Charles-Augustin de Ferriol d'Argental

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Charles-Augustin de Ferriol d'Argental
Image dans Infobox.
Charles-Augustin de Ferriol d'Argental dans son grand âge.
Caricature par Vivant Denon.
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités

Charles-Augustin de Ferriol d'Argental, né le et mort le , est un administrateur et ambassadeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est Augustin-Antoine de Ferriol (1653-1736 ou 1737), comte d'Argental, président à mortier du parlement de Metz en 1720, et frère de Charles de Ferriol d'Argental, ambassadeur de France à Constantinople. Sa mère est Marie-Angélique de Tencin, sœur du cardinal et de Mme de Tencin, la célèbre romancière et salonnière qui tient son neveu en piètre estime.

Charles-Augustin de Ferriol d'Argental, est surnommé goussaut[1] dans sa famille (trapu, lourd). Il épouse en 1737 Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet.

Il est conseiller au parlement de Paris en 1721. Il est intendant de Saint-Domingue en 1738.

En 1759, il est nommé ministre plénipotentiaire de la cour du petit duché de Parme et Plaisance auprès du roi de France. A raison d'une lettre par semaine, jusqu'à sa mort en 1788, ce ne sont pas moins de 3 000 lettres à lui envoyées pendant 29 ans qui sont conservées. On conserve aussi une partie des lettre officielles et des bulletins ("nouvelles à la main") que lui-même envoyait à Parme[2].

Il devint baron de Saint-Martin de l'isle de Ré, en 1760, à la mort de sa tante, La Grolée, sœur de Mme de Tencin, qui avait obtenu ce fief par jugement en 1743.

Il est connu pour son amitié avec Voltaire, qu'il avait rencontré au collège Louis-le-Grand de 1707 à 1711. Voltaire adresse de nombreuses lettres au comte et à sa femme, qu'il appelle « mes divins anges[3] ».

Charles-Augustin de Ferriol d'Argental est le frère de l’administrateur et auteur dramatique Antoine de Fériol de Pont-de-Veyle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pittet Joël, Lettres privées de Mme de Tencin et du futur cardinal de Tencin à leur frère le président de Tencin et autres, Imp. Saint-Paul, Fribourg, 2010, p.97 : lettre de Pierre de Tencin à D'Argental du 22 juillet 1742.
  2. Anna M. Mandich, « La diffusion des savoirs dans la correspondance de d’Argental », dans Le Partage des savoirs xviiie-xixe siècles, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 978-2-7297-0733-0, DOI 10.4000/books.pul.6585., lire en ligne), p. 135–150
  3. Voltaire, Lettre du 16 juillet 1766 à Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental, et à Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental. On trouve de nombreuses autres lettres adressées aux mêmes dans la Correspondance générale, vol. I à IV.