Charles-Étienne-François Ruty

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Officier général francais 3 etoiles.svg Charles-Étienne-François Ruty
Le général Ruty.
Le général Ruty.

Naissance
Besançon
Décès (à 53 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 1791-1819
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 22e colonne.

Charles-Étienne-François, comte Ruty, né le à Besançon[1] (Doubs) et mort le à Paris, était lieutenant-général d’artillerie, Conseiller d'État et pair de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorsqu’il eut terminé ses études, il entre à l’école d’artillerie de Châlons et en sort avec le grade de sous-lieutenant le 6 octobre 1793. Admis comme lieutenant en second dans le 2e régiment d’artillerie à l’armée du Nord, Ruty est blessé à Comines le 13 septembre 1793, d’un éclat d’obus à la jambe, dans un combat qu’il soutient pendant plusieurs heures contre une batterie de l’ennemi. Il passe ensuite à l’armée de Rhin-et-Moselle, où il obtient le grade de capitaine le 22 février 1794.

Au siège de Kehl d'octobre 1796 au 10 janvier 1797, dans une attaque de vive force faite par les Autrichiens contre un ouvrage avancé du camp retranché, il tient avec quelques canonniers de sa compagnie dans le saillant de cet ouvrage, est atteint d’une balle qui lui traverse la mâchoire, et terrassé par la violence du coup, il ne doit la vie qu’à la bravoure d’un de ses sergents, qui l’emporte sur ses épaules et reçoit un brevet d’honneur pour cette action. Ruty suit le général Napoléon Bonaparte en Égypte, et partage la gloire de ses compagnons d’armes. Nommé le 21 juillet 1798, chef de bataillon d’artillerie par le général en chef à la journée des Pyramides, il commande l’artillerie de l’armée à Aboukir le 25 juillet 1799, et reçoit un sabre d’honneur pour sa conduite distinguée dans le combat du 1er novembre 1799, contre les Turcs, débarqués près de l’embouchure du Nil par la branche de Damiette.

Devenu chef de brigade commandant le 4e régiment d’artillerie à pied le 5 décembre 1801, il est investi le 21 janvier 1802, des fonctions de directeur d’artillerie à Perpignan. En récompense de ses services, le chef de brigade Ruty obtient la décoration de chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, et celle d’officier de l’ordre le 14 juin 1804.

Le 7 septembre 1805, il reçoit l’ordre d’aller prendre la direction du parc d’artillerie du corps d’armée de Ney. Il commande aussi le 26 juillet 1806, celui du 6e corps de la grande armée, et est envoyé à Wesel le 26 octobre 1806. Un mois après son arrivée à cette destination, il rend compte au ministre de la guerre de toutes les dispositions qu’il a faites pour l’armement de cette place. Le ministre lui en témoigne toute sa satisfaction. Promu général de brigade le 8 janvier 1807, il obtient le commandement de l’École de Toulouse en 1808, et il reçoit la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 14 mai 1809. Il commande l’artillerie du 7e corps d’armée en Espagne, dirige l’artillerie au siège de Ciudad Rodrigo du 26 avril au 10 juillet 1810, et contribue en grande partie, par ses habiles manœuvres, à la prise de cette ville. Il se signale aussi, vers le même temps, aux combats de Santa Marta et de Villalba. Pendant cette même expédition d’Espagne, le général Ruty donne l’idée d’un nouveau genre d’obusiers que l’on emploie avec beaucoup de succès dans la guerre des montagnes, et qui a été désigné depuis sous le nom d’obusiers Ruty.

L’importance des services qu’il a rendus lui mérite le grade de général de division le 10 janvier 1813, le titre de 1er comte de Ruty et de l'Empire le 11 septembre 1813, (il était déjà baron de l'Empire depuis le 11 août 1808) et le fait appeler au commandement en chef de l’artillerie de la grande armée le 17 novembre suivant.

Au mois d’avril 1814, il adhére aux actes du Sénat conservateur, est créé chevalier de Saint-Louis, comte, puis grand officier de la Légion d'honneur le 5 août de la même année. Au retour de l’île d’Elbe, il fait sa soumission à l’Empereur, qui le prend avec lui à l’armée du Nord en tant que commandant de l'artillerie. Il est admis à la Chambre des pairs le 5 mars 1819.

Le général Ruty est mort le 24 avril 1828 à Paris. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 38)[2].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud, 21e et 22e colonnes.
  • Le "Grand quartier d'artillerie" de sa ville natale de Besançon, situé au centre-ville, a été rebaptisé caserne Ruty.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son acte de baptème : http://memoirevive.besancon.fr/ark:/48565/a011283941600GARQn9/1/176
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 171

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]