Charles Jalabert

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Charles Jalabert
Charles Francois Jalabert.jpg
Charles Jalabert, photographie publiée par la Maison Goupil.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charles-François JalabertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Distinctions

Charles Jalabert, né le à Nîmes et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Buste de Charles Jalabert par Pierre-Nicolas Tourgueneff (copie, collection particulière).

« Jalabert Charles-François est né à Nîmes le , quoique l'état civil porte la date du [1]. »

Il est l'élève du peintre Alexandre Colin à l'école de dessin de Nîmes. Son père, trouvant qu'une carrière commerciale serait plus lucrative, l'envoie à Paris à cette fin. C'est son employeur qui l'encourage à poursuivre sa vocation. En 1839, il est admis dans l'atelier de Paul Delaroche, mais est contraint de le quitter lorsque celui-ci ferme après un bizutage tragique. Il gardera une amitié indéfectible à son professeur jusqu'à la mort de celui-ci[2]. Lauréat du deuxième prix de Rome en peinture de 1841, il ne réussit pas à obtenir le premier prix malgré trois tentatives, et part à ses frais à Rome en 1843.

De retour en France en 1847, Charles Jalabert expose au Salon de peinture et de sculpture un Virgile qui est acquis par l'État pour le musée du Luxembourg, à Paris. Il devient rapidement un artiste de renom dans la haute société parisienne, et fréquente notamment le salon d'Apollonie Sabatier. Il expose alors régulièrement au Salon des sujets religieux et historiques. À partir de 1863, il devient un peintre portraitiste de renom et travaille notamment pour la famille d'Orléans.

Jean-Léon Gérôme présenta Jalabert à l'éditeur parisien Adolphe Goupil, qui lui assura une large diffusion de son œuvre et une stabilité financière.

Charles Jalabert meurt le à son domicile parisien, rue Chaptal dans le 9e arrondissement[3].

En 1903, Émile Reinaud, ancien maire de Nîmes et époux de la nièce de Charles Jalabert, lui consacre un important ouvrage biographique primé par l'Académie française[4].

En 1904, la ville de Nîmes fait élever un monument à sa mémoire. Aujourd'hui disparu, ce monument était notamment composé d'un buste réalisé par Pierre-Nicolas Tourgueneff.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œdipe et Antigone, 1842, musée des Beaux-Arts de Marseille.
Nymphes écoutant les chants d'Orphée, 1855, Walters Art Museum de Baltimore.
Charles Jalabert par A. Bergeret & Cie.
En France
Aux États-Unis
  • Baltimore, Walters Art Museum :
    • Nymphes écoutant les chants d'Orphée, 1855, huile sur toile ;
    • Le Martyr chrétien noyé dans le Tibre, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert ;
    • Moïse sauvé des eaux, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert ;
    • Le Réveil ou Femme à l'enfant, 1863, huile sur toile ;
    • Maria Pasqua, 1863, huile sur bois.

Estampes d'après Charles Jalabert[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1847 : Virgile.
  • 1852 : Villanella ; Saint-Luc ; Portrait de M. M.
  • 1853 : Nymphes écoutant les chants d'Orphée.
  • 1863 : Marie des Abbruzes.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1981 : musée des Beaux-Arts de Nîmes, « Charles-François Jalabert (1819-1901) ».
  • 2005 : Paris, galerie Talabardon et Gautier, « Le XIXe siècle ».
  • 2012 : Paris, galerie Alexis Bordes, Galatée.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]