Charles Gillot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le Japon
Cet article est une ébauche concernant le Japon.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gillot.

Charles Firmin Gillot, né le à Paris et mort le dans la capitale, est un inventeur et collectionneur français. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.

Tombe de Charles Firmin Gillot (cimetière du Montparnasse)

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est surtout connu comme un grand collectionneur d'objets d’art de l’antiquité, médiévaux, islamiquesSyrie, Mamelouk, Iran — et d’Extrême-Orient et plus particulièrement les arts du Japon.

Fils de l'imprimeur et inventeur Firmin Gillot, il est lui-même à son tour imprimeur et graveur-lithographe de profession. Il ouvre en 1875 un atelier de photogravure à Paris et met au point en 1876 le procédé de la photogravure, aussi connue sous le nom de « gillotage ». Par cette technique, dont il dépose le brevet en 1877, il perfectionne l’usage de la gravure chimique inventée par son père en l'appliquant à la reproduction d’images (transfert d'une photographie sur une plaque de zinc).

De 1888 à 1891, il est directeur de publication de la revue « Le Japon artistique », dédiée aux arts du Japon et appréciée des Nabis.

La collection Charles Gillot[modifier | modifier le code]

Tsuba

La collection Gillot est caractérisée par son grand éclectisme. Principalement connue pour ses objets asiatiques, elle comprend également des antiquités islamiques - Syrie, Égypte (Mamelouk), Iran. Sa collection sera dispersée aux enchères en février 1904 à Paris dont l'expert était Samuel Bing. Cette vente fera l'objet de deux catalogues particulièrement recherchés pour les nombreuses reproductions in et hors-texte.

  • sculptures;
  • Laques ;
  • ustensiles de fumeurs ;
Inro
  • inrō ;
  • peignes et ornements de coiffure;
  • céramiques (poteries de Sanouki, Minato, Rakou);
  • bronzes archaïques du Japon et de Chine;
  • armes et armures, (sabre, ornement de sabre, tsuba) ;
  • netsuke ;
  • étoffes (soie, draperie, tissus);
  • livres illustrés ;
  • estampes ;
Le mont Fuji vu de Kanagawa, fameuse estampe d'Hokusai
  • peinture chinoise ;
  • peinture japonaise (école de Tosa, Kano).

Sa collection d'art japonais est admirée par Edmond de Goncourt, qui écrit à son sujet : « la collection japonaise la plus parfaite, la plus raffinée pour les bronzes, les fers, les bois ornementés, les laques, les poteries, tous les objets industriels, c’est la collection de Gillot ». Elle est donnée pour partie au musée du Louvre, puis transférée au musée Guimet. Le reste de ses collections est dispersé à l'hôtel Drouot à sa mort, en avril 1904. Une partie des objets est rachetée par sa famille ; ce reliquat est vendu par Christie's le 4 et le 5 mars 2008.

Contemporains[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]