douze secondes à Aix-les-Bains[8]. Charles Ledoux défend avec succès son titre européen le suivant aux dépens de Georges Gaillard et le conserve jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Fort de ces victoires en Europe, Ledoux part en Amérique pour défier le champion du monde Johnny Coulon mais celui-ci refuse de l'affronter[9].

Le , Charles Ledoux retrouve Johnny Hughes pour la troisième confrontation entre les deux hommes[10]. À Cardiff, le champion français met au sol son adversaire au sol d'un crochet du gauche à la mâchoire, s'imposant comme le meilleur boxeur européens des poids coqs[10].

Fantassin (1914-1919)[modifier | modifier le code]

Tout au long de la Première Guerre mondiale, Charles Ledoux reste fantassin alors que de nombreuses célébrités sportives préfèrent avoir leur place dans l'aviation. Sergent, il connaît le front et n'est pas blessé[11].

Confirmation après-guerre (1919-1922)[modifier | modifier le code]

La carrière de Charles Ledoux est ainsi mise en parenthèse quatre années durant. Il conservera toutefois son titre de champion de France des poids coqs jusqu'en 1924, battu alors par André Routis, et sera à nouveau champion d'Europe entre 1919 et 1921 puis en 1922 et 1923.

Champion d'Europe incontesté[modifier | modifier le code]

Le , Charles Ledoux est opposé à l'Anglais Tommy Noble (en) au Cirque de Paris pour son premier grand test d'après-guerre[12]. Sans faire preuve de toute la puissance montrée avant la Grande Guerre, le Français multiplie les enchaînements, parfois maladroitement, jusqu'à déborder son adversaire[13]. Touchant, touché, débordé puis renversant, Ledoux met l'Anglais à terre dans la dixième reprise[13]. Après qu'il se soit relevé après un premier décompte de huit secondes, le champion français l'enchaîne et l'oblige à mettre à nouveau un genou au sol[13]. Alors que la foule exprime sa joie, l'Anglais reprend son souffle jusqu'à la controverse, l'arbitre le déclarant hors combat dans le tumulte quand bien même Noble argue s'être relevé au compte de neuf[13].

Le , le champion de France, toujours invaincu après-guerre, voyage à Londres pour affronter le champion anglais Jim Driscoll. Après une première partie de combat difficile, maîtrisée tactiquement et techniquement par Driscoll, jusqu'à aller à terre au quatorzième round, Ledoux inverse le combat d'un coup à l'estomac dans la reprise suivante[14],[15]. Dès lors, le Français enchaîne les enchaînements à la face jusqu'à provoquer le jet de l'éponge du coin adverse à l'entame du round suivant[14],[15]. Par cette victoire, il met fin à la carrière d'une grande figure de la boxe anglaise[16].

En , Charles Ledoux affronte l'ancien champion du monde canadien Johnny Coulon au Cirque de Paris[17]. Dans un combat considéré par les deux hommes comme la « demi-finale du championnat du monde », Ledoux domine son adversaire, le met au tapis à trois reprises pour neuf secondes dans la troisième reprise avant de conclure dans le sixième round[17],[18],[19]. Dans L'Auto, Géo Lefèvre le décrit comme un « destructeur » et Léon Sée loue la différence de puissance du Français[18].

Trois mois plus tard, Ledoux confirme sa place dans la hiérarchie mondiale en mettant Jim Higgins (en) hors combat à l'extérieur, au Holland Park Hall, pour conserver son titre de champion d'Europe des poids coqs[20]. Après une lutte intense contre l'athlète écossais découvert dans les mines du Lanarkshire, Ledoux place une droite décisive dans le onzième round[21].

Tournée américaine[modifier | modifier le code]

En , Ledoux est opposé à Pete Herman à La Nouvelle-Orléans pour le titre de champion du monde. Les compte-rendus français du combats sont confus ; car si sa défaite est officielle, il est fait part d'une nette domination technique et tactique du Français[22]. La controverse fait titrer sur la première page du quotidien Le Petit Journal : « Le Noble Art de Boxe est à réglementer : Comment on est champion ? Charles Ledoux devrait être actuellement champion du monde de sa catégorie »[23].

