Charles Alexis Brûlart de Sillery

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Charles-Alexis Brûlart)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Famille Brûlart et Brûlart de Sillery.

Charles Alexis Brûlart de Sillery
comte de Genlis
Illustration.
Portrait par Charles Toussaint Labadye.
Fonctions
Député de la Convention nationale
Élection 13 septembre 1792
Circonscription Somme
Groupe politique Gironde
Député à l'Assemblée constituante de 1789
Député aux États généraux de 1789
Élection 27 mars 1789
Circonscription baillage de Reims
Groupe politique Noblesse
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès peine de mort par décapitation
Sépulture Cimetière de la Madeleine
Nationalité Français
Conjoint Félicité de Genlis
Famille Charles-François d'Hallencourt de Dromesnil,
Louis Philogène Brûlart de Sillery
Profession Militaire

Signature de Charles Alexis Brûlart de Sillerycomte de Genlis

Charles Alexis Brûlart de Sillery

Charles-Alexis Brûlart, marquis de Sillery, comte de Genlis, né le à Paris, mort guillotiné le à Paris, est un maréchal de camp français du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et famille[modifier | modifier le code]

Charles Alexis Brûlart, « appelé comte de Genlis »[1], est né le à Paris[2]. Son père est Charles Brulart (1705-1753), comte de Genlis en Picardie (il deviendra marquis) et sa mère est née Louise-Charlotte-Françoise de Hallencourt-de-Dromesnil (1710-1742), fille de Emmanuel-Joseph, marquis de Dromesnil et de Louise de Proisy-de-Morfontaines[1]. Il est le neveu de Charles-François d'Hallencourt de Dromesnil et le filleul de Louis Philogène Brûlart de Sillery qui sera son tuteur après la mort de ses parents.

Charles Alexis est le deuxième enfant d'une fratrie qui comptera trois garçons. Son frère ainé est Charles-Claude Brulart, marquis de Genlis, né en 1733, qui fera une carrière militaire le menant au grade de Lieutenant général avant sa mort en 1763. Son frère cadet, est Louis-Marie Brulart, né en 1738, qui décèdera officier d'infanterie dans le régiment du Roi[1].

Militaire[modifier | modifier le code]

Charles Alexis Brûlart a environ 13 ans lorsqu'il débute une carrière militaire en devenant membre d'un régiment qui part pour les Indes. À l'âge de 14 ans, il quitte ce régiment pour entrer dans la Marine royale française[2].

En 1757, Charles Alexis, lieutenant de vaisseau âgé de 20 ans, subit de multiples blessures lors affrontement, ce qui lui vaut d'être promu au grade de capitaine. Plus tard, il est fait prisonnier par les Anglais lors du siège de Pondichéry

Député aux états généraux de 1789[modifier | modifier le code]

Élu député de la noblesse aux États généraux, il est l'un des 47 députés de la noblesse ralliés au tiers état. Le , il fait partie des nouveaux membres du comité des recherches, avec : Poulain de Corbion, l'abbé Joubert, de Pardieu, Le Déan, Voidel, Cochon de l'Apparent, Payen-Boisneuf, Verchère de Reffye, Rousselet, de Macaye, Babey[3].

Il est réélu député à la Convention par le département de la Somme (1792).

Il épouse le Félicité du Crest de Saint-Aubin (Mme de Genlis), gouvernante du futur Louis-Philippe Ier. Léonard-Alexis Autié dans ses Confessions le décrit comme « la créature la plus malléable que Dieu ait créée ; (...) sa femme est faite un peu plus homme que lui. »[4]

Le marquis de Sillery est guillotiné le , au nombre des vingt-et-un collègues girondins.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Opinion de M. de Sillery, et projet de décret, sur l'admission des aspirans dans le corps de la marine militaire, Paris, Assemblée nationale, , 14 p. (lire en ligne).

Postérité[modifier | modifier le code]

Au 13, quai de Conti à Paris se trouve l'hôtel de Sillery-Genlis[5].

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Badier et Aubert de la Chesnaye Des Bois 1876, p. 374.
  2. a et b Larousse 1877, p. 728.
  3. de Bonnay 1883, p. 295.
  4. Léonard-Alexis Auiter, Souvenirs de Léonard, coiffeur de la reine Marie-Antoinette, Bourmancé Éditeur, Paris, 1838, volume III, p. 39.
  5. Notice no PA00088543, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph-François Michaud, « Sillery (Alexis Brulart, marquis de) », dans Biographie universelle ancienne et moderne : ou Histoire par ordre alphabétique de la vie politique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 39 (Nouvelle édition, revue, corrigée, continuée jusquà nos jours et considérablement augmentée d'articles omis ou nouveaux ; ouvrage rédigé et signé par plus de trois cents collaborateurs français et étrangers), Paris, Madame C. Desplaces, (lire en ligne), p. 345-346.
  • Félicité de Genlis (ill. Janet-Lange et Valentin Foulquier), Mémoires de Mme de Genlis : sur la cour, la ville et les salons de Paris (Publié avec le concours de madame Georgette Ducrest), Paris, Gustave Barba Libraire-Éditeur, , 160 p. (lire en ligne).
  • Jacques Badier et François-Alexandre Aubert de la Chesnaye Des Bois, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, t. 4, Paris, Schlesinger frères, (lire en ligne), p. 374.
  • Pierre Larousse, « Sillery Charles-Alexis Brûlart », dans Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique..., Paris, Administration du grand-Dictionnaire universel, (lire en ligne), p. 728-729.
  • Charles-François de Bonnay, « Liste des nouveaux membres du comité des recherches et du comité des rapports, lors de la séance du 26 avril 1790 », dans Jérôme Mavidal (dir.), Émile Laurent (dir.), Archives Parlementaires de 1787 à 1860, t. XV : Du 21 avril au 30 mai 1790, Paris, Librairie Administrative P. Dupont, (lire en ligne), p. 295.
  • « Charles Alexis Brûlart de Sillery », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Auguste Kuscinski, Dictionnaire des conventionnels, Paris, Société de l'Histoire de la Révolution française, (réimpr. Éditions du Vexin français 1973), 615 p..
  • Robert Legrand (préf. Jean Tulard), La Révolution dans la Somme : Conventionnels, Jacobins et soldats, Abbeville, F. Paillart, , 328 p. (présentation en ligne, lire en ligne).
  • Edna-Hindie Lemay (préf. François Furet), Dictionnaire des Constituants, 1789–1791 (2 volumes), Paris, Voltaire Foundation, , 1023 p. (ISBN 978-0729404235, présentation en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]