Char M1 Abrams

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir M1 et Abrams.
M1 Abrams
Un M1A1 Abrams du Corps des Marines en Irak, en 2007.
Un M1A1 Abrams du Corps des Marines en Irak, en 2007.
Caractéristiques de service
Service Depuis 1980
Utilisateurs Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau de l'Irak Irak
Drapeau du Koweït Koweït
Drapeau du Maroc Maroc
Conflits Drapeau de l'Irak Guerre du Golfe
Drapeau de l'Irak Guerre d'Irak
Drapeau de l'Afghanistan Guerre d'Afghanistan
Drapeau de l'Égypte Révolution égyptienne de 2011
Production
Concepteur Chrysler Defense
Année de conception 1972-1979
Constructeur Usine de chars de Detroit et de Lima
Production plus de 9 000 exemplaires
Caractéristiques générales
Équipage 4 hommes (conducteur, canonnier, chargeur et chef de char)
Longueur caisse : 7,92 m
canon compris : 9,83 m
Largeur 3,66 m
Hauteur 2,44 m
Masse au combat M1 : 54,5 tonnes
M1A1 : 57,2 tonnes
M1A1 HA : 59 tonnes
M1A1 HA+ : 61,3 tonnes
M1A2 : 62,1 tonnes
M1A2 SEP : 63 tonnes
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Type Blindage composite de type Burlington renforcé avec des mailles en uranium appauvri.
Armement
Armement principal M1 : Un canon M68A1 de 105 mm (55 obus)
M1A1 & M1A2 : un canon à âme lisse M256 de 120 mm (40 à 42 obus)
Armement secondaire
  • 1 x mitrailleuse M2HB .50 BMG (12,7 mm - 1000 coups)
  • 2 x mitrailleuses M240 7,62 mm : une de tourelle et une coaxiale (10 800 coups au total)[1]
Mobilité
Moteur turbine à gaz Avco Lycoming AGT-1500
Puissance 1 501 ch (1 119 kW) à 3 000 tr/min[2]
Transmission Allison X1100-3B
Suspension à barres de torsion et amortisseurs rotatifs.
Vitesse sur route Sur route :

M1 : 72 km/h
M1A2 : 68 km/h (limitée)

En tout terrain :
M1 : 52 km/h
M1A2 : 48 km/h

Puissance massique de 26,9 à 23,8 ch/tonne
Réservoir de 1 885 à 1 909 ℓ
M1A2 SEP : 1 680 ℓ
Consommation M1 de 1980 :
  • 7 l/mi sur route
  • 13,2 l/mi tout terrain.
Autonomie M1 : 498 km
M1A1 : 479 km
M1A1 HA : 465 km
M1A2 : 426 km
M1A2 SEP : 391 km

Le char M1 Abrams est la troisième génération de char de combat principal américain, numéroté M1.

Historique[modifier | modifier le code]

En , une équipe de travail fut constituée, à Fort Knox, pour concevoir le nouveau char de combat MBT (en anglais : Main Battle Tank, char de combat principal). Les objectifs fixés pour ce nouveau char étaient, entre autres et par ordre d'importance, la sécurité de l'équipage, la possibilité de coup au but dès le premier tir, la rapidité pour acquérir et frapper l'objectif, la mobilité tout terrain, l'intégration d'un armement secondaire, la sécurité du matériel, le potentiel de développements ultérieurs et la facilité de transport. L'armée des États-Unis demanda des prototypes à General Motors et à Chrysler. Cette compétition devait permettre d'obtenir les meilleures solutions pour des coûts moindres. Le nouveau char de combat fut initialement nommé XM 815. En eut lieu la guerre du Kippour au Proche-Orient. Il fut alors indispensable d'inclure dans le projet XM 815 toutes les leçons tirées de ce conflit. Une des nouveautés majeures dans cette guerre fut le large usage fait de missiles antichar AT-3 et de lance-roquettes antichar RPG-7 d'origine soviétique. Cependant, l'enseignement le plus important tiré de cette guerre est que le char de combat restait l'arme dominante sur le champ de bataille. On relança le projet du nouveau char américain, rebaptisé XM-1.

General Motors et Chrysler continuèrent à travailler sur leur prototype, y incorporant le blindage Burlington. Les premiers exemplaires pour la phase de validation apparurent entre janvier et . Finalement, le , Chrysler fut déclaré titulaire pour le développement du projet. Les premiers prototypes (XM-1) roulèrent en et la production en petites quantités du XM 1 débuta le . Le premier char de série fut produit en à Lima Arsenal Tank Plant. En , sa production à grande échelle fut acceptée et on lui donna le nom de char de combat à canon de 105 mm[Note 1] « M1 Abrams », en honneur du chef de bataillon de la 4e division blindée durant la Seconde Guerre mondiale puis chef d'état-major de l'US Army en 1972, Creighton Abrams, un des fervents partisans du projet XM 1. En 1982, le Detroit Arsenal Tank Plant entama également la production de ce char.

