Charles Edwards

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Prince Emmanuel Charles Edwards VII
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Biographie
Naissance
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Saint-Elizabeth
Décès
Nom de naissance
Charles Edwards
Nationalité

Charles Edwards, connu sous le nom de Prince Emmanuel Charles Edwards VII, est né en 1915 à Saint-Elizabeth, en Jamaïque. Il est le fondateur du courant Bobo Ashanti du mouvement rastafari[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1930 à Kingston, Charles Edwards rencontre Marcus Mosiah Garvey, le chantre du retour en Afrique. Il s'engage alors à ses côtés dans son projet de rapatriement en Afrique des gens de couleurs sur le continent de leurs origines. Ses fidèles clament qu'il est le Christ noir incarné (black christ in flesh), c'est-à-dire une réincarnation de Jésus Christ[2].

Prince Emmanuel reste dans la mémoire collective des bobo shanty pour avoir été le premier à convoquer une convention Nyahbinghi en 1958[2], regroupant tous les rastafariens de l’île. Lors d'une marche organisée sur Kingston, la police intervient violemment et la manifestation se disperse. Un raid policier détruit ensuite son camp et Edwards est aussitôt arrêté avec quatre-vingt-dix de ses fidèles. Célèbre pour avoir défendu les guerriers Mau Maus au Kenya, l’avocat Barrister Evans parvient à obtenir l’acquittement.

Prince Emmanuel Charles Edwards établit la première communauté Bobo Shanti à Kingston, avant de l'installer à Bull Bay sur la montagne de Wareka. Il s'agit d'une communauté particulièrement soudée qui est encore aujourd'hui un lieu de refuge pour les plus pauvres, offrant un abri gratuit, un accès à de la nourriture et un accès à l'éducation[1]. Ses disciples portent le turban et pratiquent l'appel aux vingt-et-un psaumes par jour. A cette époque, il écrit à Bill Clinton et à la reine du Royaume-Uni Élisabeth II, en signant ses courriers de ses multiples titres, tels « Monarque de la Suprématie noire »)[pas clair].

En 1966, Prince Emmanuel fait partie des trente-et-un elders invités à la réception officielle de Hailé Sélassié. Il y reçoit sa médaille en or, frappée à l'effigie du lion de Juda[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bobo Ashanti, Biography », sur www.ghanaweb.com (consulté le )
  2. a et b (en) Douglas Thomas et Temilola Alanamu, African Religions: Beliefs and Practices through History, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-61069-752-1, lire en ligne)
  3. (en) Prince Emmanuel, Black Supremacy, (lire en ligne)