Charles Huber (explorateur)

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Charles Huber
Biographie
Naissance
Décès
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Activités

Auguste Hugues Charles Huber (Strasbourg, - Rabigh, ) est un explorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stèle avec dédicace au dieu Salm, Ve siècle av. J.-C., oasis de Tayma, musée du Louvre, découverte par Charles Huber
Stèl dite Stèle de Tayma, VIe siècle av. J.-C., oasis de Tayma, musée du Louvre, découverte par Charles Huber

Fils d'un cordonnier de Strasbourg, il fait des études de chimie et de médecine et effectue un premier voyage en Afrique du Nord en 1874. En 1878, il obtient une subvention de huit mille francs du ministère de l'Instruction publique pour mener une expédition de l'Arabie au Tibet par la Perse et l'Afghanistan.

Il organise son voyage à Paris et à Alger puis gagne Damas où il apprend les dialectes arabes (mai 1879). Parti de Damas le 8 avril 1880, il entre à Kaf le 17 mai et se dirige alors vers le Nefoud. Il arrive à El Djouf (en) le 26 mai et quitte la ville le 1er juin malgré les avis de tous, pour se lancer dans la traversée du désert. Le 6 juin, il est à Djouba et le 13, à Haïl. Il y demeure jusqu'à la fin de l'année 1880 et explore alors, entre autres, Buraydah, Tayma et Khaybar.

En mars 1881, il rejoint Bagdad et participe à des fouilles archéologiques à Babylone. Il revient ensuite à Damas (décembre 1881) d'où il gagne la France.

Patronné de nouveau par la commission des Missions du ministère de l'Instruction publique, il prépare en mai 1882, à Strasbourg, une nouvelle expédition. La Société de géographie de Paris le récompense aussi de sa médaille d'or.

Huber repart en mai 1883. En juin, il est à Beyrouth et en juillet à Damas qu'il quitte le 1er septembre avec dix mille francs. Après Haïl, il parvient à Djedda en mai 1884 où le gouverneur du Hedjaz le reçoit très mal. Le 30 juillet 1884, il est assassiné par deux de ses guides au nord de Djedda, près de Rabigh. C'est Aziz ben Cheikh El Haddad (fils de Cheikh El Haddad), condamné politique enfermé au bagne de Nouvelle-Calédonie, évadé en 1881, qui retrouve la dépouille de Huber ainsi que ses papiers et divers objets anciens[1]. Parmi ces objets, le musée du Louvre conserve une stèle dite Stèle de Teima et une stèle avec dédicace du dieu Salm (voir ci-contre).

Charles Huber laisse des déterminations géodésiques précises, d'importantes observations hypsométriques, des relevés météorologiques et des études géologiques, ethnographiques, archéologiques et linguistiques. Il a aussi ramené de son premier voyage des collections de poissons fossiles, d'insectes, des reptiles et des crânes.

La Société de géographie et la Société asiatique, avec le soutien d'Ernest Renan, se sont chargées en 1891 de publier la relation de son voyage.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Voyage dans l'Arabie centrale, Bulletin de la Société de géographie, 1884-1885
  • Journal d'un voyage en Arabie (1883-1884), 1891

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Numa Broc, Dictionnaire des explorateurs français du XIXe siècle, T.2, Asie, CTHS, 1992, p. 245-246 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marielle Pic, "Pierre Michalon fait parler la stèle de Teima", in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, Printemps 2019, n° 47.

Liens externes[modifier | modifier le code]