Au retour de sa tournée américaine, Ledoux est battu aux points en Angleterre par Tommy Harrison (en) dans un combat une nouvelle fois controversé[24],[25]. L'arbitre anglais est critiqué pour sa partialité, avertissant régulièrement et uniquement le Français pour coups bas, bien que la défaite du boxeur français ne soit pas volée[25]. Ce revers est expliqué et justifié par la fatigue du boxeur[25]. La revanche proposée est immédiatement acceptée par Harrison[25]. La dépêche de Londres fait été de la perte du titre de champion d'Europe mais le règlement de la fédération fait état de la nécessité de défier le détenteur et que la pesée se soit tenue dans l'après-midi du combat[24].

Le , devant une importante foule rassemblée au Vélodrome d'Hiver, Charles Ledoux retrouve Eugène Criqui dans une confrontation attendue depuis plusieurs années[26],[27]. Après seulement 83 secondes de combat, Ledoux est mis knock-out d'un puissant crochet du droit de Criqui[27].

En avril, il prend sa revanche contre Harrison à Liverpool par une décision aux points au terme d'un combat de vingt rounds[28]. En octobre, la belle à Londres tourne de nouveau en sa faveur, il contraint Harrison à l'abandon dans la dix-huitième reprise[29].

Fin de carrière à bout de souffle (1922-1924)[modifier | modifier le code]

En , Charles Ledoux affronte le champion belge Michel Montreil pour le titre européen des poids coqs. Après avoir failli gagner dans le premier round, le Français fait traîner le combat jusqu'au onzième round dans lequel son adversaire, épuisé, abandonne[30].

En , Ledoux perd son titre de champion de France des poids coqs contre le jeune André Routis après une rude bataille de vingt reprises dans laquelle aucun des deux combattants français n'a réussi à faire de nette différence[31]. Débordé par la fougue de son adversaire, fatigué en fin de combat, Charles Ledoux est annoncé battu et perd son titre d'une légère différence de points[31]. À l'annonce de la décision arbitrale, le champion déchu pleure son chagrin et ne veut pas quitter le ring[31]. Consolé par l'acclamation populaire des spectateurs, il revient annoncer un combat contre Mascart sans pouvoir retenir ses larmes[31].

Le , « Charlot » réalise l'un de ses derniers exploits sportifs en battant Edouard Mascart pour conquérir les titres de champion de France et d'Europe des poids plumes. Cela lui permet d'affronter l'Américain Abe Goldstein pour le gain du titre mondial de la catégorie le à New-York[32]. Battu aux points, il met un terme à sa carrière en 1926 sur un bilan de 103 victoires, 29 défaites et 6 matchs nuls.

En 1925, Ledoux est nommé conseiller municipal de Pougues-les-Eaux[33].

Style et personnalité[modifier | modifier le code]

Charles Ledoux est un boxeur petit et trapu, il mesure 1,53 m et son poids de forme est 53 kg[1]. Large de tronc, jambes fines, il est considéré comme un batailleur doté d'un punch formidable pour sa catégorie de poids[1]. L'un de ses atouts est sa condition physique, qu'il entretient par des exercices de gymnastique aux jardins des Tuileries le matin et deux séances hebdomadaires de musculation en plus de ses entraîneurs à la boxe[3].

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Charles Ledoux est honoré à titre posthume par l'International Boxing Hall of Fame en 2014[34].

