Charles Fauvety

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Charles Fauvety
Chales Fauvety (1813-1894).jpg
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Charles Fauvety, né le à Uzès, mort le à Asnières-sur-Seine[1] est un journaliste et un philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu du protestantisme libéral, sa famille, protestante cévenole, a émigré en Suisse avant de revenir en France avant la Révolution[2]. Son grand-père a été juré au tribunal révolutionnaire de Paris, avant de présider celui d'Orange, puis d’être guillotiné comme robespierriste[2], victime de la réaction consécutive à la chute de Robespierre[3]. Son père propre a dû se cacher, pendant, quatre ans, avec sa femme et son enfant, dans les montagnes des Cévennes, pendant la Terreur blanche[3], avant de pouvoir revenir s’installer comme propriétaire foncier près d’Uzès et de jouir d'une relative aisance dans le textile[2].

Pendant ses études, effectuées au collège Sainte-Barbe à Paris, Fauvety est arrêté par les gendarmes de Charles X pendant les événements de 1830[3]. Gérant un commerce de bonneterie, il abandonne celui-ci à un beau-frère, en 1845, pour se consacrer à la philosophie et la politique[2]. Devenu saint-simonien, après avoir entendu une conférence de Saint-Simon, salle Taitbout, en 1830, il s’en éloigne presque aussitôt, opposé à l’industrialisme théocratique du Père Enfantin[2]. Passé au fouriérisme, il est néanmoins en désaccord avec la physiologie des passions. Il côtoie aussi les cabétistes, sans pour autant être convaincu par le communisme icarien[2].

Il fonde alors la « Religion laïque », qui se fixait pour but de rechercher une harmonie entre la religion et la raison, en ne gardant Dieu que dans un sens panthéiste et l’immortalité de l’âme que comme une probabilité.

Il a participé à la création d’organes de presse sans lendemain. En 1845, c’est La Vérité sur toutes choses, revue mensuelle fondée avec l’occultiste Éliphas Lévi, qui ne parut que pendant quatre mois. En 1847, il réitère, avec la fondation, avec l’humoriste ex saint-simonien ex-fouriériste Jules Viard (d), du journal Le Représentant du peuple, bientôt interrompu par la Révolution. En 1855, il crée la Revue philosophique mensuelle, à laquelle participera la féministe révolutionnaire Jenny d'Héricourt. Président de la Société scientifique d’études psychologiques, il était l’éditeur de son Bulletin mensuel. Il a également collaboré à la revue bimestrielle de critique religieuse, politique et sociale italienne d’inspiration janséniste, fondée en 1854 à Turin par le Père Franchi, La Ragione.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Philosophie maçonnique, 1862.
  • Catéchisme à l’usage de l’aspirant à l’initiation, 1862.
  • Critique de la morale indépendante, épitre à Massol, 1865.
  • Catéchisme philosophique de la religion universelle, 1874.
  • La Religion laïque, 1887.
  • Théonomie : démonstration scientifique de l'existence de Dieu, 1894.
  • Règne de l'esprit pur, 1896.
  • Organisation communale et centrale de la République.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Charles Fauvety (1813-1894) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 6 février 2018).
  2. a b c d e et f Francis Bertin, Ésotérisme et socialisme, Paris, L’âge d’homme, , 225 p. (ISBN 978-2-82510-695-2, lire en ligne), chap. 9 de Politica hermetica, p. 73.
  3. a b et c La Nouvelle Revue, t. 89, Paris, (lire en ligne), p. 122.

Liens externes[modifier | modifier le code]