Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs

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Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs
Morbihan Auray Champs Martyrs - panoramio.jpg
Vue générale.
Présentation
Destination initiale
Culte
Destination actuelle
Culte (Pardon)
Architecte
Construction
XIXe siècle
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Site naturel classé (chapelle, avenue et calvaire en )
Classé MH ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Le Champ des MartyrsVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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La chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs est située au champ des Martyrs, sur la commune de Brech, dans le Morbihan[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La chapelle expiatoire y a été dressée en 1829, sous la coupe de l’architecte Caristie. Elle a abrité la sépulture des royalistes fusillés par les troupes républicaines en 1795, sur ordre du Général Hoche. Une partie des ossements a, depuis, été rapatriée dans la chapelle de la Chartreuse voisine.

La chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs avec son aménagement paysager fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Lors de sa visite officielle dans le Morbihan en mai 2015, le prince Louis de Bourbon se rend à Brec'h et y annonce le financement de la restauration de la chapelle par sa propre Maison[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition de Quiberon.

« Le 27 juin 1795, sur les plages de Carnac, une flotte à la solde de l’Angleterre débarque 5400 émigrés venus rejoindre les Chouans de Bretagne. Leur objectif commun : restaurer la monarchie en France. Face à la réactivité et à l’organisation de l’armée républicaine, les « Blancs » se retranchent rapidement sur la presqu’île de Quiberon après avoir conquis Landévant et Auray. Pris au piège, émigrés et Chouans se déchirent, à l’image de leur commandement. Mais le courage de quelques chefs chouans ne suffit pas à sauver de la répression de nombreux royalistes. Sur les 6262 personnes arrêtées, 748 sont fusillées. Trois semaines auront suffi à l’armée du général Hoche pour réduire le dessein royaliste en cauchemar. L’Histoire lui a laissé le nom « d’Affaire de Quiberon ». Dès 1795, les lieux d’exécution des émigrés et des Chouans sont appelés « champs des martyrs ». 206 royalistes sont exécutés dans les marais de Kerzo, actuel champ des martyrs à Brech. Sur place, les corps sont à peine ensevelis, si bien que les ossements remontent rapidement à la surface. Grâce à une souscription, la construction d’une chapelle à la Chartreuse d’Auray est entamée dès 1823 en mémoire des victimes royalistes de Quiberon[3]. »

Architecture[modifier | modifier le code]

La chapelle expiatoire est de style néo-classique.

Deux inscriptions y sont portées, au-dessus de la porte de la chapelle funéraire "Hic Ceciderunt" (ici ils tombèrent) et au fronton de la chapelle, "In Memoria Eterna Erunt Justi" (Dans la mémoire éternelle, ils seront justes).

Le mausolée de marbre blanc de la chapelle, œuvre de Caristie, date de 1829 : dans des médaillons ressortent les portraits de deux des principaux chefs de l'expédition de Quiberon, Sombreuil et Soulange. Les bas-reliefs du sarcophage représentent d'un côté le débarquement et de l'autre côté la mission de Gesril de Papeu.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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