Charles Dallery

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Charles Dallery
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Charles Dallery
Naissance
Amiens
Décès (à 80 ans)
Jouy-en-Josas
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession

Charles Dallery, né le à Amiens, et mort le à Jouy-en-Josas, est un mécanicien, un inventeur et un facteur d'orgues français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un génie de l'invention[modifier | modifier le code]

Le facteur d'orgue[modifier | modifier le code]

Fils d'un facteur d'orgues amiénois, Charles Dallery apprit le métier avec son père. Il fabriqua ainsi plusieurs orgues d'église. Il établit un système de soufflerie et perfectionna pour longtemps cet instrument. En 1769, Charles Dallery restaura les grandes orgues de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens en les dotant de trois claviers et de trente deux jeux. Parmi les orgues conçues ou restaurées par Charles Dallery, on peut citer :

L'horloger[modifier | modifier le code]

Il fabriqua également des horloges de bois d'une grande précision.

L'améliorateur de la harpe[modifier | modifier le code]

Charles Dallery perfectionna le fonctionnement de la harpe en lui permettant d'exécuter des demi-tons. Ayant soumis son invention à un fabricant de Paris, celui-ci déposa un brevet à son propre nom ; le mérite de l'invention n'en fut pas reconnu à Charles Dallery.

Il fut le premier à faire voler un ballon aérostatique à Amiens.

le mécanicien[modifier | modifier le code]

En 1780, Dallery inventa une machine à vapeur avec chaudière tubulaire qu'il souhaitait installer sur une voiture, mais il renonça à cette idée et utilisa sa machine comme moteur dans ses ateliers.

L'inventeur du moulin à ailes horizontales[modifier | modifier le code]

Il inventa un nouveau système de moulin à vent avec des ailes tournant horizontalement. Il proposa son invention à municipalité d'Amiens, mais la population se raillant de cette invention, la surnommant « moulin de la folie », Charles Dallery, déçu et blessé, quitta définitivement la ville.

De la machine à vapeur à l'hélice[modifier | modifier le code]

Il propose son invention de machine à vapeur à un industriel fabricant de limes à Amboise et à Nevers avec succès. Il suggère ensuite au Gouvernement d'appliquer sa machine au moulin à farine, mais les difficultés de la conjoncture font échouer le projet.

Charles Dallery se consacre alors à la bijouterie et à l'horlogerie. En 1793, il invente une montre de la taille d'une pièce de cinquante centimes[Laquelle ?] fixée sur une bague que l'on pouvait porter au doigt mais le coût de fabrication rendit son prix de vente prohibitif.

Il met au point des procédés nouveaux dans la bijouterie et l'orfèvrerie : le modelé d'or, le grené et le découpé, dont il détint le monopole à Paris pendant vingt-cinq ans.

Le bateau à hélice[modifier | modifier le code]

Il eut le premier l'idée d'appliquer l'hélice à la navigation à vapeur et déposa à cet effet un brevet d'invention en 1803. Il entreprit de construire un bateau sur ce principe, mais son invention ne reçut pas l'appui financier nécessaire. À la même époque, l'Américain Robert Fulton construisait un bateau à roue à aube sur la Seine. Ruiné, Charles Dallery, par désespoir, détruisit de ses propres mains son bateau sans avoir pu l'achever.

Il se consacra alors jusqu'à sa mort à son travail d'apprêteur d'or.

Hommages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bouillet
  • Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, Paris, Jouvet et Cie Éditeurs, 1867-1869 (en ligne)
  • Robert Lallié, La Nature no 2009, 25 novembre 1911
  • Xavier Bailly et Jean-Bernard Dupont (dir.), Histoire d'une ville : Amiens, Amiens, SCEREN CNDP-CRDP, 2013, (ISBN 9782866153915)

Lien externe[modifier | modifier le code]