Charles-Marie-Michel de Goyon

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Charles-Marie-Michel de Goyon
Fonctions
Drapeau de la France France
Député des Côtes-du-Nord
(2e circonscription : Guingamp)
à la Chambre
Élection
Réélection 14 octobre 1877
21 août 1881
Législature Ire législature
IIe législature
IIIe législature
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Château de l'Abbaye
Chantenay-lès-Nantes
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Château de l'Abbaye
Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la France France
Parti politique Bonapartiste
(Minorité conservatrice)
Père Charles-Marie-Augustin de Goyon
Conjoint Auriane de Montesquiou Fezensac
Enfants Auguste (1884-1957)
Profession Diplomate
Résidence Château de l'Abbaye
Château de La Roche-Goyon[1]
Liste des députés des Côtes-d'Armor

Charles-Marie-Michel, comte de Goyon (14 septembre 1844 - Château de l'Abbaye, Chantenay-lès-Nantes19 janvier 1930 - Paris), 3e duc de Feltre, est un diplomate et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Fils aîné du général de Goyon qui avait obtenu, pour son fils, en 1864, le droit de reprendre en sa faveur le titre de duc de Feltre, étudia le droit, se fit recevoir licencié et appartint dans les dernières années du Second Empire à la diplomatie, comme attaché d'ambassade à Madrid (1867), puis en Angleterre (1868).

M. de La Tour d'Auvergne, ambassadeur de France à Londres, ayant été nommé ministre des Affaires étrangères, le jeune duc de Feltre le suivit à Paris comme attaché à la direction politique de ce département.

Engagé volontaire aux guides pendant la guerre de 1870-1871, il assista à plusieurs engagements, fut fait prisonnier à Metz, réussit à s'évader et devint sous-lieutenant dans un régiment de hussards.

IIIe République[modifier | modifier le code]

Le duc de Feltre avait acheté, en 1892, le Fort-la-Latte, lequel était alors en piteux état[1]. Il le revend dès 1914 à Monsieur de la Ville Leroux[2]

Après avoir vainement tenté, en 1875, de se faire élire représentant des Côtes-du-Nord, il fut plus heureux, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de Guingamp, dont il devint député[3], contre M. Paul de Saisy[4], légitimiste. Il s'était présenté avec une profession de foi « impérialiste ». Son élection ayant été invalidée, il dut se représenter le 21 mai de la même année, et les électeurs le renvoyèrent à la Chambre[5].

Il siégea à droite, fit partie du groupe de l'Appel au peuple, vota pour le gouvernement « du Seize-Mai », contre « les 363 », et fut réélu[6], le 14 octobre 1877. Il se prononça :

  • contre le cabinet Dufaure,
  • contre l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur,
  • contre l'amnistie,
  • contre les divers ministères de la législature,
  • contre les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, et obtint encore, le 21 août 1881, le renouvellement de son mandat[7].
Tombe des La Roche-Aymon / Goyon (cimetière de Montparnasse, division 1)

Il continua d'opiner avec la minorité conservatrice, vota contre la politique du gouvernement, contre les crédits de l'expédition du Tonkin, etc., et ne fut pas réélu en 1885.

Conseiller général des Côtes-du-Nord, il abandonna la politique sur le plan national, et mourut à Paris à près de 86 ans, le 19 janvier 1930. Il fut inhumé auprès de ses parents au cimetière de Montparnasse, division 1.

Titres[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes du 3e duc de Feltre (décret impérial du 2 juillet 1864, lettres patentes du 24 septembre 1864
Parti : au 1er de gueules à trois épées hautes et rangée d'argent, garnies d'or ; au 2e de gueules au lion d'or ; au chef brochant, des ducs d'Empire, de gueules, semé d'étoiles d'argent.[8]

Ascendance et postérité[modifier | modifier le code]

Charles-Marie-Michel de Goyon est le fils aîné de Charles-Marie-Augustin de Goyon (13 septembre 1803 - Nantes17 mai 1870 - Paris), 2e vicomte de Goyon (12 octobre 1852), 1er comte de Goyon (17 septembre 1865), général de division, sénateur du Second Empire et de Henriette-Oriane (16 novembre 1813 - Paris15 juillet 1887 - Château de Prunoy, département de l'Yonne), fille du général de division et pair de France Raymond de Montesquiou, 2e duc de Fezensac.

Il épousa le 5 juin 1879 Léonie de Cambacérès Ce lien renvoie vers une page d'homonymie (1858-1909), fille de Louis, comte de Cambacérès Ce lien renvoie vers une page d'homonymie (1832-1869), auditeur au Conseil d'État (1855), député de l'Aisne (1857-1863), chevalier de l'Ordre de l'Étoile polaire de Suède.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d

    «  D'abord « Roche-Tanguy », puis « château Le Denays », le château a pris le nom de Roche-Goyon au XIXe siècle. Il est construit en 1728 avec des réemplois d'une bâtisse du XVIe siècle. Quatre membres de la famille de Goyon, propriétaire du château, se distinguent au XIXe siècle :

    1. Augustin, comte de Goyon, est préfet des Côtes-du-Nord pendant la première Restauration.
    2. Charles, son fils, est nommé aide de camp de Napoléon III en 1853, puis devient président du conseil général en 1861 et sénateur en 1862.
    3. Son fils, Charles lui aussi, devient duc de Feltre par décret impérial en 1866, et est élu député des Côtes-du-Nord de 1876 à 1889. En 1892, il achète le Fort-la-Latte.
    4. Suit Auguste, élu président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord en 1924. »
    Source 
    « Château de La Roche-Goyon, [[Noyal (Côtes-d'Armor)|Noyal]] », sur fr.topic-topos.com (consulté le 31 mai 2011)
  2. « Le [[Fort-la-Latte]] et l'histoire », sur sourine.over-blog.com (consulté le 31 mai 2011)
  3. Par 6 142 voix sur 11 035 votants et 14 955 inscrits.
  4. 4 868 voix.
  5. Par 7 038 voix (7 927 votants, 15 118 inscrits)
  6. Par 8 028 voix (8 315 votants, 15 164 inscrits)
  7. Par 6 189 voix (6 528 votants, 15 217 inscrits)
  8. Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]