Liste des combats professionnels[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif
0 combats 0 victoires 0 défaites
Avant la limite 0 0
Sur décision 0 0
Type de décision possible : KOTKO (KO technique) • UD (décision aux points unanime) • MD (décision aux points majoritaire) • SD (décision aux points partagée) • D (match nul) • NC (sans décision) • RTD (abandon)
Résultat Record Adversaire Type Round Date Lieu Notes
Défaite ? Drapeau de l'Espagne Young Ciclone PTS 10 Drapeau de l'Espagne Teatro Circo Olympia, Barcelone [35]
Défaite ? Drapeau de la France Kid Francis PTS 12 Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris [36]
Victoire ? Drapeau de la France Marcel Crédeville KO 3 (10) Drapeau de la France Olympia, Dijon [37]
Victoire ? Drapeau de la France Paul Marignan KO 3 (10) Drapeau de la France Cirque municipal, Troyes [38]
Défaite ? Drapeau de la France Édouard Mascart PTS 20 Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris [39]
Victoire ? Drapeau de la France Julien Couleaud KO 3 (12) Drapeau de la France Montceau-les-Mines
Défaite ? Drapeau des États-Unis Abe Goldstein UD 15 Drapeau des États-Unis Metropolitan Velodrome, New York Titre de champion du monde NYSAC des poids coqs en jeu[32].
Défaite ? Drapeau des États-Unis Charley Holman PTS 10 Drapeau des États-Unis Sportland Heights Arena, Berwyn Heights
Sans décision ? Drapeau des États-Unis Johnny Curtin NC 12 Drapeau des États-Unis Playgrounds Stadium, West New York [note 1]
Sans décision ? Drapeau des États-Unis Ernie Goozeman NC 10 Drapeau des États-Unis Sager's Arena, Aurora [note 1]
Victoire ? Drapeau de la France Édouard Mascart PTS 20 Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris Titre de champion d'Europe EBU et de France des poids plumes en jeu.
Défaite ? Drapeau de la France André Routis PTS 20 Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris Titre de champion de France des poids coqs en titre[31].
Défaite ? Drapeau du Royaume-Uni Harry Lake (en) PTS 20 Drapeau du Royaume-Uni Royal Albert Hall, Kensington Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu[40].
Victoire ? Drapeau de la France André Routis PTS 15 Drapeau de la France Stade Buffalo, Montrouge Titre de champion d'Europe EBU et de France des poids coqs en jeu[41].
Victoire ? Drapeau de la France Pierre Calloir PTS 10 Drapeau de la France Luna Park, Lyon [42]
Victoire ? Drapeau de la Belgique Michel Montreuil TKO 11 (20) Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu[30].
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni George French TKO 3 (15) Drapeau de la France Ring de Paris, Paris
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Tommy Harrison TKO 18 (20) Drapeau du Royaume-Uni Palais de Danse, Hanley Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu.
Victoire ? Drapeau de la France Benny Thomas DQ 8 (15) Drapeau de la France Stade Buffalo, Montrouge
Victoire ? Drapeau de la Suisse Christian Gempeler TKO 5 (12) Drapeau de la France Royan
Victoire ? Drapeau de la France André Routis PTS 15 Drapeau du Maroc Casablanca Titre de champion de France et d'Europe EBU des poids coqs en jeu.
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Tommy Harrison PTS 20 Drapeau du Royaume-Uni Palais de Danse, Hanley Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu.
Défaite ? Drapeau de la France Eugène Criqui KO 1 (15) Drapeau de la France Velodrome d'Hiver, Paris
Défaite ? Drapeau du Royaume-Uni Tommy Harrison PTS 20 Drapeau du Royaume-Uni Palais de Danse, Hanley
Sans décision ? Drapeau des États-Unis Pete Herman NC 10 Drapeau des États-Unis Louisiana Auditorium, Nouvelle-Orléans
Sans décision ? Drapeau des États-Unis Danny Kramer NC 8 Drapeau des États-Unis Shibe Park, Philadelphie
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Jim Driscoll RTD 16 (20) Drapeau du Royaume-Uni National Sporting Club, Covent Garden [14],[15]
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Tommy Noble KO 10 (20) Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris [13]
Victoire ? Drapeau de la France Eugène Criqui TKO 12 (20) Drapeau de la France Élysée Montmartre, Paris
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Johnny Hughes KO 7 (20) Drapeau du Royaume-Uni Cardiff Rink, Cardiff [10]
Victoire ? Drapeau de la France Marcel Lepreux KO 11 (20) Drapeau de la France Élysée Montmartre, Paris Titre de champion de France des poids coqs en jeu[43]
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Sid Smith RTD 6 (20) Drapeau de la France Élysée Montmartre, Paris [44].
Victoire ? Drapeau de la France Robert Dastillon KO 6 (20) Drapeau de la France Cirque de Paris, Paris Titre de champion d'Europe EBU et de France des poids coqs en jeu[45].
Victoire ? Drapeau de la Belgique Arthur Wyns KO 6 (15) Drapeau de la France Élysée-Montmartre, Paris Titre de champion d'Europe EBU et de France des poids coqs en jeu[46].