La première phase dans l'évolution du M1 fut l'apport du canon de 105 amélioré. La seconde fut l'installation d'une version simplifiée du canon Rheinmetall de 120 mm allemand, qui aboutit à la version M1A1 en . En , apparût une nouvelle version, le M1A1 HA (de l'anglais : « Heavy Armor », armure lourde), qui incorporait au blindage une couche spéciale de mailles d'uranium appauvri pour doubler la protection contre les obus de types SABOT ou APFSDS (pour Armor-Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot). Il commença ensuite à être remplacé sur les chaînes de montage du Detroit Arsenal Tank Plant et du Lima Arsenal Tank Plant dès 1985 par des versions améliorées. Entre 1986 et 1990, 840 chars furent produits annuellement pour l'United States Army et, entre 1991 et 1992 il fut produit 691 exemplaires pour le corps des Marines[3].

En 2012, le Joint Systems Manufacturing Center de General Dynamics, connu auparavant sous le nom de Lima Tank Depot était la seule usine d'assemblage de ce char en activité, reconditionnant les chars livrés aux forces des États-Unis et livrant des exemplaires neufs seulement pour l'exportation. Employant jusqu'à 5 000 personnes, son personnel en était de 900 personnes et sa fermeture était alors envisagée pour 2018[4]. La production maximale du site est estimé à 70 unités par mois[5]. Le M1A1 est prévu pour rester en service aux États-Unis jusqu'en 2021, et le M1A2 jusqu'en 2050.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Obus-flèche perforant américain M829A3 (en) ; la flèche (en blanc) est composée d'un alliage d'uranium.

Armement[modifier | modifier le code]

Tir du canon de 120 mm, vu de la tourelle lors d'un exercice à Djibouti en 2010.

Côté armement, depuis 1984 l'armement principal des deux variantes M1A est constitué d'une version dérivée du canon Rheinmetall de 120 mm, appelée M256A1. Les premiers modèles, équipés du canon 105 mm ont été retirés du service. L'armement secondaire est constitué de deux mitrailleuses de 7,62 mm, auxquelles s'ajoute une mitrailleuse de 12,7 mm qui peut être opérée depuis l'intérieur du véhicule sur la plupart des versions. L'engin bénéficie également d'un système de protection NBC, d'un télémètre laser, d'une gyro-stabilisation du canon et d'un système de tir commandé par un ordinateur dédié. L'Abrams M1A1 se différencie par son canon Rheinmetall de 120 mm d'origine allemande, qui équipe aussi le char Leopard 2. Le plus récent, l'Abrams M1A2, se voit attribuer un nouveau système de conduite de tir (viseur thermique rotatif, un poste d'armes indépendant pour le chef de char) et un nouvel ordinateur de bord (une interface d'acquisition de données et de transmissions, équipements de navigation et de positionnement). Ce mastodonte d'environ 61 tonnes est mené par un équipage de 4 hommes et peut surtout foncer à la vitesse de 72 km/h, et ce, sur une distance de 465 km.

Il existe plusieurs variétés d'obus de 120 mm pour faire face à diverses situations. Le M829A1 (en), entré en service à la fin des années 1980, à une masse de 20,9 kg et une longueur de 984 mm. Il utilise un pénétrateur à uranium appauvri à une vélocité de 1 575 m/s, pour une portée maximale de 3,5 km, et perce 650 mm d'acier à une distance de 3 000 m[6]. Le M829A3, entré en service en 2003, peut pénétrer environ 790 mm de blindage homogène laminé (OTAN) sous une incidence de 60 degrés et à une distance de 2 000 mètres, la portée usuelle étant de 4 km[7].

Un prototype d'obus XM1111 Mid Range Munition (en), tiré par le canon d'un M1 Abrams, a détruit un T-72 à 5 000 mètres en décembre 2008[8]. Cette munition, qui à une portée maximale de 12 km, devait rentrer en production en 2013[9].

Munitions[modifier | modifier le code]

Ce tableau résume la gamme de munitions de 120 mm produites par les États-Unis pour le canon M256 équipant le M1 Abrams[10] au début des années 2000. À noter que le canon de l'Abrams est compatible avec d'autres munitions de 120 mm conformes aux normes OTAN.

Entreposage des munitions[modifier | modifier le code]

Le M1 Abrams embarquait un total de 55 obus de 105 mm, tandis que les versions M1A1 et M1A2 embarquent 42 obus de 120 mm.

Dans le M1, l'arrière de la tourelle abrite trois compartiments blindés (8 + 28 + 8), pour un total de 44 obus. L'équipage est séparé des munitions par deux portes coulissantes blindées à fermeture automatique, dont l'ouverture ne se fait que par l'action d'un bouton (situé à la hauteur du genou droit du chargeur) ne s'activant que par pression. Chacune des trois soutes possède un panneau anti-souffle sur le toit, évacuant la déflagration en cas d'explosion des munitions.

Sur le M1A1 et le M1A2, il n'y a que deux compartiments (et deux panneaux anti-souffle), embarquant chacun 18 obus. Six autres obus supplémentaires (8 de 105 mm pour le M1) sont stockés dans un compartiment situé à l'arrière droite du châssis, entre le puits de la tourelle et la turbine. Ce compartiment est équipé lui aussi d'un panneau anti-souffle situé dans le plancher.

Optiques et système de conduite de tir[modifier | modifier le code]

Alignement de la tourelle d'un M1 avec sa caisse au Army Depot (en) à Anniston en Alabama.

