Charles-Adolphe Gand

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Charles-Adolphe Gand
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Père
Charles-François Gand (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Père-Lachaise - Division 36 - Lupot-Gand 01.jpg
Vue de la sépulture.

Charles-Adolphe Gand, né le et mort le (à 53 ans) à Paris[1], est un membre d'une célèbre famille de luthiers français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils aîné et élève de Charles-François Gand (luthier de la chapelle du roi), il travaille avec son père jusqu'au décès de celui-ci en 1845 et prend la tête de l'atelier jusqu'en 1855. Durant ces dix années, il fabrique de beaux et bons violons très recherchés, car assez rares.

En 1855, il s'associe avec son frère Charles-Nicolas-Eugène Gand [2] et la maison devient alors « Gand frères ».

Après le décès de Charles-Adolphe, le frère cadet fusionne avec l'autre grande famille de luthiers parisiens, les Bernadel [3]. À partir de 1866, ils se nomment « Gand & Bernadel frères ». Les instruments et les ateliers successifs (rue Croix-des-Petits-Champs, passage Saulnier) ont une réputation excellente, non seulement auprès des musiciens d'orchestre, mais aussi auprès de solistes tels que Brian Lewis, qui joue un Gand frères, ou bien encore de jeunes musiciens professionnels tels que Emmanuel Lécureuil (violoncelle) ou B. Salmon, C. Meyer (violons).

Contrairement à l'autre grand luthier parisien, Jean-Baptiste Vuillaume, les Gand & Bernardel ne font pas de copies en imitation, avec fausses usures de vernis par exemple, mais des violons au vernis plein, la plupart du temps rouge sur fond jaune, l'usure naturelle laissant peu à peu apparaître la couche de jaune aux points de contact. Ils assument donc totalement et courageusement leur travail de confection de violons neufs, sans sacrifier à la mode de violons en imitations.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Ménestrel, n° 1009, p. 8. Paris. 28 janvier 1866.
  2. officier de la Légion d'honneur du 24 octobre 1889 « notice LH/1066/56 », base Léonore, ministère français de la Culture
  3. Auguste Sébastien Bernardel, Gustave Bernardel et Ernest Auguste Bernardel
  4. « Nécrologie », Le Ménestrel,‎ , p. 72 (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2017).