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Digger Stanley (en) KO 7 (20) Drapeau de la France Grand Hall des Magasins Généraux, Dieppe Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu[6].
Victoire ? Drapeau de la France Georges Gaillard KO 11 (20) Drapeau de la France Salle Wagram, Paris Titre de champion de France des poids coqs en jeu[7].
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Jack Kid Greenstock KO 8 (10) Drapeau de la France Wonderland, Paris [47]
Défaite ? Drapeau du Royaume-Uni Digger Stanley (en) PTS 20 Drapeau du Royaume-Uni National Sporting Club, Covent Garden Titre de champion d'Europe EBU des poids coqs en jeu[5].
Défaite ? Drapeau de la France Georges Gaillard PTS 10 Drapeau de la France Salle Wagram, Paris [48]
Victoire ? Drapeau des États-Unis Eddie Stanton KO 3 (10) Drapeau de la France Élysée Montmartre, Paris
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Joe Bowker TKO 10 (15) Drapeau du Royaume-Uni National Sporting Club, Covent Garden [4]
Victoire ? Drapeau de la France Georges Gaillard PTS 6 Drapeau de la France Tivoli Boxing-Hall, Paris [49]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Au début du XXe siècle, les deux boxeurs pouvaient s'entendre ou étaient contraints par la loi, à ce qu'aucune décision ne soit rendue si les deux combattants sont debout à la fin du combat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h « Le Français Charles Ledoux qui fut pendant de longues années champion de France et d'Europe : Après s'être retiré du ring, le fameux pugiliste fut élu maire de Pougues-les-Eaux », Le Réveil du Nord,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  2. a b c d e f g h i j et k Henry Dispan, « Nos boxeurs — Charles "knockout" Ledoux : Cuisinier, boxeur et frappeur redoutable, Charles Ledoux est un des concurrents sérieux au titre de Champion du monde poids-bantam », La Culture physique,‎ , p. 875-877 (lire en ligne).
  3. a b c et d Charles Ledoux, « L'entraînement d'un cuisinier boxeur : Le petit champion de France, Charles Ledoux, nous raconte aujourd'hui comment il peut concilier ses fonctions de cuisinier avec l'entraînement pour la boxe », La Vie au Grand Air, no 691,‎ , p. 818-819 (lire en ligne).
  4. a b et c « Comment Ledoux a battu Joe Bowker », L'Auto, no 4125,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  5. a et b « Ledoux battu aux points », L'Auto, no 4208,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  6. a b c et d Léon Manaud, « Encore un Français champion d'Europe : Ledoux vainqueur de Digger Stanley par knock-out », L'Auto, no 4270,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  7. a b et c « Ledoux conserve son titre : Après un magnifique combat, Ledoux contraint Gaillard à se retirer, absolument épuisé », L'Auto, no 4248,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  8. Domenge, « Marcel Moreau disqualifié : Frank Klaus s'est montré supérieur à son adversaire. — Ledoux et Badoud font de courtes apparitions. — Le grand combat ne tint pas ce qu'il promettait. », L'Auto, no 4348,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  9. Charles Ledoux, « Mes plus durs combats », La Vie au Grand Air, no 852,‎ , p. 14-15 (lire en ligne).
  10. a b et c « Ledoux est invincible », La Vie au Grand Air, no 817,‎ , p. 431 (lire en ligne).
  11. « Les plus grandes émotions sportives et militaires », La Vie au Grand Air, no 841,‎ , p. 27 (lire en ligne).
  12. « Une belle bataille : Notre champion d'Europe, Charles Ledoux, va livrer ce soir un des plus beaux combats de sa carrière. », L'Auto, no 6824,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  13. a b c d et e « Tommy Noble est compté "out" au 10e round mais le champion anglais prétend ne pas avoir entendu le compte des secondes : Charles Ledoux se montre batailleur extraordinaire », L'Auto, no 6825,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  14. a b et c « Ledoux vainqueur de Driscoll : Ledoux triomphe, à Londres, du champion anglais Driscoll, qui abandonne au seizième round », L'Auto, no 6906,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  15. a b et c Daniel Cousin, « A travers toutes les plates-bandes : Sportivité anglais », La Presse, no 5091,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  16. Nat Fleischer, « "Charles Ledoux était de la classe des champions du monde... Il méritait d'en récolter le titre" », L'Intransigeant, no 1649,‎ , p. 7 (lire en ligne).
  17. a et b « Johnny Coulon, au mieux de sa forme, va combattre Charles Ledoux », L'Auto, no 7032,‎ , p. 1-2 (lire en ligne).
