Chapelle royale de Versailles

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Chapelle royale de Versailles
Vue intérieure depuis la tribune royale.
Vue intérieure depuis la tribune royale.
Présentation
Culte Catholique romain
Rattachement Diocèse de Versailles
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Ville Versailles
Coordonnées 48° 48′ 18″ nord, 2° 07′ 20″ est

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Chapelle royale de Versailles

La chapelle du château de Versailles est une chapelle palatiale située dans le château de Versailles, près de l’angle que forment l’aile du Grand Appartement du Roi et l’aile nord.

Quatre projets précédèrent la chapelle royale actuelle, plus ou moins aboutis et oubliés au gré des transformations architecturales du château. La chapelle actuelle fut achevée et bénie en 1710, après un chantier qui dura de nombreuses années, une première ébauche du projet datant en effet de 1687.

Historique[modifier | modifier le code]

Les chapelles précédentes[modifier | modifier le code]

La chapelle royale définitive, consacrée en 1710, fut précédée par quatre sanctuaires successifs, réalisés à divers emplacements du palais. Les chapelles formèrent le lieu dans lequel se déroulèrent les activités quotidiennes de la cour lors de l’Ancien Régime.

Les débuts (1663-1682)[modifier | modifier le code]

Pour permettre au souverain d’assister depuis la tribune du premier étage aux cérémonies du culte, toutes les chapelles successives du château de Versailles furent conçues à deux niveaux.

Dès 1663, un premier sanctuaire exigu fut logé au nord-est du château dans le pavillon décroché, à l’emplacement de l’actuel cabinet doré de Madame Adélaïde[1]. L’agrandissement du château profita par la suite à la chapelle qui fut déplacée en 1670 au sud, à l’emplacement de l’actuelle Salle des Gardes de la Reine. Au rez-de-chaussée existait un espace réservé aux effectifs musicaux.

Deux ans plus tard, en 1672, une nouvelle chapelle fut installée à l’emplacement de l’actuelle salle dite du Sacre. Elle fut bénie le 3 novembre 1672 et avait une superficie de près de 250 m2. Elle était conçue selon un plan rectangulaire et, au premier étage, une balustrade prolongeait la tribune du roi sur les trois autres côtés. Les musiciens étaient installés au même niveau que le souverain, dans un espace ménagé à l’est de l’édifice et pour lequel un orgue de grande taille, à deux buffets, fut commandé en 1679. Sur le mur sud, un important retable dessiné par le Brun reliait les deux niveaux et assurait un lien avec la voûte.

Un projet spectaculaire fut prévu pour la voûte, comme en témoigne une maquette de le Brun de 1675. D'un seul tenant, elle représentait Dieu le Père dans Sa gloire du côté de l’autel et, à l’opposé mais sans solution de continuité, saint Michel terrassant les anges rebelles. Ce projet était proche des formules mises en œuvre au même moment à la voûte du Gesù par Giovanni Battista Gaulli ; on trouvait le même traitement des masses de figures, de la lumière et des nuées pour creuser l’espace. Cette voûte, d’un genre nouveau, était unique en France. Une ordonnance de pilastres et de colonnes se développait au premier étage[1].

Un provisoire qui dure (1682-1710)[modifier | modifier le code]

En 1682, la Cour s'installe à Versailles. Le projet de le Brun est alors abandonné. L'aile du Midi fut construite et la chapelle se fixa à un emplacement provisoire au nord, contre la grotte de Téthys. Elle reprenait le plan barlong du sanctuaire de 1672, le principe du double niveau, mais on observait une nette régression par rapport à la formule précédente. Le projet était plus sobre, le décor intérieur concentré essentiellement sur le retable - encadré par deux anges de Noël Jouvenet - et les curieux piliers de la tribune, deux termes angéliques supportant une architrave. Une grande croix fut placée au sommet de la toiture, désignant la fonction du lieu. L’espace alloué aux musiciens, dans la tribune du premier étage, fut pleinement intégré à la chapelle.

Au rez-de-chaussée furent placés deux autels secondaires, l'un dédié à Saint Louis, le second à sainte Thérèse, saints patrons du couple royal. Un troisième autel fut installé à la tribune, orné d’un tableau de Pierre de Cortone provenant des collections royales.

La chapelle de 1682 fut richement pourvue en vases sacrés, ornements et livres liturgiques. Ces trésors ont presque entièrement disparu, à l’exception d’un graduel et antiphonaire, somptueux recueil manuscrit et enluminé réalisé en 1686 par l’atelier des Invalides[2], ainsi qu’un ensemble de grands livres de plain-chant, exécutés par le copiste Philidor entre 1701 et 1703.

