Chapois (Jura)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chapois.

Chapois
Chapois (Jura)
Centre du village de Chapois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura
Maire
Mandat
Jean-Noël Tribut
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39105
Démographie
Gentilé Chapoisiens, Chapoisiennes
Population
municipale
220 hab. (2016 en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 15″ nord, 5° 57′ 42″ est
Altitude Min. 597 m
Max. 832 m
Superficie 10,07 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté

Voir sur la carte administrative de Franche-Comté
City locator 14.svg
Chapois

Géolocalisation sur la carte : Jura

Voir sur la carte topographique du Département du Jura
City locator 14.svg
Chapois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chapois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chapois

Chapois est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chapois est situé sur le cours de la rivière l'Angillon, au sortir de la vallée des Nans et au point de rencontre entre les deux forêts qui entourent la commune : la forêt de la Joux et la forêt de la Fresse.

La commune compte deux bourgs séparés, le premier constituant le village proprement dit, le second, ancienne commune médiévale, plus en altitude au sein de la forêt de la Joux, appelé Garde-Bois.

La commune de Chapois comporte quelques zones humides[1]. Par ailleurs, le passage de l'Angillon y est marqué par un certain nombre de déperditions d'eau qui compromettent la continuité du débit en surface de la rivière peu avant son entrée dans le village et jusqu'à plusieurs kilomètres en aval. [2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Supt Esserval-Tartre Rose des vents
Andelot-en-Montagne N Plénise
Onglières
O    Chapois    E
S
Vers-en-Montagne Le Larderet, Les Nans

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg se regroupa au XVe siècle autour d'un manoir fortifié situé en contrebas de la forêt de la Joux. Le château fut construit sur une butte marneuse forçant la rivière à la contourner en lacets. La totalité de la surface de la butte fut fortifiée. Deux des côtés de la construction baignaient littéralement dans la rivière tandis que le troisième donnait sur une terrasse entourée d'eau qui abritait différentes constructions dont un moulin banal qui fonctionnait grâce à l'aménagement de chutes d'eau toujours visibles aujourd'hui. Le quatrième côté, avec la porterie encadrée de deux tours en saillie, était également pourvue d'un fossé mais celui-ci ne contenait pas d'eau.

En 1479, Charles d'Amboise, au service du roi de France Louis XI, fit une campagne ravageuse en Franche-Comté, au cours de laquelle le château fut mis à mal. Reconstruit, il est détruit à nouveau en 1639 par les armées françaises. Reconstruit une dernière fois, il finit cependant par tomber en ruines au début du XIXe siècle. Seuls les bâtiments en contrebas furent encore utilisés, le moulin étant notamment transformé en scierie, laquelle ne cessa son activité qu'au milieu du XXe siècle.

Au Moyen Âge, Chapois était dirigé par des échevins. Une prévoté y était établie ; quatre seigneurs se partageaient la coseigneurie. L'histoire de la terre de Chapois est liée à celle des villages voisins. Ces fiefs relevaient de Montrivel ou d'Andelot. Les seigneurs d'origines étaient les Commercy et au-delà, les Chalon. Chapois passa ensuite aux mains des Falerans jusqu'à ce que Nicolas Bourdet, dernier descendant de la famille ne soit contraint de vendre ses biens qui passent au XVIIe siècle à Claude Duprel, écuyer habitant Salins-les-Bains (rachat de la justice sur Chapois au roi datée de 1680). En 1749, le fils de Claude Duprel, Guérard François, échangea cette terre contre celle de Mérona. Son nouveau possesseur devint donc Charles Antoine Charlot de Princey.

Une légende débattue, parallèle à celle d'Andelot, veut qu'un Duprel parti faire la guerre en Flandre pour le compte du roi d'Espagne y ait fondé un village, Chapois (aujourd'hui dans la communauté de Ciney, province de Namur). Le lien entre les deux villages reste cependant discuté.

Le château et les histoires entourant la commune de Chapois ont largement inspiré La femme de guerre du roman-saga comtois de Bernard Clavel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chapois
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Noël Tribut DVG Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2016, la commune comptait 220 habitants[Note 1], en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386355273472434441434501483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
422434437413430424401419385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401410356307318289265280253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
242210176217207206205210219
2016 - - - - - - - -
220--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Mayeul (XIXe s - 1823);
  • Chapelle de Gardebois;
  • Fontaines et lavoirs (7);
  • Fruitière (XIXe s);
  • Ruines du château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]