  18. a et b Géo Lefèvre, « Johnny Coulon knock-out au 6e round : L'ex-champion du monde avait été trois fois à terre, pour 9 secondes, au troisième round », L'Auto, no 7033,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  19. A. G., « Le Français Charles Ledoux bat un ancien champion du monde », Excelsior, no 3384,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  20. « Ledoux est champion d'Europe des poids coq : Il a mis Jim Higgins hors de combat au onzième round », Excelsior, no 3459,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  21. « Charles Ledoux conserve son titre : Ledoux bat le champion d'Angleterre par k.-o. au 11e round », L'Auto, no 7108,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  22. Jacques Mortane, « Le mystère de la défaite de Ledoux... et le récit de sa victoire sur Pete Herman », Le Petit Journal, no 21469,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  23. Jacques Mortane, « Le Noble Art de Boxe est à réglementer : Comment on est champion ? Charles Ledoux devrait être actuellement champion du monde de sa catégorie », Le Petit Journal, no 21426,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  24. a et b « Ledoux est battu en Angleterre », Le Matin, no 13734,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  25. a b c et d « Après la défaite de Ledoux », L'Auto, no 7621,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  26. « Le match Criqui-Ledoux : (Air connu.) », L'Auto, no 7635,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  27. a et b Daniel Cousin, « Le Match Criqui-Ledoux », Le Monde Illustré,‎ , p. 101 (lire en ligne).
  28. « Ledoux prend sa revanche sur Harrison en le battant aux points », L'Auto, no 7801,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  29. « Ledoux bat Harrison », L'Auto, no 7969,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  30. a et b Henry Decoin, « Ledoux bat Montreuil et Mascart écrase Bill Handley », L'Auto, no 8110,‎ , p. 1 et 2 (lire en ligne).
  31. a b c d et e Paul Olivier, « La défaite de Ledoux », L'Intransigeant, no 15877,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  32. a et b A. D., « Abe Goldstein bat Ledoux aux points après un combat très dur », L'Auto, no 8616,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  33. M. M., « Charles Ledoux édile », Paris-soir, no 581,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  34. (en) Biographie de Charles Ledoux sur le site de l'International Boxing Hall Of Fame (ibhof.com)
  35. André Margot, « Propos pugilistiques – Revue hebdomadaire », La Liberté, no 22563,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  36. « Kid Francis bat nettement Charles Ledoux », L'Auto, no 8943,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  37. Doyen, « Ledoux vainqueur à Dijon », L'Auto, no 8853,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  38. « Ledoux bat Marignan », L'Auto, no 8875,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  39. « Mascart bat Ledoux aux points », L'Auto, no 8740,‎ , p. 1-4 (lire en ligne).
  40. « Bugler Lake triomphe en scientifique de Charles Ledoux », L'Auto, no 8263,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  41. « Ledoux et Hobin gardent leurs titres de Champions d'Europe et Georges Carpentier redevient Champion de France », L'Auto, no 8178,‎ , p. 1-3 (lire en ligne).
  42. « Ledoux bat Calloir », L'Auto, no 8117,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  43. « Lepreux offre une admirable résistance à Ledoux : Une soirée magnifique — Buisson et Vinez font match nul et Grassi bat Mario — Le champion du monde Jack Johnson et le champion d'Europe, acclamés », L'Auto, no 4807,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  44. « Ledoux met Sid Smith knock out : Kid Davis bat péniblement Dumas. Forbab gagne à nouveau. », L'Auto, no 4758,‎ , p. 7 (lire en ligne).
  45. Georges Oudin, « Ledoux est invincible : Hier, Ledoux a surclassé Dastillon en dix rounds — Ledoux est digne du titre de champion du monde », L'Auto, no 4602,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  46. L. Manaud, « Charles Ledoux reste champion d'Europe : Une belle soirée — On refuse du monde à l'Élysée-Montmartre — Une invraisemblable cohue — La bataille a été de courte durée, mais de toute beauté », L'Auto, no 4583,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  47. L. Maertens, « Ledoux se venge de Digger Stanley en écrasant Greenstock », L'Auto, no 4220,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  48. L. Maertens, « Gaillard triomphe : Une intéressante soirée — Bonne rentrée de Marchand qui fait match nul avec Huot — Gaillard remporte une magnifique victoire sur Ledoux — Un combat merveilleux », L'Auto, no 4175,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  49. « Le carnet du sportsman », La Vie au Grand Air, no 589,‎ , p. 16 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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