Pour la visée de jour, le tireur dispose du Gunner's Primary Sight (GPS, littéralement « Viseur Principal du Canonnier»). Conçu par Hughes, ce viseur possède un grossissement en voie jour de x3 en grand champ et un de x10 en petit champ. La visée de nuit s'effectue à l'aide du viseur Thermal Imaging Sight (TIS). Cette caméra thermique offre un grossissement ×3 et ×10 en fonction zoom. Le GPS inclut un télémètre fonctionnant avec un laser Nd-YAG fonctionnant sur une longueur d'onde 1,06 μm. Ce télémètre est relié à un ordinateur balistique. Sur le M1A2, un nouveau télémètre laser est installé, fonctionnant sur une longueur d'onde de 1,54 μm, inoffensive pour les yeux. Le GPS et le TIS sont tous les deux stabilisés sur le plan vertical, et sur le M1A2, ils le sont sur le plan vertical et azimutal (en site et en gisement) sous la désignation GPS-LOS (Line Of Sight). ces deux viseurs sont montés côte à côte dans une niche blindée donnant sur le toit, à l'avant à droite de la tourelle. Si le viseur principal est endommagé, le tireur peut toujours compter sur un viseur télescopique d'urgence Kollmorgen possédant un agrandissement de ×8. Ce viseur de secours possède plusieurs réticules interchangeables en fonction du type de munition. Sur le M1A2, le chef de char dispose d'un viseur panoramique CITV (Commander's Independent Thermal Viewer : Vision thermique indépendante du commandant). Conçu par Raytheon, il comprend une caméra thermique et un télémètre laser montés sur un support rotatif stabilisé sur les deux plans (en site et en gisement).

La conduite de tir comprend un ordinateur balistique numérique relié à un télémètre laser, à un capteur de dévers monté une rampe à pendule statique, à un miroir de volée placé au bout du canon et une sonde anémométrique, qui comprend aussi des capteurs mesurant la température et la pression atmosphérique. La stabilisation du canon est assurée sur les deux plans par un système hydroélectrique, la marge d'erreur est comprise entre 0,15 et 0 20 mil pour la stabilisation verticale, et de 0,3 à 0,4 mil sur le plan azimutal. Au début des années 1980, l'Abrams était capable, avec son canon de 105 mm, de porter un coup au but au premier tir, sur une cible distante de 1 850 m tout en se déplaçant à une vitesse 40 km/h sur un terrain accidenté[3].

Protection[modifier | modifier le code]

Blindage réactif ARAT-1 fixé sur les jupes latérales d'un M1 équipé du kit de combat urbain TUSK.

Dès qu'un nouveau cahier des charges fut établi après l'abandon du XM-803, on décida rapidement que le futur char américain devait être équipé du nouveau blindage composite « Burlington » mis au point par les Britanniques pour leur futur char Challenger. Ce blindage composite stratifié sera appelé plus tard sous la désignation de blindage Chobham, Chobham étant le nom du village où se trouvaient les laboratoires responsables de sa mise au point[16].

Avec ce nouveau genre de blindage, le futur char américain devait être en mesure de résister (à l'avant) aux obus soviétiques à sabot détachable de 115 mm tirés à une distance inférieure à 800 m. On lui demandait aussi de résister à l'impact (sur la partie frontale de la tourelle) d'un obus à charge creuse de 120 mm tiré depuis le canon Rheinmetall L44. Enfin, les zones faiblement blindées, comme le toit ou au niveau de compartiment moteur, devaient résister aux obus perforants de 23 mm[17]. Le blindage composite est présent dans une cavité installée dans la partie avant du glacis, juste devant le conducteur, ainsi que sur toute la partie avant de la tourelle et sur toute la longueur de ses côtés, le reste du char étant en blindage homogène laminé. Le train de roulement est protégé de chaque côté par sept plaques de blindage rectangulaire faisant office de jupes latérales. Les deux plaques blindées se trouvant à l'avant du train de roulement sont creuses et abritent un matériau composite à base de céramique, la troisième est en alliage tandis que les quatre suivantes sont en acier.

Le blindage composite de type Burlington, installé sur les tout premiers M1, prit la désignation de BRL-1 (Ballistic Research Laboratory), le blindage anglais fut modifié localement aux États-Unis et prit alors le nom de code « Starflower ». La composition du blindage Starflower était identique à celle du blindage Burlington, mais l'agencement des matériaux sur le modèle américain était moins sophistiqué, ainsi sur le blindage Burlington « américanisé », la résistance aux projectiles à énergie cinétique était inférieure. Au milieu des années 1980, la résistance du blindage composite, ainsi que son épaisseur, furent augmentés sur le M1 IP (Improved Performance) et le M1 A1, le blindage équipant ces modèles prenant alors la désignation BRL-2. À partir de 1988, des M1A1 reçurent un nouveau blindage composite de fabrication américaine, possédant entre autres des mailles en uranium appauvri insérées profondément dans le blindage composite protégeant les deux faces avant de la tourelle. Cette version sera renommée M1A1 HA, pour Heavy Armor Package[18]. Sur le M1A2 et le M1A1 HC, l'agencement des mailles en uranium appauvri est optimisé, on parle alors de blindage à l'uranium appauvri de 2e génération (2nd generation Heavy Armor Package), qui équipera aussi les M1A1 des Marines sous la désignation de M1A1 HC et M1A1 HA+. Le M1A1 FEP, ainsi que la version modernisée du M1A2, le M1A2 SEP, possèdent un blindage à l'uranium appauvri de 3e génération (3rd generation Heavy Armor Package) renforcé avec du graphite. À noter que les M1A1M et les M1A1SA, qui équipent respectivement les Forces armées irakiennes et l'Armée royale marocaine, ne possèdent pas de blindage à base d'uranium appauvri, bien qu'ils bénéficient tous les deux du même blindage « Heavy Armor Package » de 3e génération que celui utilisé sur le M1A2 SEP.