Conçue comme provisoire, la chapelle de 1682 fut utilisée pendant 28 ans ; de ce fait, elle constitue l’édifice le plus fréquenté par Louis XIV. D’importantes cérémonies s’y déroulèrent, comme les grandes réceptions dans l’ordre du Saint-Esprit en 1688-1689 ou le mariage du duc de Bourgogne en 1697[1].

Le dernier grand chantier du Roi-Soleil[modifier | modifier le code]

La chapelle royale est le monument le plus abouti de Versailles, et le moins modifié par l’Histoire. Tout au long du chantier, le projet architectural connut une lente maturation et trouva sa forme définitive grâce à Hardouin-Mansart. Influencé par l’architecture ultramontaine, il s’inscrit néanmoins dans la grande tradition française des chapelles palatines et apparaît comme un manifeste de modernité.

En 1682, la Cour et le gouvernement s’installèrent à Versailles. À cette occasion, une desserte permanente de la chapelle royale fut instituée. Louis XIV la confia à une communauté de Pères de la Mission - appelés aussi Lazaristes - fils de saint Vincent de Paul, qui furent logés au château. « L’édifice définitif du nouveau Versailles, lieu de prière désormais perpétuelle, devait combiner les caractères d’une fondation royale à ceux d’une chapelle palatine » [3].

Un projet inabouti : le dôme inspiré des Invalides[modifier | modifier le code]

Le premier projet d’une chapelle de plan centré, au milieu de l’aile du Nord, fut formulé en 1679 et mis en chantier à la fin de l’année 1684. Il rappelait celui de François Mansart pour la rotonde funéraire des Bourbons dans la basilique Saint-Denis, mais plus encore le dôme des Invalides, autre fondation royale confiée aux Lazaristes.

« D’inspiration nettement ultramontaine, évoquant une fonction funéraire, le dôme versaillais constituait une innovation trop radicale pour être accepté. Ce morceau d’architecture autonome et d’une écrasante hauteur eût incontestablement perturbé l’équilibre du nouveau Versailles qui s’édifiait. Le chantier ne fut donc pas mené à terme, mais il devait toutefois laisser une trace dans la topographie du palais, le corps de logis séparant les deux cours de l’aile du Nord, d’une largeur inhabituelle, ayant été construit sur les fondations de cette chapelle.[3] »

Le plan de Mansart[modifier | modifier le code]

L’emplacement définitif de la chapelle fut trouvé en 1687. Le plan de l’édifice était barlong, avec un chevet initialement rectangulaire. La chapelle comportait deux niveaux ; au premier étage, une tribune réservée au roi, face à l'autel, bordait l’ensemble du vaisseau. La chapelle était précédée de deux vestibules superposés, qui donnaient accès à l’aile nord. La chapelle fut d’abord conçue pour ne pas excéder la hauteur des toitures du reste du palais. Mais dès janvier 1689[4], l’édifice était nettement plus élevé[3].

Le chantier de la chapelle fut interrompu pendant dix ans, cet arrêt étant dû à l’effort financier réclamé par la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Le chantier reprit au moment où Hardouin-Mansart accéda à la Surintendance des Bâtiments[3].

Assumant les fonctions de surintendant de ses propres Bâtiments après la mort d’Hardouin-Mansart en mai 1708, Louis XIV, assisté de Robert de Cotte[5], mena à terme, en deux années, le chantier architectural de la chapelle, ainsi que l’essentiel du décor peint et sculpté et du mobilier. « Le monument est complètement novateur dans sa plastique, particulièrement dans son agencement intérieur. L'emploi, notamment, de colonnes libres et d'architraves horizontales à l'antique ne réapparaîtra de nouveau qu'un siècle plus tard, dans l'église Saint Philippe du Roule, à Paris. Ce péristyle intérieur, dressé sur un étage d'arcades, contribue à l'élancement très particulier de la Chapelle royale [6]»

Le 5 juin 1710, la chapelle royale fut bénie par le Cardinal de Noailles, archevêque de Paris[7],[3].

L'architecture et le décor extérieur[modifier | modifier le code]

« Plan ramassé pour mieux s'élancer vers le ciel, scansion resserrée des façades, haute toiture, surmontée autrefois d'un lanternon : les références à la Sainte-Chapelle érigée dans les années 1240 par saint Louis au cœur de son palais à Paris, sont évidentes [6]»

La toiture[modifier | modifier le code]

Jacques Rigaud. Vue du chevet, vers 1730.

