Charles-François Desbureaux

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Charles François Desbureaux
Image illustrative de l'article Charles-François Desbureaux

Naissance
Reims (Marne)
Décès (à 79 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1773-1815
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur

Charles François Desbureaux, né le à Reims (Marne) et mort à Paris le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Soldat dans le régiment de la Reine-Infanterie le 20 décembre 1773, caporal le 25 mars 1774, il fait la campagne navale de 1778. Il est nommé sergent le 26 septembre 1780, fourrier en 1781, et il obtint son congé absolu le 21 avril 1784.

Élu chef de division de la garde nationale de Reims, il est chargé, lors de l'invasion de la Champagne par les armées ennemies, en mars 1792, de l'organisation et du commandement des troupes de nouvelle levée. L'activité, l'habileté qu'il déploie dans cette circonstance lui valent le grade d'adjudant-général chef de bataillon le 1er octobre de la même année. Il sert d'abord en cette qualité au camp de Châlons, et passe successivement aux armées des Ardennes, du Nord, de la Moselle et de Rhin-et-Moselle, pendant les campagnes de 1792 à l'an III.

Général de brigade le 16 août 1793, et général de division le 20 septembre 1793, il se trouve au blocus de Maubeuge, puis il prend le commandement de trois divisions destinées à l'attaque de Charleroi. Il passe ensuite avec un corps de troupes de 16 000 hommes à l'armée de la Moselle pour le blocus de Landau et à la reprise des lignes de Wissembourg. Le 4 prairial an II, il soutient la division Ambert, vivement attaquée par les Prussiens devant Kaiserslautern, arrête l'ennemi et opére sa retraite sans avoir été entamé.

Vers cette époque se forme l'armée de Sambre-et-Meuse, et le général Desbureaux reçoit l'ordre de défendre le pays compris entre la Sarre et la Moselle, de couvrir les places de Sarre-Libre et de Thionville, et de se jeter dans cette dernière place pour la défendre jusqu'à la dernière extrémité en cas de siège.

Lors de la marche de l'armée de la Moselle sur Trèves, il commande la division du centre. Il fait à l'ennemi un grand nombre de prisonniers,et emporte de vive force la batterie du pont de Consarbrück. L'armée se porte ensuite sur Mayence et passe l'hiver devant cette dernière place. Non compris dans le travail d'organisation du 25 prairial an III, il rentre dans ses foyers avec le traitement de réforme le 1er messidor suivant. Remis en activité le 5 thermidor an VII, il a alors le commandement de la 12e division militaire.

Les Vendéens ont repris les armes et Desbureaux parvient à rétablir l'ordre dans sa division, non sans avoir battu et dispersé de nombreux rassemblements d'insurgés, notamment le 12 brumaire an VIII aux Aubiers, où il tue 500 hommes. Il reçoit, le 11 frimaire, l'ordre de se rendre à l'armée gallo-batave. À son arrivée à Paris, il trouve un contre-ordre qui le renvoie dans l'ouest de la France, où l'insurrection a reparu, et il y reste jusqu'au 1er ventôse an IX, époque à laquelle il est de nouveau placé en traitement de réforme.

Mis à la disposition du ministre de la marine le 30 brumaire an X, il part pour Brest le 18 nivôse suivant, afin de prendre le commandement de la deuxième expédition de Saint-Domingue.

Rentré en France le 20 germinal an XI, et maintenu dans le traitement d'activité par décision du premier Consul du 30 messidor suivant, il est nommé membre de la Légion d'honneur en germinal an XII, et appelé au commandement de la 7e division militaire le 30 fructidor an XIII.

Passé à celui de la 5e division militaire le 10 novembre 1806, il reçoit le titre de baron de l'Empire le 5 août 1809, et la décoration d'officier de la Légion d'honneur le 27 décembre 1810. Le 27 décembre 1814, il est fait commandeur de la Légion d'honneur par le roi Louis XVIII.

Il continue d'exercer ses fonctions jusqu'au retour de Napoléon Ier de l'île d'Elbe, mais une ordonnance royale du 11 septembre 1815 prononce son admission à la retraite.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (38e division)[1].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 130

Liens externes[modifier | modifier le code]