Dans le cadre du programme TUSK, les M1 Abrams opérant en milieu urbain peuvent recevoir des cassettes de blindage réactif M19 ARAT-1[19] montées sur les jupes latérales. Les flancs de la tourelle et les jupes latérales peuvent aussi recevoir le blindage réactif ARAT-2 renforcé avec des tuiles blindées portant la désignation de M32 Scutum. Éventuellement, une grille anti-RPG peut venir recouvrir les filtres à air de la turbine. Pour améliorer sa résistance aux mines, le char peut recevoir une plaque ventrale en titane, pesant 1 260 kg, similaire à celles utilisées sous certains M551 Sheridan au Viêt Nam.

Une rangée de six lance-grenades fumigènes (8 sur le M1A1) est montée de chaque côté de la tourelle[20]. Il est aussi possible d'installer sur le M1A1 un brouilleur infrarouge AN/VLQ-6 Hardhat sur l'emplacement réservé au viseur rotatif du chef de char équipant le M1A2[21].

Propulsion[modifier | modifier le code]

Mise en place d'une turbine Honeywell AGT1500 sur un M1A1, en 2003.

Le M1 a été le premier blindé américain a avoir été équipé d'une turbine à gaz, moins encombrante et plus facile à réviser et à remplacer, mais dont la forte consommation en carburant pose un problème de logistique. La turbine Honeywell AGT1500 développe une puissance de 1 500 ch et un couple de 3 754 newtons-mètres. Dérivé d'un modèle utilisé par les hélicoptères, elle est polycarburant (essence, fioul, kérosène). Elle a été fabriquée jusqu'en 1998 par la Stratford Army Engine Plant. Elle était couplée, pour la première version du M1, à une boîte de vitesses Allison X-1100-3B Hydro-Kinetic à 4 rapports avant et 2 marches arrière.

La turbine permet de propulser le M1, ayant en ordre de combat une masse de 55,7 tonnes, à 72 km/h sur route et 48 km/h en tout-terrain avec le limiteur présent. Sans ce dernier, Le M1 peut faire des pointes à presque 100 km/h mais cela endommage le train de roulement (en particulier les chenilles). Ses réservoirs de 1 909 l lui donnent une autonomie de 465 km. La durée de vie du moteur, jusqu'à ce que des réparations majeures soient nécessaires (en anglais : time before overhaul), est estimée à 1 800 heures ou 19 000 km, alors que les moteurs Diesel des autres chars n'ont une durée de vie que de 600 à 900 heures[3].

À noter que depuis 2007, l'installation d'une nouvelle turbine est envisagée[22], dans le cadre du programme TIGER (Total Integrated Engine Revitalization). Cette nouvelle turbine, la LV100-5, dégagerait moins de chaleur et consommerait de 33 % à 50 % de kérosène en moins, tout en étant plus compacte, plus légère et plus silencieuse.

Transmission[modifier | modifier le code]

Gros plan sur le guidon du conducteur et du levier de changement de vitesse.

La boîte de mécanisme Allison X1100-3B est une version modifiée de la série de transmission X1100, elle est spécialement conçue pour être utilisé avec la turbine à gaz AGT1500 montée sur le M1 Abrams. Outre le fait de reprendre la fonction de transmission d'une boîte de vitesses, la boîte de mécanisme assure aussi la direction, le freinage ainsi que l'alimentation des ventilateurs assurant le refroidissement. Les ventilateurs installés de part et d'autre de l'échappement de la turbine sont utilisés pour refroidir le lubrifiant de la turbine ainsi que celui de la boîte de mécanisme. En outre, il est possible de générer un écran de fumée à l'aide du ventilateur gauche, en vaporisant du carburant dans l'échangeur de chaleur servant à refroidir l'huile de la boîte de mécanisme. La freinage est assuré par des freins à disque à bain d'huile actionnés hydrauliquement, qui sont aussi utilisés comme frein de stationnement.

La boîte de mécanisme X1100-3B est une transmission automatique, les positions du sélecteur sont repérées par les initiales des termes anglais correspondants :

  • N(eutral), pour point mort : Il n'est pas possible de déplacer le char en avant ou arrière. Par contre, il est capable de pivoter ;
  • R(everse), pour marche arrière : Deux rapports sont disponibles ;
  • D(rive), pour marche avant normale : Se faisant à l'aide de quatre rapports ;
  • L(ow), pour basse vitesse : Comme pour la position Drive, elle se fait à l'aide de quatre rapports, la vitesse de pointe est faible et le couple est plus important.