La chapelle fut d’abord conçue pour ne pas excéder la hauteur des toitures du reste du palais. Mais devant l'intérêt de ses confrères de l'Académie d'architecture pour un projet dont le toit était plus élevé, Hardouin-Mansart continua dans cette voie et exhaussa le bâtiment.

La sculpture s’affirma au service de l’architecture. À partir de 1705, le chantier de la toiture, qui fit de la chapelle une sorte d’immense reliquaire d’orfèvrerie, lui permit de développer un langage plus autonome, essentiellement ornemental. À l'origine, une grande couronne royale posée sur un coussin et un tapis - le tout en plomb - devait être placée au sommet. Mais finalement, un lanternon de près de 12 mètres de haut, surmonté d’une croix, surmonta l’édifice. Réalisé par Nicolas Berja, Jean Dedieu, Jean François, Jean de Lapierre, Pierre Lepautre, Offement, Claude Poirier, Jean Poultier, Jean Voiriot et Jean Hardy, il était composé d'une balustrade d'entrelacs à jour et de huit colonnes de bois gainé de plomb à chapiteaux composites, têtes de chérubin et festons de fleurs aux archivoltes, couronnée de huit consoles et fleurons surmontés de feuilles d'eau, d'un tore de feuilles d'acanthes et d'une croix posée sur un globe fleurdelysé. Ce lanternon fut détruit en 1765[8].

Le faîte de la toiture de la chapelle s’élève à 38 mètres (43 mètres depuis la cour basse de la chapelle) et est dominé par une croix à son extrémité est.

Par cette architecture différente au toit surélevé, la chapelle s’affirma alors dans son autonomie. « La substitution du corinthien au ionique à l’extérieur, ainsi que le remplacement des pots à feu par des statues juchées sur la balustrade extérieure constituèrent deux étapes importantes dans l’affranchissement de l’élévation externe de la chapelle au regard du modèle des façades donnant sur les jardins. Néanmoins, la silhouette élancée de la toiture de la chapelle allait dominer la masse du palais sans l’écraser » [3].

Sur le faîte de la toiture, Guillaume Coustou et Pierre Lepautre réalisèrent deux groupes de trois anges en plomb. Ces anges, à l'origine dorés, mesurent 210 cm. Le premier groupe porte les palmes, symbole de l'espérance de la Résurrection ; le second soutient la croix. Le mémoire des deux sculpteurs, daté de 1707, nous renseigne sur ces groupes sculptés : « 1707. Exécution du modèle, de la fonte et de la ciselure par Guillaume Coustou et Pierre Lepautre selon leur mémoire : « avoir fait et fini le modèle d'un groupe de trois enfants de six pieds et demi [2,10 m.], lesdits enfants sont ornés de draperies et de deux grandes ailes, lesquels enfants sont sur des nuées soutenant un palmier de huit pieds et demi de haut [2,76 m.] et une couronne de fleurs de vingt pouces de diamètre [0,54 m.], avoir fourni les plastres pour le soutien de la terre… Pour le second groupe d'enfants accompagnés de leurs ailes, nuées, draperies, couronne et palmier, avoir estampé de terre dans les modèles du premier, avoir assemblé les parties, les avoir retouchées, travaillées et finies… Plus avoir fait les moules pour les plombs desdits deux groupes, avoir fait les noyaux armés de fer ainsi que lesdits moules, avoir fait recuire le tout, avoir jeté, fondu le plomb… Pour avoir réparé, ciselé tous lesdits groupes, assemblé et soudé les parties, les ailes et draperies, les avoir posées et arrêts en place, soudés avec crampons et tirants… » ; estimations de 1 000 livres pour le modèle en terre, de 700 livres pour estampages du modèle et réalisation du creux, de 4 300 livres pour la fonte et de 2 000 livres pour la reparure et la ciselure ; acompte en 1707 (mentionnant la participation des sculpteurs Philippe Bertrand, René Frémin, Robert Le Lorrain et Jean (ou Jean-Melchior) Raon) et 1709, puis parfait paiement de 8 000 livres en 1710[9]. La dorure fut réalisée par Guillaume Desauziers. Notons que, d'après le mémoire, les deux groupes étaient identiques à l'origine »[10].

En 1765-1766, le groupe situé à l'est fut modifié à la suite de la destruction du lanternon central[10].

