Charles-Gustave Stoskopf

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Charles-Gustave Stoskopf
Présentation
Naissance
Strasbourg
Décès
Paris
Nationalité française
Activités Architecte-conseil de l'État
Diplôme DPLG en 1935
Formation École nationale supérieure des beaux-arts, atelier Pontremoli et Debat-Ponsan
Œuvre
Réalisations Cathédrale Notre-Dame de Créteil
Distinctions Deuxième second grand Prix de Rome (1933)
Entourage familial
Père Gustave Stoskopf

Charles-Gustave Stoskopf (1907-2004) est un architecte français, Prix de Rome, il a surtout exercé en tant qu'urbaniste dans sa région natale, l'Alsace, et en région parisienne. C'était un spécialiste de l'architecture de béton et de grands ensembles de barres verticales et horizontales, prisée surtout avant les années 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Strasbourg le 2 septembre 1907[1], il est le fils de Gustave Stoskopf, artiste régionaliste et un des fondateurs du théâtre alsacien. Il commence sa formation au sein de l'école régionale d'architecture de Strasbourg. Il rejoint, à l'École nationale supérieure des beaux-arts, l'atelier d'Emmanuel Pontremoli et Jacques Debat-Ponsan, il est lauréat du deuxième second grand Prix de Rome en 1933, derrière Alexandre Courtois et Robert Camelot pour un projet d'église de pèlerinage. Il est diplômé en 1935. Il construit très peu avant la Seconde Guerre mondiale.

Pendant l'occupation, il est chargé de la reconstruction de la commune de Montier-en-Der (Haute-Marne) par l'État français, puis de Belfort après la Libération en 1944. Architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, il est chargé après la Seconde Guerre mondiale de nombreux travaux de reconstruction en Alsace, en tant qu'architecte en chef de la reconstruction pour le Haut-Rhin, intervenant notamment dans la région de la Poche de Colmar. Nommé Architecte-conseil de l'État en 1949 par Eugène Claudius-Petit pour la région Alsace, il devient par ailleurs l'un des maîtres d'œuvre privilégiés pour la réalisation de grands ensembles de la SCIC en région parisienne. Il participe à l'extension de la ville de Strasbourg en tant qu'urbaniste avec les chantiers de la place de l'Homme de fer, de l'Esplanade, de la Canardière et du Neuhof. Il est par ailleurs urbaniste en chef de la ZUP de Colmar et architecte chargé de la restructuration de Belfort entre 1955 et 1967 puis entre 1970 et 1979.

Il est directeur de l'École d'architecture de Strasbourg de 1949 à 1967. Il continue en parallèle une activité de dessinateur et d'écrivain, dans le prolongement de l'œuvre de son père. Il fonde ainsi en 1977 l'Institut des Arts et Traditions Populaires d’Alsace et est directeur du Théâtre alsacien de 1972 à 1975 où plusieurs de ses pièces sont représentées.

Il est le père de l'historien Nicolas Stoskopf[2].

Il meurt à Paris le 22 janvier 2004[1].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Monsieur de Castel-Mandailles en mission spéciale en Alsace, éditions Oberlin, 1998 (ISBN 2-85369-178-0), 159 p.
  • Gustave Stoskopf, le peintre : 1869-1944, éditions Alsatia, 1976, 217 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site archiwebture, Fiche descriptive : fonds Stoskpf, Gustave (1907-2004). 127 Ifa (consulté le 15 novembre 2013).
  2. Interview sur France Inter
  3. Voir la Fiche d'Inventaire sur la Base Mérimée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Claus, « Les paysages inventés de Charles-Gustave Stoskopf », dans Revue alsacienne de littérature, no 74
  • Christiane Roederer, « In memoriam : Charles-Gustave Stoskopf (1904-2004) », dans L'écrivain d'Alsace, de Lorraine et du territoire de Belfort, 2004, 82, p. 7-8
  • Nicolas Stoskopf, « Gustave Charles, dit Charles-Gustave, Stoskopf », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 36, p. 3792
  • Gauthier Bolle, Charles-Gustave Stoskopf, architecte. Les Trente Glorieuses et la réinvention des traditions, Presses universitaires de Rennes, 2017, (ISBN 978-2-7535-4988-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]