Coût[modifier | modifier le code]

Le prix unitaire d'un char M1A1 était évalué à 5,3 millions de dollars américains en [23]. En 2012, il a été estimé à 7,5 millions de dollars. Le reconditionnement de 42 chars pour l'armée de terre des États-Unis, cette année, fut effectué pour un coût de 6,07 millions de dollars l'unité[5].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

M1A1M Abrams en service en Irak, lors d'un défilé en janvier 2011.
Un Abrams australien, en 2011, lors de l'exercice militaire américano-australien Talisman Sabre.
Abrams de l'armée égyptienne, déployé lors de la révolution égyptienne de 2011.
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : En 2009, l'US Army et l'US Marine Corps disposaient de 8 725 exemplaires de M1, M1A1 et M1A2 en inventaire[1],[24] :
    • US Army :
      • 1 547 exemplaires des M1A2 et M1A2SEP[1] ;
      • 4 393 exemplaires du M1A1[1] ;
      • 2 385 exemplaires du M1 (en réserve)
    • US Marine Corps :
      • 403 exemplaires du M1A1[1] (pris sur les stocks de l'US Army depuis 1990)

En 2012, plus de 3 000 M1 étaient mis sous cocon au Sierra Army Depot (en) dans le désert dans le comté de Lassen, en Californie, et l'US Army déclarait qu'elle en voulait 2 384 en service pour la fin 2013[5],[25],[26].

En opérations[modifier | modifier le code]

Son baptême du feu eût lieu en 1991 lors de la guerre du Golfe, où il s'est très bien comporté face à une force mécanisée conventionnelle, en ne subissant qu'une vingtaine de pertes, dont plusieurs tirs fratricides[46],[47].

À partir de 1995, l'armée américaine et les Marines américains l'employèrent en Bosnie-Herzégovine, puis en 1999 au Kosovo. En 2003, lors de l'invasion de l'Irak, 1 100 M1A1 furent engagés, causant des ravages dans l'armée régulière irakienne, mais en deux ans d'opérations de guerre dite « asymétrique », 80 chars furent tellement endommagés qu'ils durent être ramenés aux États-Unis, avec 5 membres d'équipage tués à l'intérieur des chars et 10 en partie à l'extérieur. Même si l'énorme majorité des quelque 770 Abrams touchés en Irak n'ont subi que des dommages mineurs, alors qu'ils étaient la cible privilégiée du feu ennemi pour des raisons symboliques, ces chiffres montrent un problème certain. Des modifications sont donc en cours d'application, afin de mieux l'adapter à la guerre urbaine. Il s'agit du programme TUSK (Tank Urban Survival Kit, kit de survie du char en milieu urbain).

Dans le cadre de la guerre civile irakienne, plusieurs engins de l'armée de terre irakienne ont été endommagés ou capturés par les insurgés. L'État islamique a détruit un minimum de sept M1A1 et deux qui ont été capturés intacts ont été dépouillés de leurs mitrailleuses et des munitions associées, avant d'être détruits par le feu[48].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Versions[modifier | modifier le code]

M1 avec un canon de 105 mm en Allemagne de l'Ouest en 1986.
Description des différents éléments constituant le kit urbain « TUSK ».

M1[modifier | modifier le code]

  • M1 : Version initiale, avec le canon de 105 mm et la tourelle « courte », 3 273 exemplaires produits de 1979 à 1985.
  • M1 IP (Improved Performance) : Un nombre limité d'exemplaires ont été produits en 1984. La tourelle est allongée pour accueillir un volume de blindage composite plus important sur sa face avant.

M1A1[modifier | modifier le code]

  • M1A1 : Nouveau canon à âme lisse M256 de 120 mm, installation de nouveaux panneaux anti-souffle et d'un nouveau système NBC fonctionnant par surpression. Fixation d'un panier de rangement sur la nuque de la tourelle. Modèle produit de 1985 à 1992, à raison de 4 976 exemplaires.
  • M1A1 HA (Heavy Armor) : Introduction d'un maillage en uranium appauvri dans les modules de blindage protégeant la face avant de la tourelle.
  • M1A1 HA+ : Désignation non officielle du M1A1 HA possédant un nouveau maillage en uranium appauvri de 2e génération.
  • M1A1 HC (Heavy Common) : Essentiellement un M1A1 HA+ avec un tableau de bord à affichage numérique.
  • M1A1 D (Digital) : Remise à niveau de certains M1A1 HC pour atteindre un degré de sophistication similaire au M1A2 SEP.
  • M1A1 AIM (Abrams Integrated Management) : Intégration du système de communication et de gestion du champ de bataille FBCB2, comprenant un système de pilotage par carte 3D Blue Force Tracking affichant les chars alliés environnants. Le viseur TIS est remplacé par le viseur ITSS (Improved Thermal Imaging System), doté une nouvelle caméra thermique. L'affût pour la mitrailleuse lourde télé-opérée installée sur la coupole rotative du chef de char est équipé d'un gyrostabilisateur et reçoit une caméra thermique. Un téléphone est monté extérieurement pour communiquer avec l'infanterie. Le M1A1 AIM dispose aussi du système FTL (Far Target Locator), il permet au tireur du char de déterminer la position d'une cible visée. Le FTL est intégré au viseur thermique et au télémètre laser et est relié au GPS ainsi qu'à une boussole numérique. La précision est de 35 m à une distance de 8 000 m. Ce système permet aussi de d'élaborer des solutions balistiques pour un futur tir d'artillerie.
  • M1A1 SA (Situational Awareness) : Version améliorée du M1A1 AIM.
  • M1A1 M : Version du M1A1 SA destinée au marché de l'exportation. 140 M1A1M équipent les nouvelles forces armées irakiennes[49].

