Charles Durand (architecte)

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Charles Durand
Image illustrative de l'article Charles Durand (architecte)
Charles Durand en 1886
Présentation
Nom de naissance Pierre-Charles Durand
Naissance
Bordeaux
Décès (à 66 ans)
Bordeaux
Nationalité Française
Activités architecte de la Ville de Bordeaux
Œuvre
Réalisations Basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres(1859)
Église Saint-Jean-Baptiste de Coutras(1874)
Hôtel du Paty (place J. Moulin)(1876)
Grande synagogue de Bordeaux(1877-1882)
Musée d'Aquitaine(1880-1886)
Marché des Douves(1881)
Bibliothèque Mably
(1886)
Entourage familial
Père Gabriel-Joseph Durand
Famille Durand (architectes bordelais)

Charles Durand (, Bordeaux - , Bordeaux[1]) est un architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Durand est né Pierre-Charles Durand à Bordeaux le dans une famille d'architectes ayant laissé son empreinte à Bordeaux. Son grand-père Gabriel Durand[2] et son grand-oncle Alexandre Durand ont en effet participé aux côtés de Victor Louis, en tant qu'architectes-entrepreneurs à la construction du Grand Théâtre, et son père Gabriel-Joseph Durand (1792-1858), architecte est à l'origine entre autres de la Galerie Bordelaise[3].

Charles Durand est sensibilisé par son père à l’étude de l’archéologie régionale[4]. Il commence sa carrière vers 1848 à Bordeaux à travers la restauration de quelques monuments communaux, puis travaillera à la restauration de plusieurs édifices religieux parmi lesquels la basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres de Soulac, la construction du clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste de Coutras

Il dessine les plans d’immeubles de rapport dont la maison Pellegrin au n°136, rue Sainte-Catherine (1853), et  l’un des plus connus l’imposant hôtel du Paty au n°1 de la place Jean Moulin ; construit en 1876,  sa riche entrée est surplombée par un balcon supporté par quatre cariatides[4].

Architecte de la ville de Bordeaux à la mort de Charles Burguet durant les douze dernières années de sa vie (1879-1891), ses réalisations sont nombreuses :  il restaure le Palais-Gallien, la porte Cailhau (1882), et le monument funéraire de Michel Montaigne (1887)[4] ;  il construit le bâtiment de la faculté des sciences et lettres (1880 ; actuel musée d'Aquitaine), la grande synagogue (1880) ou encore la bibliothèque municipale d'alors, située cour Mably (1883) ainsi que le Marché des Douves (1886),le poste des pompiers de La Bastide (1886-1888). De la même manière que Charles Burguet, son prédécesseur, Charles Durand maîtrise et respecte avec intelligence les bâtiments anciens sur lesquels il intervient.

Membre de l’Académie de Bordeaux en 1870, il est l’un des fondateurs de la Société locale des architectes créée le [4].

Hors de Bordeaux, il réalise lors de la vogue du thermalisme, de nouveaux thermes dans les Hautes-Pyrénées à Saint-Sauveur, Luchon et Cauterets, en s’inspirant d’une culture antique[4].

Homme de grande culture au talent éclectique, une rue du quartier Chartrons-Bacalan de Bordeaux honore son nom depuis 1937.

Réalisation de Charles Durand
Faculté des sciences et lettres, aujourd’hui occupés par le musée d'Aquitaine 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « DURAND, Pierre Charles », sur C.T.H.S. (consulté le 30 novembre 2015)
  2. « Actes de l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux 1879 », p. 117, sur gallica.bnf.fr (consulté le 26 avril 2019)
  3. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, « Discours prononcés sur la tombe de Charles Durand (pp. 8-12) », 3e série, sur Gallica, (consulté le 30 novembre 2015)
  4. a b c d et e Sandrine Lavaud, coordination de l'ouvrage : Atlas historique des villes de France. Bordeaux, Édition Ausonius 2009 Tome 3 page 421