Charles Christofle

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Charles Christofle
Charles Christophle 1851-1852.jpg
Charles Christofle
Daguerréotype par Mathew Brady (1851-1852).
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
BrunoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Enfant
Paul Christofle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Père-Lachaise - Division 4 - Christofle 01.jpg
Vue de la sépulture.

Charles Christofle, né à Paris le et mort à Brunoy (Essonne) le , est un orfèvre et industriel français, fondateur de l'entreprise Christofle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il avait commencé sa carrière en devenant à quinze ans, en 1820, apprenti chez son beau-frère le bijoutier Hugues Calmette[1]. Il succède à son maître en 1830 et donne de l’expansion à sa firme de bijouterie, qui dès 1845 se spécialise dans l’argenture et la dorure à façon. Henri Bouilhet, neveu de Charles Christofle, continue l’entreprise qui devient au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante en France.

En 1839, il est déjà l’un des plus gros bijoutiers français[2] et emploie 50 personnes[3] . Il exporte ses bijoux jusqu’en Amérique du Sud. C’est en 1842 qu’il commence à exploiter pour la France les brevets des Anglais Henry et Georges-Richard Elkington[4] concernant un procédé de dorure et d’argenture électrolytiques. Devant le succès du procédé, il fonde en 1845 la société « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer dès 1846 les pièces à argenter, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres.

En 1863, à son décès, lui succèdent son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910), chimiste et également artiste de talent qui introduisit la galvanoplastie permettant le façonnage du métal au moyen de moules en gutta-percha d’après le procédé du Russe Moritz von Jacobi[5].

Service à thé et café, décoré de glycines et papillons, anse et versoir bambou, forme en poire.
Manufacture d'orfèvrerie Christofle, 1875.

Les successeurs de Charles Christofle continuèrent à donner à la firme une importante expansion industrielle [6].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Un bas relief à l'effigie de Charles Christofle a été exécuté par Oscar Roty[7],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée d'Orsay
  2. Marc de Ferriere, « La Tribu des Grands Argentiers », l'Express - L'Expansion,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2010)
  3. « Charles Christofle (1805-1863) », sur www.ville-brunoy.fr (consulté le 3 août 2010)
  4. (en)Christofle: A legend revisited, article de Sibel Dorsan sur Diplomat
  5. Art Deco Ceramic Glass Light, Christofle Biography
  6. Anne Vaisman, « Christofle, l'ancêtre du luxe français », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 29 août 2018)
  7. Oscar Roty (11th Jun, 1846 - 23rd Mar, 1911), Charles Christofle (1805-1863), Credit: Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Michel Urtado, Musée d'Orsay
  8. Philadelphia museum, Portrait of Charles Christofle by Louis-Oscar Roty, French, 1846 - 1911

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Allan, Le couvert & la coutellerie de table française du XIXe siècle, Dijon, Editions Faton, , 399 p. (ISBN 978-2-878-44095-9, OCLC 190796999).
  • Marc de Ferrière Le Vayer, Christofle deux siècles d'aventure industrielle : 1793-1993, Paris, Le Monde" éd, coll. « Mémoire d'entreprises », , 456 p. (ISBN 978-2-878-99105-5, OCLC 708332208).
  • Gérard-Michel Thermeau, « Charles Christofle : l’homme qui a démocratisé le luxe », Contrepoints,‎ (lire en ligne, consulté le 25 août 2018).
  • (en)Christofle Biography by Richard Redding.
  • Dossier de l’art, numéro 2, juillet-août 1991.
  • Henri Bouilhet, L' orfèvrerie française aux XVIIIe et XIXe siècles, Laurens, 1908-1912 (OCLC 312870401), 3 tomes.
  • Paris/Grand-Palais, L’Art en France sous le Second Empire, Exposition 11 mai-13 août 1979.
  • Annelies Krekel-Aalberse (trad. de l'anglais par Evelyne Costa de Beauregard), Argenterie : art nouveau et art déco, Paris, Éd. de l'Amateur, , 272 p. (ISBN 978-2-859-17093-6, OCLC 959048225).
  • Françoise Cachin (dir.), L’Art du XIXe siècle 1850-1905, Paris, 1990.
  • Loches/Catalogue, Christofle, 150 ans d’orfèvrerie, introduction par Marc de Ferrière le Vayer, exposition 15 juin - 15 septembre 1991.
  • Pierre Kjellberg, Les Bronzes du XIXe siècle, Paris, 1987.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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