Chapois (Jura)

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Chapois
Chapois (Jura)
Centre du village de Chapois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura
Maire
Mandat
Jean-Noël Tribut
2020-2026
Code postal 39300
Code commune 39105
Démographie
Gentilé Chapoisiens, Chapoisiennes
Population
municipale
222 hab. (2018 en augmentation de 6,73 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 15″ nord, 5° 57′ 42″ est
Altitude Min. 597 m
Max. 832 m
Superficie 10,07 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Champagnole
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chapois

Chapois est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chapois est situé sur le cours de la rivière l'Angillon, au sortir de la vallée des Nans et au point de rencontre entre les deux forêts qui entourent la commune : la forêt de la Joux et la forêt de la Fresse.

La commune compte deux bourgs séparés, le premier constituant le village proprement dit, le second, ancienne commune médiévale, plus en altitude au sein de la forêt de la Joux, appelé Garde-Bois.

La commune de Chapois comporte quelques zones humides[1]. Par ailleurs, le passage de l'Angillon y est marqué par un certain nombre de déperditions d'eau qui compromettent la continuité du débit en surface de la rivière peu avant son entrée dans le village et jusqu'à plusieurs kilomètres en aval. [2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chapois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,2 %), prairies (39,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), zones urbanisées (2,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg se regroupa au XVe siècle autour d'un manoir fortifié situé en contrebas de la forêt de la Joux. Le château fut construit sur une butte marneuse forçant la rivière à la contourner en lacets. La totalité de la surface de la butte fut fortifiée. Deux des côtés de la construction baignaient littéralement dans la rivière tandis que le troisième donnait sur une terrasse entourée d'eau qui abritait différentes constructions dont un moulin banal qui fonctionnait grâce à l'aménagement de chutes d'eau toujours visibles aujourd'hui. Le quatrième côté, avec la porterie encadrée de deux tours en saillie, était également pourvue d'un fossé mais celui-ci ne contenait pas d'eau.

En 1479, Charles d'Amboise, au service du roi de France Louis XI, fit une campagne ravageuse en Franche-Comté, au cours de laquelle le château fut mis à mal. Reconstruit, il est détruit à nouveau en 1639 par les armées françaises. Reconstruit une dernière fois, il finit cependant par tomber en ruines au début du XIXe siècle. Seuls les bâtiments en contrebas furent encore utilisés, le moulin étant notamment transformé en scierie, laquelle ne cessa son activité qu'au milieu du XXe siècle.

Au Moyen Âge, Chapois était dirigé par des échevins. Une prévoté y était établie ; quatre seigneurs se partageaient la coseigneurie. L'histoire de la terre de Chapois est liée à celle des villages voisins. Ces fiefs relevaient de Montrivel ou d'Andelot. Les seigneurs d'origines étaient les Commercy et au-delà, les Chalon. Chapois passa ensuite aux mains des Falerans jusqu'à ce que Nicolas Bourdet, dernier descendant de la famille ne soit contraint de vendre ses biens qui passent au XVIIe siècle à Claude Duprel, écuyer habitant Salins-les-Bains (rachat de la justice sur Chapois au roi datée de 1680). En 1749, le fils de Claude Duprel, Guérard François, échangea cette terre contre celle de Mérona. Son nouveau possesseur devint donc Charles Antoine Charlot de Princey.

Une légende débattue, parallèle à celle d'Andelot, veut qu'un Duprel parti faire la guerre en Flandre pour le compte du roi d'Espagne y ait fondé un village, Chapois (aujourd'hui dans la communauté de Ciney, province de Namur). Le lien entre les deux villages reste cependant discuté.

Le château et les histoires entourant la commune de Chapois ont largement inspiré La femme de guerre du roman-saga comtois de Bernard Clavel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chapois
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Noël Tribut DVG Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2018, la commune comptait 222 habitants[Note 2], en augmentation de 6,73 % par rapport à 2013 (Jura : −0,29 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386355273472434441434501483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
422434437413430424401419385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401410356307318289265280253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
242210176217207206205210219
2018 - - - - - - - -
222--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Mayeul (XIXe s - 1823);
  • Chapelle de Gardebois;
  • Fontaines et lavoirs (7);
  • Fruitière (XIXe s);
  • Ruines du château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.