M1A2[modifier | modifier le code]

M1A2 des forces armées du Koweït en 2011.
  • M1A2 : La protection est améliorée, le blindage de type Burlington laisse place à une composition similaire au blindage Chobham. Le maillage en uranium appauvri est considéré comme de deuxième génération à la suite d'un nouvel agencement. Au niveau des optiques et de l'armement, il y a quelques changements : Le chef de char a à sa disposition un viseur panoramique CITV à vision thermique installé devant la trappe du chargeur. Ce viseur, ainsi que celui du tireur, sont stabilisés sur les deux plans, facilitant le tir en mouvement lorsque le char évolue dans un terrain inégal. La coupole rotative du chef de char, avec sa mitrailleuse montée sur affût télé-opéré, est remplacée par une nouvelle coupole fixe possédant des épiscopes plus grands pour une meilleure visibilité, sa mitrailleuse lourde est montée sur un pivot. Le conducteur dispose d'un imageur thermique AN/VSS-5 ou AN/VAS-3, améliorant la conduite de nuit. L'électronique a subi aussi des changements : ajout d'un système de navigation inertielle POS/NAV (Position/Navigation), d'un système de partage d'informations IVIS (Intervehicular information system). Modèle produit de 1992 à 1999.
  • M1A2 SEP (System Enhancement Package : Nouveau maillage en uranium appauvri de 3e génération, affichage d'informations sur des écrans plats, la conduite de tir est améliorée, grâce à l'ajout de nouveaux microprocesseurs capable de stocker plus de données, meilleure ergonomie des commandes, amélioration des systèmes d'imagerie thermique. Installation du système FTL (Far Target Locator) utilisé aussi sur le M1A1 AIM. Un groupe auxiliaire de puissance de 254 kg, désigné UAAPU (Under Armor Auxilliary Power Unit, unité de puissance auxiliaire sous blindage) est installé dans le déport de caisse gauche, juste au-dessus du barbotin. Un réservoir de carburant d'une capacité de 230 litres occupait précédemment cet endroit. Un réfrigérateur à compression de vapeur (VCSU) est installé dans le panier à l'arrière de la tourelle, il s'agit d'un des deux éléments faisant partie du système de climatisation. La 1re division de cavalerie fut la première unité à recevoir le M1A2 SEP, au début de l'année 2003, et ils commencèrent à remplacer les M1A1 D en Irak à la fin ce cette même année.
  • M1A3 : Modèle allégé devant être présenté entre 2014 et 2017, incorporant un nouveau blindage de moindre masse, des chenilles souples en matériaux composites, un câblage entièrement réalisé en fibres optiques, un nouveau canon de 120 mm plus léger ainsi que de nouvelles suspensions[50].

Caractéristiques détaillées des différentes versions[modifier | modifier le code]

M1 M1 IP M1 A1 M1A1 HA M1A1 HA+ M1A2 M1A2 SEP
Année de production de 1979 à 1985 1984 de 1986 à 1992 de 1988 à 1991 de 1991 à 1994[51] de 1992 à 1999 2003 à présent
Exemplaires produits 3 273 894 5 952 1 328 834 77

+ 600 M1A1
transformés en M1A2

240

+ 300 anciens
modèles transformés en M1A2 SEP

Hauteur (mitrailleuse de toit comprise) 2,37 m 2,04 m
Garde au sol 480 mm 430 mm
Chenilles T156 T158 à semelles amovibles.
Masse en ordre de combat 54,5 tonnes 56,9 tonnes 57,2 tonnes 59,1 tonnes 61,3 tonnes 62,1 tonnes 63 tonnes
Masse de la tourelle 20,9 tonnes 23 tonnes 24,4 tonnes
Vitesse sur route 72 km/h 68 km/h
Ratio poids/puissance 27,5 ch/tonne 26,3 ch/tonne 26,2 ch/tonne 25,3 ch/tonne 24,4 ch/tonne 24,1 ch/tonne 23,8 ch/tonne
Autonomie 498 km 479 km 465 km 426 km 391 km
Carburant 1 909 litres 1 680 litres
Armement principal canon rayé M68 de 105 mm canon à âme lisse M256 de 120 mm
Munitions 55 obus 40 obus 42 obus
Système de filtration NBC individuel, par masques collectif, par surpression de l'habitacle

Variantes[modifier | modifier le code]

  • M1 Panther II : châssis de M1 radio-commandé à distance équipé d'un système de rouleau de déminage.
M104 Wolverine en position repliée. Sur le toit, les deux parties du pont.

