Charles Christofle

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48° 52′ 04″ N 2° 19′ 21″ E / 48.8678, 2.3225

Charles Christofle
Daguerréotype par Mathew Brady (1851-1852).

Charles Christofle, né à Paris le et mort à Brunoy (Essonne) le , est un orfèvre et industriel français, fondateur de l'entreprise Christofle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il avait commencé sa carrière en devenant à quinze ans, en 1820, apprenti chez son beau-frère le bijoutier Hugues Calmette[réf. nécessaire]. Il succède à son maître en 1830 et donne de l’expansion à sa firme de bijouterie, qui dès 1845[réf. nécessaire] se spécialise dans l’argenture et la dorure à façon. Henri Bouilhet, neveu de Charles Christofle, continue l’entreprise qui devient au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante[réf. nécessaire] en France.

En 1839, il est déjà l’un des plus gros bijoutiers français[1] et emploie 50 personnes[2] . Il exporte ses bijoux jusqu’en Amérique du Sud[réf. nécessaire]. C’est en 1842 qu’il commence à exploiter pour la France les brevets des Anglais Henry et Georges-Richard Elkington[réf. nécessaire] concernant un procédé de dorure et d’argenture électrolytiques. Devant le succès du procédé, il fonde en 1845 la société « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même dès 1846 les pièces à argenter[réf. nécessaire], devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres.

En 1863, à son décès, lui succèdent son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910), chimiste et également artiste de talent qui introduisit la galvanoplastie permettant le façonnage du métal au moyen de moules en gutta-percha d’après le procédé du Russe Moritz von Jacobi[réf. nécessaire].

Service à thé et café, décoré de glycines et papillons, anse et versoir bambou, forme en poire.
Manufacture d'orfèvrerie Christofle, 1875.

Les successeurs de Charles Christofle continuèrent à donner à la firme une importante expansion industrielle[réf. nécessaire].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Une médaille posthume à l'effigie de Charles Christofle a été exécutée par le graveur Jean-Auguste Barre[réf. nécessaire]. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 216)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « LA TRIBU DES GRANDS ARGENTIERS », sur www.lexpansion.com (consulté en 3 août 2010)
  2. (fr) « Charles Christofle (1805-1863) », sur www.ville-brunoy.fr (consulté en 3 août 2010)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Allan, Le couvert et la coutellerie de table française du XIXe siècle, Dijon, Éditions Faton, 2007.
  • Marc de Ferrière le Vayer, Christofle, deux siècles d’aventure industrielle 1793-1993, Paris, Le Monde Éditions, 1995.
  • Dossier de l’art, numéro 2, juillet-août 1991.
  • Henri Bouilhet, L’Orfèvrerie française aux XVIIIe et XIXe siècles, 3 tomes, Paris, 1908-1912.
  • Paris/Grand-Palais, L’Art en France sous le Second Empire, Exposition 11 mai-13 août 1979.
  • Annelies Krekel-Aalberse, Argenterie Art Nouveau et Art Déco, Paris, 1990.
  • Françoise Cachin (dir.), L’Art du XIXe siècle 1850-1905, Paris, 1990.
  • Loches/Catalogue, Christofle, 150 ans d’orfèvrerie, introduction par Marc de Ferrière le Vayer, exposition 15 juin - 15 septembre 1991.
  • Pierre Kjellberg, Les Bronzes du XIXe siècle, Paris, 1987.