Charles Amet

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Charles Amet
Naissance
Besançon
Décès (à 77 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la France France
Arme Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Vice-amiral
Années de service 18401902
Commandement Escadre de Méditerranée
Conflits Guerre de Crimée
Seconde guerre de l'opium
Intervention française au Mexique
Guerre franco-allemande de 1870
Distinctions Grand-croix de la Légion d'Honneur

Charles Victor Eugène Amet, né le à Besançon, fils de Pierre-Théodore Alphonse Amet, négociant et de Marie Anne Stéphanie Bletry (originaire de Belfort)[1]. Mort le à Paris, est un officier de marine français des XIXe et XXe siècles. Il sert dans la Marine nationale et impériale française pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle et termine sa carrière au grade de Vice-amiral, décoré de la Grand-croix de la Légion d'honneur et au commandement de l'escadre de Méditerranée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il entre jeune dans la marine et est admis à l'école navale en 1840, à l'âge de 16 ans. Promu aspirant le [2], il passe enseigne de vaisseau le [2], puis lieutenant de vaisseau en 1854.

Pendant la campagne de Crimée, il est détaché au siège de Sébastopol où il est blessé et décoré de la Légion d'honneur. Nommé officier commandant la batterie numéro 2, il est élevé à la dignité d'officier de la Légion d'honneur en 1855. Durant les opérations de rapatriement, il prend le commandement de la frégate Algérie dont le commandant est atteint du typhus.

En 1858 il est commandant en second de la corvette Du Chayla. Il participe à l'expédition de Chine en y convoyant le baron Gros, Ambassadeur de France et à la prise de Biên Hòa.

Promu au grade de capitaine de frégate en 1862, il reçoit le commandement du Prégent. En 1863, il est nommé commandant en second de la frégate à vapeur Thémis, et il accompagne à Veracruz l'archiduc Maximilien qui va occuper le trône impérial du Mexique.

En 1865, il reçoit le commandement de la corvette à vapeur Laplace et participe à l'expédition de Corée. Il préside ensuite, au Japon, la commission internationale chargée de déterminer l'emplacement des phares. Il retourne en France en passant par Tahiti et la Nouvelle-Calédonie, après une campagne de quatre ans.

Promu au grade de capitaine de vaisseau le , il est appelé durant le siège de Paris au commandement supérieur du fort de Montrouge. Il se distingue par sa conduite durant le siège du fort qui est violemment bombardé du 5 au . Réduit à l'état de ruine, la garnison du fort tient encore la place à la capitulation de Paris. Amet et est mis à l'ordre du jour de l'armée et élevé au rang de Commandeur de la Légion d'Honneur en .

Contre-amiral le , puis Vice-amiral le , il prend le commandement de l'escadre de Méditerranée de 1887 à 1888. Il est nommé Grand-croix de la Légion d'Honneur en 1889.

Il meurt à Paris le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (89e division).

La biographie du vice-amiral Charles Victor Amet, grand-croix de la Légion d'honneur, de 40 pages édité à Paris par les éditions Bloud et Cie, Éditeurs, 4, rue Madame, en 1902 nous a été conservée, auteur : le vice-amiral de Courthille. Elle est destinée à l'amiral Henri Rieunier et porte la dédicace suivante :« À Monsieur le Vice-Amiral Rieunier compagnon d'armes de l'amiral Amet en Crimée, en Cochinchine et au siège de Paris. Son tout dévoué, signé de Courthille » - Cuirassé "Formidable", le .

Sa nièce Louise Amet a épousé à Paris VIIIe, le 11 mai 1891, l'officier de marine Jean-François-Charles Amet : un lointain parent ayant des ancêtres en commun au 17e siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Besançon - 1E 638, acte n°798 - http://memoirevive.besancon.fr/ark:/48565/a011290417937hce63g/1/272
  2. a et b Tréfeu 1888, p. 233

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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