Prototypes[modifier | modifier le code]

  • XM1 : 9 prototypes construits en 1978
  • CATTB (Component Advanced Technology TestBed) : Banc de tests pour composants de technologie avancée. Développé à la fin des années 1980, le CATTB, aussi connu sous le nom de Block III, devait succéder au M1A2 qui n'était même pas encore entré en service. Il se distinguait du M1 par l'utilisation d'une nouvelle tourelle équipée d'un blindage espacé modulaire, d'un canon électro-thermico-chimique XM291 de 120 mm à rechargement automatique, ainsi qu'un moteur Diesel compact Cummins XAP-1000, des gardes-boue en caoutchouc masquant le train de roulement et 64 lance-pots fumigènes à déclenchement automatique[54]. Il a été testé entre 1987 et 1988 et son statut actuel est inconnu.
  • M1 TTB (Tank Test Bed) : L'équipage réduit à trois hommes prend place dans une capsule blindée à l'avant du char, la tourelle étant opérée à distance, le canon M256 de 120 mm est approvisionné automatiquement par un barillet d'une quarantaine d'obus.
  • M1 AGDS (Air Ground Defence System) : Concept de version antiaérienne monté sur le châssis de l'Abrams, étudié dans les années 1990. Nouvelle tourelle équipée de deux canons Bushmaster III de 35 mm pilotés par radar, ainsi que du système ADATS.
  • M1 ARV (Armored Recovery Vehicle) : Char de dépannage basé sur le châssis du M1, visant à remplacer les M88, il perd la compétition face au M88A2 Hercules.
  • M1 Grizzly ABV : Engin de génie ayant servi de prototype au M1 ABV.

Présence dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans le jeu vidéo de stratégie Empire Earth : Le joueur peut construire des chars M1 dans ses usines durant l'ère atomique - Moderne (époque 12).

Le véhicule est présent dans de nombreux jeux vidéo de guerre. Ainsi, on peut piloter un M1A2 Abrams dans les jeux Battlefield 2, Battlefield: Bad Company 2, Battlefield 3 ainsi que dans le mod Desert Combat pour Battlefield 1942. Operation Flashpoint, World in Conflict et ArmA offrent aussi cette possibilité. Il apparaît également dans les jeux vidéo Call of Duty 4: Modern Warfare, Modern Warfare 2 et Modern Warfare 3 dans lequel on peut prendre le poste de mitrailleur.

Shattered Union permet aux joueurs choisissant la faction américaine d'utiliser un M1. Dans les jeux de la série Armored Fist (en), qui lui est entièrement consacrée, le joueur pouvait prendre les commandes de chaque char, à choisir parmi les 16 d'un bataillon. Il y était opposé à son équivalent russe, le T-90. Dans les jeux Wargame: European Escalation, Wargame: Airland Battle et Wargame: Red Dragon, on peut utiliser la variante M1, M1 IP et M1A1 de l'Abrams l'armée de l'OTAN et des États-Unis[Quoi ?]. Dans le jeu Metal Gear Solid, lors de sa première rencontre avec Vulcan Raven, Solid Snake l'affronte alors que Raven est aux commandes d'un M1 Abrams, finalement, Snake détruira le tank d'une grenade glissé directement dans le canon.

