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Charles-Juste de Beauvau-Craon

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Charles-Juste de Beauvau-Craon
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Charles-Juste, prince de Beauvau-Craon, maréchal de France en 1783 par Élise Bruyère, 1834.

Titres

Prince de Beauvau-Craon


(39 ans, 2 mois et 11 jours)

Prédécesseur Marc de Beauvau-Craon
Successeur Marc-Étienne de Beauvau-Craon

Fauteuil 28 de l’Académie française


(22 ans, 3 mois et 14 jours)

Prédécesseur Charles-Jean-François Hénault
Successeur Philippe-Antoine Merlin de Douai
Fonctions militaires
Grade militaire Lieutenant de cavalerie
Colonel
Brigadier
Maréchal de camp
Lieutenant général
Commandements Régiment des Gardeş Lorraines
Garde du corps du Roi
Gouvernement militaire Gouvernement de Languedoc
Gouvernement de Provence
Faits d’armes Siège de Prague
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Biographie
Titulature Prince de Beauvau-Craon
Prince du Saint-Empire
Marquis de Beauvau
Marquis de Craon
Marquis d'Haroué
Grand d'Espagne
Dynastie Maison de Beauvau 
Distinctions Chevalier des ordres du Roi
Membre de l'Académie française
Membre de l'Académie des sciences
Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Maréchal de France
Autres fonctions Secrétaire d'État à la Guerre
Naissance
Hôtel de Craon (France)
Décès (à 72 ans)
Château du Val (France)
Sépulture Cimetière Nouveau de Saint-Germain-en-Laye
Père Marc de Beauvau-Craon
Mère Anne-Marguerite de Ligniville
Conjoints Marie-Sophie-Charlotte de La Tour d'Auvergne (1745-1763)
Marie-Charlotte-Sylvie de Rohan-Chabot (1764-1793)
Enfant Anne-Louise-Marie de Beauvau-Craon
Religion Catholicisme

Signature

Signature de Charles-Juste de Beauvau-Craon

Description de cette image, également commentée ci-après

Charles-Juste de Beauvau-Craon, né en l'hôtel de Craon le et mort au château du Val le , est un aristocrate et un militaire de l'Ancien Régime. Fils de Marc de Beauvau-Craon, il lui succède comme le second prince de Beauvau-Craon, en . Il est également marquis de Beauvau, marquis de Craon et marquis d'Haroué. Membre de l'Académie française, il sera nommé maréchal de France en puis brièvement comme secrétaire d'État de la Guerre, en 1789[1].

Charles-Juste de Beauvau-Craon est né à l'hôtel de Craon le 10 septembre 1720. Il est le fils de Marc de Beauvau-Craon, premier prince de Beauvau-Craon, et d'Anne-Marguerite de Ligniville, la dame d'honneur de la duchesse de Lorraine et maîtresse du duc de lorraine Léopold Ier. Il est le treizième enfant né de l'union de ses parents et un des six qui leurs survécurent[2]. Il est ainsi un frère de la marquise de Boufflers, la maîtresse en titre du futur duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, ainsi que de la maréchale de Mirepoix, qui sera « conseillère » des favorites du roi Louis XV. Dans le duché de Lorraine, la famille est ancienne et puissante, surtout dans Lunéville[3].

Il épouse en premières noces, le , Marie-Sophie-Charlotte de La Tour d'Auvergne (1729-1763), fille d'Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, dont il a une fille :

Veuf en 1763, il épouse en secondes noces en mars 1764, Marie-Charlotte-Sylvie de Rohan-Chabot (1729-1807). Ce second mariage reste sans postérité.

Carrière militaire

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Entré comme volontaire au service de la France, il est nommé lieutenant de cavalerie le , colonel du Régiment des Gardeş de Lorraine le , et se distingue sous le maréchal de Belle-Isle au siège de Prague en 1741. Brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général le , il est nommé gouverneur de Bar-le-Duc et commande en chef les troupes envoyées en Espagne en 1762.

Il est nommé gouverneur du Languedoc le . En 1767, il s'illustre en faisant libérer les dernières prisonnières de la Tour de Constance, dont Marie Durand. C'est le moment où il est consulté par Pierre Gilbert de Voisins, qui prépare pour le roi un mémoire sur la politique à mener vis-à-vis des protestants. Il est ensuite gouverneur de Provence (1782-1790), où il sait se faire aimer des ressortissants de cette province.

Le prince de Beauvau est fait maréchal de France le 13 juin 1783. En 1789, il est secrétaire d'État à la Guerre pendant seulement cinq mois. Partisan des réformes, il n'est pas inquiété sous la Révolution, et meurt dans son lit au début de la Terreur, laissant une veuve inconsolable.

La tombe de Charles-Juste de Beauvau-Craon au cimetière nouveau de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Ses restes se trouvent de nos jours dans une tombe anonyme du nouveau cimetière de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines[4].

Autres fonctions

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Il est bailli du bailliage de Bar-le-Duc de 1778 à 1790[5].

Distinctions et honneurs

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Grand d'Espagne de première classe le , il est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit (Versailles, )[6].

Nommé à l'Académie française en alors qu'il n'a jamais rien écrit, il participe activement aux travaux académiques. Il est également membre associé de l'Académie des sciences, membre honoraire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1782) et membre des académies italiennes de l'Accademia Etrusca à Cortone (Toscane) et l'Accademia della Crusca à Florence.

Il s'entoure d'un cercle d'hommes de lettres parmi lesquels Jean Devaines, le philosophe Jean-François Marmontel, le poète Jean-François de Saint-Lambert. Le chevalier Stanislas de Boufflers, neveu du maréchal, anima longtemps son salon.

Résidences

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D'argent, à quatre lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d'or, 2 et 2.[6],[9].

Notes et références

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  1. « BEAUVAU-CRAON, Charles-Just de - Tombes Sépultures dans les cimetières et autres lieux », sur www.tombes-sepultures.com (consulté le )
  2. « Généalogie de Charles Juste DE BEAUVAU », sur Geneanet (consulté le )
  3. CMN, « La famille de Beauvau-Craon - CMN », sur www.chateau-haroue.fr (consulté le )
  4. https://www.tombes-sepultures.com/crbst_1918.html
  5. Gérard Naud et Georges J. weill, Répertoire numérique de la sous-série 2B : bailliage de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Archives départementales de la Meuse, 1968, p. 33
  6. a et b Popoff 1996, p. 97.
  7. a et b « Château du Val à Saint-Germain-en-Laye (78) », notice no IA78000051, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Guide du Patrimoine. Île-de-France, p. 636
  9. Rietstap 1884.

Pages connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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