Charles Desvergnes

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Charles Desvergnes
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Charles Jean Desvergnes est un sculpteur français, né le à Bellegarde dans le département du Loiret, et mort en 1929 à Meudon dans le département des Hauts-de-Seine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles Desvergnes est né à Bellegarde sous le Second Empire dans un milieu d’artisans, son père Grégoire Cléophas étant boulanger. C’est en aidant celui-ci dans la boulangerie familiale que le jeune Charles réalise ses premiers sujets. Il sculpte dans la pâte à pain des formes de fleurs, d’oiseaux et d'humains.

Grâce à ces premières œuvres, il se fait remarquer par le châtelain local, Charles Galopin qui, trouvant du talent au jeune garçon, le présente au sculpteur parisien Henri-Michel-Antoine Chapu. Il reçoit également le soutien du directeur du musée des beaux-arts d'Orléans, Eudoxe Marcille.

En 1875, il passe le concours d’admission à l'École des beaux-arts de Paris où il est reçu premier. Le conseil général du Loiret et sa ville natale financent ses années d'études et son hébergement dans un patronage catholique. Il gagne par la suite de nombreux prix.

Charles Desvergnes concourt au prix de Rome à partir de 1879. Il en obtient finalement le deuxième prix en 1887. En 1889, il reçoit le premier prix de Rome en sculpture avec son haut-relief, Le Retour de l'Enfant prodigue, et va résider à Rome (Italie), à la villa Médicis, où il étudie la sculpture pendant cinq ans.

Revenu à Paris, il s'installe rue de Vaugirard et participe à plusieurs concours pour la décoration d’édifices publics commandés par l'État, les municipalités et les évêchés : frontons du Petit Palais, monuments aux morts privés ou collectifs, décorations d’autels. En 1898, il réalise le Monument commémoratif du combat des Aydes au faubourg Bannier d'Orléans, inauguré le 7 mai 1899.

En 1902, le Monument aux morts de Melun lui vaut la Légion d'honneur[1]. Il érige parallèlement de nombreuses œuvres commémoratives : ses monuments à Jean de Meung (Meung-sur-Loire) et au docteur Guillaume Duchenne de Boulogne (Paris et Boulogne) restent les plus connues.

La célébrité lui vient cependant de ses diverses Jeanne d’Arc, dont le premier modèle, édité par la maison Marcel Marron d'Orléans, connu un succès particulier.

Il ouvre alors un atelier sur les hauts de Meudon, s'entourant de collaborateurs et d’ouvriers.

La Première Guerre mondiale et ses tragiques hécatombes l'incitent à proposer, toujours grâce à son éditeur Marron, plusieurs modèles de monuments aux morts, déclinés en toutes tailles et matériaux, destinés à l’intérieur ou à l’extérieur des églises, avec ou sans Jeanne d'Arc. La dernière commande importante, le Monument expiatoire pour la cathédrale de Beauvais, est terminée par l’atelier après la mort du maître.

Charles Desvergnes s’inspirera tout au long de sa carrière de thèmes multiples : bustes, statues en pied mais aussi fontaines, vases, monuments, Vierge, et surtout Jeanne d'Arc, qu’il exécuta par dizaines.

Au faîte de sa notoriété, il offre à Bellegarde, sa ville natale, un fonds de sculptures inauguré en 1912 et aujourd'hui conservé dans le Pavillon d’Antin de la ville[2].

Charles Desvergnes meurt en 1929 à Meudon.

Galerie[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Il a donné son nom à une rue de Meudon (Hauts-de-Seine), ainsi qu'au collège de Bellegarde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dossier dans l'ordre de la Légion d'honneur de Jean Charles Desvergnes », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Collection de sculptures Charles Desvergnes, Bellegarde

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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