Dans Wargame: European Escalation, un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par le studio français Eugen Systems, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP et M1A1 sont des unités des États-Unis. Dans Wargame: Airland Battle, la suite de Wargame: European Escalation, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP et M1A1 sont des unités des États-Unis. Dans Wargame: Red Dragon, la suite de Wargame: Airland Battle, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP, M1A1, M1A1 HA, M1A1 HC et M1A2 sont des unités des États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La première version était équipée d'un canon M 68 de 105 mm, dérivé du Royal Ordnance L7 britannique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) John Pike, « M1 Abrams Main Battle Tank », Global Security (consulté le 27 décembre 2014)
  2. (en) « First test : M1 Abrams tank », Motor Trend,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  3. a, b et c (en) « M1 Abrams », sur Army Guide (consulté le 21 juillet 2013)
  4. Alain Chin, « A Lima, dans l'Ohio, le spectre des fermetures d'usine », sur Le Monde,‎ (consulté le 29 septembre 2012)
  5. a, b et c F de St V, « Kafka et les chars que l'US Army ne veut pas mais qu'elle aura », sur Alliance géostratégique,‎ 1er mai 2013 (consulté le 7 mai 2013)
  6. « M1 Abrams », Trucks & Tanks Magazine, no HS no 10,‎ , p. 12 (ISSN 1957-4193)
  7. Hugues Wenkin, « Feu ! », Trucks & Tanks Magazine, no 12,‎ , p. 86 (ISSN 1957-4193)
  8. Jean-Jacques Cécile, « Obus de char à longue portée » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 23 février 2009, sur Assaut
  9. (en) « XM1111 Mid Range Munition », sur Deagel,‎ (consulté le 4 mars 2013)
  10. (de) Stefan Kotsch, « Munition der deutschen 120 mm Panzerkanone Rheinmetall », Kampfpanzer im detail (consulté le 27 décembre 2014)
  11. (en) John Pike, « M829 120mm, APFSDS-T », Global Security,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  12. (en) « 120mm tank gun KE ammunition », Defense Update,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  13. a et b (en) Gary W. Cooke, « M256 120mm Smoothbore Gun », sur inetres.com, Gary's Combat Vehicle Reference Guide,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  14. (en) « M830A1 High Explosive Anti-Tank-Multi Purpose - Tracer (HEAT-MP-T) », Federation of American Scientists (FAS),‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  15. (en) « M1002 MPAT-TP-T Ammunition (120 mm) », ATK (consulté le 27 décembre 2014)
  16. (en) Paul Mulcahy, « US tanks » (consulté le 27 décembre 2014)
  17. (en) R. P. Hunnicutt, Patton : A history of the American Main Battle Tank, Presidio Press,‎ , 314 p. (ISBN 978-0-891-41230-4)
  18. (en) Gary W. Cooke, « M1 Abrams Main Battle Tank », sur inetres.com, Gary's Combat Vehicle Reference Guide,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  19. (en) Michael Son, « Abrams Reactive Armor Tiles (ARAT) », Federal Business Opportunities,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  20. « M1 Abrams char de combat principal », Army Recognition (consulté le 27 décembre 2014)
  21. (en) « AN/VLQ-6 », Army Guide (consulté le 27 décembre 2014)
  22. (en) « AIM program's M1A1 tank refits and rebuilds continue », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  23. Forecast International
  24. (en) Fabio Prado, « Main Battle Tank - M1, M1A1, and M1A2 Abrams », Armorsite,‎ (consulté le 9 juin 2009)
  25. (en) Drew Griffin et Kathleen Johnston, « Army to Congress : Thanks, but no tanks », CNN,‎ (consulté le 7 mai 2013)
  26. (en) Aaron Mehta et Lydia Mulvany, « The M1 Abrams : The Army tank that could not be stopped », National Broadcasting Company,‎ (consulté le 7 mai 2013)
  27. a et b (en) « 2006 Saudi shopping spree : $2.9B to upgrade tTheir M1 tank fleet », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  28. (en) « Australian national audit office report on the DMO project Land 907 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Australian National Audit Office, consulté le 9 juin 2009
  29. (en) Ian McPhee, Darren Coonan, Andrew Craig et Colin Cronin, Acquisition of the ABRAMS Main Battle Tank, Australian National Audit Office,‎ , 78 p. (lire en ligne [PDF]), p. 11
  30. (en) « M1A1 / M1A2 Abrams Main Battle Tank », Army Technology (consulté le 27 décembre 2014)
  31. (en) Charles Taylor et Paul Ebner, « Egypt - Co-production of M1A1 Abrams tank », Defense Security Cooperation Agency (DSCA),‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  32. (en) « Obama administration to sell 125 Abrams battle tanks to Egypt », Joshuapundit,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  33. (en) « Egypt orders more M1A1 tanks », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  34. (en) « General Dynamics awarded $395 million for Egyptian Abrams tank-related work », sur Army Guide,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  35. « Procurement : Iraq buys what it knows », Strategypage.com,‎ (consulté le 9 juin 2009)
  36. (en) « Iraqi military plans major arms purchase », Your Defence News,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  37. « M1 Abrams tanks for Iraq », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  38. (en) Agence France-Presse, « Iraq takes delivery of American tanks », sur defencetalk.com, Defence Talk,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  39. Guillaume Belan, « L'Irak reçoit ses derniers chars Abrams », Force Operations Blog,‎ (consulté le 5 septembre 2012)
  40. « Fin de livraison des M1A1 Abrams destinés à l'Irak », Questions Défense,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  41. Phillipe Chapleau, « Les sérieux coups de pouce du State Departement à l'armée irakienne », sur Ouest-France,‎ (consulté le 22 décembre 2014)
  42. (en) John Pike, « M1 Abrams Main Battle Tank », Global Security (consulté le 27 décembre 2014)
  43. Jacqueline Devereaux, « Char lourd M1 Abrams », Blogosphère Mara Jade,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  44. « L'armée royale acquiert 200 chars d’assaut américains de type Abrams M1A1 », LeMag.ma,‎ (consulté le 27 décembre 2012)
  45. Frédéric Lert, « Le Maroc recevra des M1 Abrams rénovés », Forces Operations Blog,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  46. (en) Bernard Rostker, « Environmental Exposure Report : Depleted Uranium in the Gulf (II) : TAB H -- Friendly-fire Incidents », Department of Defense : Special Assistant for Gulf War Illnesses,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  47. (en) Vladimir S. Zajic, « 6. Combat and accidents : 6.1 DU Ammunition Use in Iraq », sur http://vzajic.tripod.com/index.html#top,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  48. (en) « Vehicles and equipment captured, operated and destroyed by the Islamic State inside Iraq », sur Oryx Blog,‎ (consulté le 29 novembre 2014)
  49. (en) « M1 Abrams tanks for Iraq », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  50. (en) Joel Baglole, « The Abrams tank - Next generation : A lighter and more compact tank », About.com (consulté le 27 décembre 2014)
  51. (en) Michael Green et Greg Stewart, M1 Abrams at War, Zenith Press,‎ , 1re éd., 128 p. (ISBN 0760321531 et 978-0760321539, lire en ligne), p. 30
  52. (en) John Pike, « Assault Breacher Vehicle (ABV) », Global Security,‎ (consulté le 27 décembre 2014)
  53. (en) 2013 Weapon Systems Handbook, Army AL&T Magazine,‎ , 378 p. (lire en ligne), p. 40
  54. (en) Major General Israel Tal, « Thoughts on the future of armed forces » (consulté le 27 décembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Autres blindés similaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]