Charles Goybet

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Charles Goybet
General Charles Goybet.JPG
Charles Goybet
Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
Nationalités
Français, Royaume de Sardaigne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Charles Goybet, né le à Yenne et mort le à Yenne, était un général de division, inspecteur général du 2e arrondissement d’inspection permanente de cavalerie français. Il fut grand officier de l'ordre de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Charles-Louis Goybet né à Yenne, le 3 décembre 1825[1],[2],[3] est un membre de la famille Goybet.

Il est le fils d'Antoine Goybet, propriétaire terrien[4],syndic de Yenne sous le régime sarde[1] puis maire et conseiller d'arrondissement après la réunion à la France 1860[5] et d'Elisabeth Piollet[2], qui eurent 4 fils (Charles, Pierre, Laurent et Alexis)[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans l’armée sarde[modifier | modifier le code]

Charles Goybet intègre, à l'âge de douze ans, l'Académie royale militaire de Turin, le [1],[2],[7]. Il est le premier membre de la famille à embrasser une carrière militaire[1]. Il est promu à sa sortie de l'Académie (), alors qu'il est âgé de 22 ans, avec le grade de sous-lieutenant au régiment de Savoie-Cavalerie[2],[6],[8],[7], créé le [9].

En janvier 1845, il intègre le bataillon de chasseur francs, jusqu'en mai où il retourne dans le régiment de Savoie-Cavalerie. En septembre 1848, il devient lieutenant au même régiment[7].

Il participe aux campagnes de Lombardie, pour l'indépendance italienne, de 1848 à 1849, contre l'Autriche. Il se distingue notamment lors de la bataille de Volta, le [2], obtenant ainsi une mention honorable par décision royale[10].

Désigné comme aide de camp du général de division comte Trotti, à Chambéry, il l’accompagne en Crimée[11] (campagne de 1855 et 1856). Il se distingue au combat de Tchernaïa[11].

Il est promu capitaine le [7],[12]. Pour une période de quelques mois, d'août 1857 à septembre de l'année suivante, il est mis en expectative pour raison de santé[7]. À son rappel en activité le 5 septembre 1858, il est affecté aux Chevaux légers d'Aoste[7],[2]. Il participe ainsi à la campagne de libération de l'Italie en 1859[2]. Il assiste aux combats de Palestro et de San Martino[2]. Sa conduite lui vaut d’être nommé major des lanciers de Florence le [7],[2],[12],[6].

Le choix de la France[modifier | modifier le code]

À la suite du plébiscite organisé en avril 1860, suite au traité de Turin, sur la question de la réunion du duché de Savoie à la France, il opte, sous la pression de sa famille, pour la France[6]. Il est licencié de l'armée du Piémont le [7].

Il passe de l’armée sarde au service de son nouveau pays en étant promu le chef d’escadrons dans la cavalerie impériale[6],[13], au 4e Dragons de Lyon[7],[2]. Il est nommé lieutenant colonel le [7],[2].

Guerre franco-prussienne de 1870[modifier | modifier le code]

Il se trouve à Lille au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, le . Il en part pour se rendre à la 2e brigade de la division de cavalerie du 3e Corps (Bazaine puis de Caen), et est un des premiers à la frontière. Il combat à Borny, où son général de division est blessé et charge avec le 4e Dragon à Mars-la-Tour le . Le , il combat à Saint-Privat. Il participe à la défense de Metz.

Pour son action lors de la Bataille de Gravelotte, il est promu officier de la Légion d'Honneur par décret du , pour prendre rang à compter du [7],[2].

Il est prisonnier en Allemagne d'octobre 1870 à mai 1871.

Après la guerre de 1870[modifier | modifier le code]

De retour d’Allemagne, il réintègre son régiment. Il est promu colonel du 20e Dragons, le [7].

Le , il est promu général de brigade et nommé commandant la 1re brigade de chasseurs à cheval à Épinal[7],[2]. Il intègre ensuite la 5e Division de Cavalerie à Fontainebleau.

Le , il termine sa carrière comme général de division, inspecteur général du 2e arrondissement d’inspection permanente de cavalerie[7],[14].

Retraite[modifier | modifier le code]

Le , il est placé dans le cadre de réserve[7], après quarante-six ans de services, quatre campagnes et une citation[15]. Charles Goybet (1759-1846), négociant à Lyon légue le domaine de Volontaz à son petit neveu Charles Goybet. Il partage son temps entre son château de Volontaz reconstruit par ses soins et sa maison de Yenne[16]. Il meurt le à Yenne[2],[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de la Légion d’honneur le [7]
  • Commandeur de la Légion d’honneur le [7]
  • Officier de la Légion d'Honneur le [7]
  • Chevalier de la Légion d’honneur le [7]
  • Officier de l’Instruction publique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph René Clocher, « De la Savoie à la France, la destinée d'un grand militaire, le général de Division Charles Goybet », Le Bugey, no 97,‎ , p. 123-146 ;
  • Henri Putz, « Une éducation militaire sarde, Charles Goybet », Mémoires et Documents, vol. LXXXVIII (88),‎ , p. 7 ;
  • Henri Putz, « La vie à l'Académie royale militaire de Turin en 1838 », dans Congrès national des sociétés savantes, 85e Congrès national des sociétés savantes, Limoges, 1977, Paris, Imprimerie Nationale, , p. 135-142.
  • Henri Putz, « Une éducation militaire sarde, Charles Goybet », (compte-rendu de Jacques Lovie, communication du 13 avril 1977)
  • Henri Putz, De Chambéry à Sébastopol. Lettres de Charles Goybet, aide de camp savoyard, 1855-1856, Rouen, Imprimerie CRDP, , 75 p. ;
  • Henri Putz, « L'option d'un officier savoyard », dans Congrès national des sociétés savantes, 85e Congrès national des sociétés savantes, Chambéry-Annecy, 1960, Paris, Imprimerie Nationale, , p. 197-213 ;
  • Alfred Anthonioz (préface du général Jean-François Borson), Généraux savoyards, édition Atar, Genève, 1912, 292 pages ;
  • Livre de famille de Mariano Goybet. Œuvre enluminée consultable aux archives départementales de la Savoie (cote IJ 288), rédaction 1898-1931, 200 pages enluminées numérotées sur parchemin, CD ROM consultables ;
  • Théophile Lamathiere, Le Panthéon de la Légion d’honneur, E. Dentu, Paris, tome VIII, 1875-1911.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Putz, 1977, p. 135.
  2. a b c d e f g h i j k l m et n Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3).
  3. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 36.
  4. Putz, 1961, p. 198.
  5. Annuaire du département de la Savoie, 1869, p. 150 (lire en ligne).
  6. a b c d et e Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 291.
  7. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t Base Léonore : dossiers de la Légion d'honneur : dossier LH/1183/54 Charles Goybet
  8. Putz, 1977, p. 142.
  9. Comte Alexandre de Saluces, Histoire militaire du Piémont, 1818, p. 367.
  10. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 130.
  11. a et b Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 86, 109.
  12. a et b Putz, 1961, p. 197.
  13. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 251.
  14. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 447.
  15. Revue savoisienne, Académie florimontane, Annecy, Volumes 67 à 69, p. 133
  16. Henri Jaillard, Les Goybet de la vallée de yenne, 1964, p. 23-24