Charles Cunningham Boycott

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Charles Cunningham Boycott
Charles Cunningham Boycott (Vanity Fair).jpg

Caricature de Charles Cunningham Boycott en 1881.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
SuffolkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Arme

Charles Cunningham Boycott, né le dans le Norfolk et mort le dans le Suffolk, est une personnalité britannique qui est d'abord capitaine dans les Forces armées britanniques avant de démissionner pour devenir propriétaire terrien sur l'île d'Achill puis à Lough Mask dans le comté de Mayo, en Irlande.

C'est dans ce comté que se passe l'événement qui rend son nom célèbre, puisque c'est contre lui qu'est lancé le premier blocus répertorié de l'histoire contemporaine, même s'il n'est pas appelé « boycott » à l'époque.

Histoire[modifier | modifier le code]

John Crichton, troisième comte Erne possédait des terres qu'il faisait administrer par Charles Cunningham Boycott, ancien capitaine de l'armée britannique. Durant l'été 1879, à l'appel du dirigeant de la Ligue Agraire (Land League) Charles Stewart Parnell et face à de mauvaises récoltes cette année-là, les fermiers se coordonnèrent afin d'obtenir du comte Erne une réduction de 25 % de leurs loyers sur la même période. Celui-ci refuse et envoie le capitaine Boycott expulser les mauvais payeurs. Boycott subit un blocus de leur part qui alla jusqu'à sacrifier une récolte, les mercenaires moissonneurs, protégés par l'armée britannique, étant arrivés trop tard[1]. Cette action très dure entraîna sa ruine.

Le patronyme de Charles Cunningham Boycott deviendra vite un nom commun synonyme de quarantaine. En France, le verbe « boycotter » est forgé dès 1880[2]. L'« incident Boycott » est relayé dans Le Figaro du [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Bernard Litzler, « Il y a 136 ans... le boycott est inventé pour punir un agent immobilier », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  2. Jean Maillet, Poubelle, Colt, Béchamel, Silhouette et les autres. L'histoire étonnante de 101 noms propres devenus noms communs, Opportun, 96 Boycott

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Joyce Marlow, Captain Boycott and the Irish, Londres, 1973 ;
  • (en) Theodore W. Moody, Davitt and Irish revolution, Oxford, 1981 ;
  • (en) J. K. Tebrake, Irish peasant women in revolt. The Land League years in Irish Historical Studies., volume 28, 1992, pp. 63–80.

Liens externes[modifier | modifier le code]