Charles Ingabire

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Charles Ingabire, assassiné le à Kampala, est un journaliste rwandais.

« Rescapé du génocide de 1994 »[1],[2], il travaille à Kigali pour l'hebdomadaire d'opposition Umoco, qui est par la suite interdit de publication. En 2007, il s'installa à Kampala (en Ouganda), où il travaille comme correspondant de l'hebdomadaire rwandais Umuvugizi. Il fonde en outre le site web d'informations Inyenyeri News, « très critique du gouvernement rwandais » de Paul Kagame[3]. Il obtient le statut de réfugié en Ouganda[2].

En octobre 2011, il est agressé par des hommes qui lui ordonnent de fermer son site web[3]. Après deux semaines d'hospitalisation[1], il poursuit son travail. Le 1er décembre 2011, vers deux heures du matin, il est abattu de deux balles dans l'abdomen par « de multiples assaillants » devant un bar dans la banlieue de Kampala, à l'âge de 32 ans[3],[4].

Des opposants au gouvernement mettent en rapport le meurtre d'Ingabire et ceux d'André Kagwa Rwisereka (homme politique) et Jean-Léonard Rugambage (journaliste), tous deux très critiques envers le gouvernement Kagame et assassinés en 2010[5]. Pour Human Rights Watch, cet assassinat « s’inscrit dans un schéma de répression de journalistes indépendants, de membres de partis d'opposition et de militants de la société civile au Rwanda déjà bien documenté »[2]. Le gouvernement rwandais nie toute implication, et décrit Ingabire comme un escroc échappé de prison en 2006 après avoir été condamné pour détournement de fonds[6]. Kigali affirme qu'Ingabire a également volé à des orphelins et à une organisation de survivants du génocide, et qu'il « a probablement été tué pour cette raison »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]