Charles Champoiseau

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Charles-François-Noël Champoiseau (, Tours, Paris) est un diplomate et archéologue français. On lui doit la découverte de la Victoire de Samothrace en 1863.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du maire de Tours Noël Champoiseau, cofondateur et second président de la Société archéologique de Touraine[1], et petit-fils d'une Mame (de la dynastie d'imprimeur), Charles Champoiseau suivit la carrière diplomatique.

Il est successivement agent vice-consul à Redout-Kalé en 1855, à Philippopoli en 1857, chargé de la gestion du consulat à Andrinople en 1862, consul honoraire chargé du vice-consulat de Janina en 1865, consul à Janina en 1867, à La Canée en 1868, à la ville de Roussé en Bulgarie entre 1869 - 1873, à Bilbao en 1873, à Galaiz en 1874, consul de première classe en 1875, chargé de la gestion du consulat de Baie en 1877, consul à Messine en 1878, à Livourne en 1880, consul général à Calcutta en 1881, chargé du consulat de Turin en 1882, consul général à Smyrne en 1884, à Naples en 1887, ministre plénipotentiaire en 1889, chargé d'une mission archéologique dans l'île de Samothrace en 1891.

Alors en poste à Andrinople, il décide d'entreprendre des fouilles en Samothrace en 1862 et y fit la découverte de la Victoire de Samothrace l'année suivante. Il l'expédia au Musée du Louvre pour en enrichir la collection, qu'il compléta encore en 1867 avec deux torses découvert à Actium. Il fait partie de la première liste des donateurs et missionnaires inscrits sur la plaque commémorative de ceux ayant le plus concouru à l'enrichissement du musée du Louvre[2].

Il devient membre correspondant de l'Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres) en 1889 et membre de l'Académie de Marseille.

Champoiseau était officier de la Légion d'honneur[3], officier de l'Instruction publique et décoré de la médaille de Crimée.

Il avait épousé Virginie Badetti, veuve du diplomate Jacques Zirigovich et mère de Mme Alexandre Kermorgant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique de la Société archéologique de Touraine », sur le site de la Société archéologique de Touraine (consulté le 5 juillet 2015)
  2. Annuaire de la Société des amis du Louvre, 1910
  3. « Cote LH/476/51 », base Léonore, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]