La toiture est, elle aussi, ornée de motifs, reliefs et rondes-bosses en plomb, jadis dorés. Représentant des fleurs de lys, des houppes, des fleurons et palmettes, un tore de baguettes, des branches de palmes tournantes, des consoles et doubles-consoles, des campanes et chérubins, des frises de postes, des couronnes royales, des cartouches et culots, ils furent exécutés par les artistes ayant œuvré au lanternon.

Les statues extérieures[modifier | modifier le code]

En 1705, vingt-huit statues d’apôtres et évangélistes, Pères de l’Église et allégories des vertus catholiques furent disposées sur la balustrade extérieure. Évoquant les grandes réalisations de la Rome baroque, cet ensemble est animé d’un souffle puissant et novateur, comme en témoignent particulièrement les deux figures sculptées par Guillaume Coustou[11],[3].

Le programme iconographique prévoyait à l'origine trente-quatre figures : les quatre Évangélistes, les douze Apôtres, les quatre Pères de l'Église latine, les quatre Pères de l'Église grecque, huit Vertus et les patrons de la monarchie française : saint Louis et saint Charlemagne[12]. Les deux dernières figures et quatre Vertus furent supprimées ; cependant des paiements à Granier pour une figure de la Prudence et à Le Lorrain pour celles de la Science et de la Sagesse, ainsi qu'à Théodon pour la Vigilance, indiquent un début d'exécution[13]. Chaque sculpteur était tenu de faire un petit modèle en cire qu'il présentait sur le modèle de la chapelle, lequel était aux Tuileries, puis un autre modèle en terre, plus grand de 2 pieds de hauteur, enfin un modèle en plâtre fait sur place pour juger de l'effet. Chaque sculpture est composée de quatre assises de pierres d'Augy et de Tonnerre fournies par l'entrepreneur Joyneau de 1705 à 1707. Un plan du comble de la chapelle[14], dressé par la Surintendance des Bâtiments, détermine l'emplacement des figures à poser, avec les noms des sculpteurs qui les ont exécutées. Le parti général a été respecté : les Apôtres de part et d'autre de la nef, les Pères de l'Église au-dessus des saillies du chœur, les Évangélistes au chevet et les Vertus au-dessus de la chapelle de la Vierge ; on relève quelques différences entre le projet et l'état définitif[10].

Les 28 statues de la balustrade extérieure sont dues à :

Philippe Magnier. Saint Jacques le Majeur.
  • Philippe Magnier, Saint Thomas, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 1re statue à partir de l'Ouest)
  • Jean-Baptiste Théodon, Saint Jacques le Mineur, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 2e statue à partir de l'Ouest)
  • Philippe Magnier, Saint Jacques le Majeur, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 3e statue à partir de l'Ouest)
  • Jean-Baptiste Théodon, Saint André, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 4e statue à partir de l'Ouest)
  • Claude Poirier, Saint Paul, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 5e statue à partir de l'Ouest)
  • Claude Poirier, Saint Pierre, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 6e statue à partir de l'Ouest)
  • Guillaume Coustou, Saint Jérôme, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 7e statue à partir de l'Ouest)
  • Guillaume Coustou, Saint Augustin, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 8e statue à partir de l'Ouest)
  • Pierre Lepautre, Saint Grégoire le Grand, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 9e statue à partir de l'Ouest)
  • Pierre Lepautre, Saint Ambroise, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour haute de la chapelle, 10e statue à partir de l'Ouest)
  • Corneille van Clève, Saint Luc, statue, pierre de Tonnerre, H. 285 cm (avec la plinthe) (Chevet, 1re statue à partir du Sud)
  • Corneille van Clève, Saint Mathieu, statue, pierre de Tonnerre, H. 283 cm (avec la plinthe) (Chevet, 2e statue à partir du Sud)
  • Corneille van Clève, Saint Marc, statue, pierre de Tonnerre, H. 283 cm (avec la plinthe) (Chevet, 3e statue à partir du Sud)
  • Corneille van Clève, Saint Jean, statue, pierre de Tonnerre, H. 283 cm (avec la plinthe) (Chevet, 4e statue à partir du Sud)
  • Jean Poultier, Saint Basile, statue, pierre de Tonnerre, H. 276 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 1re statue à partir de l'Est)
  • Jean Poultier, Saint Athanase, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 2e statue à partir de l'Est)
  • Simon Hurtrelle, Saint Cyrille, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 3e statue à partir de l'Est)
  • Anselme Flamen, Saint Irénée, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 4e statue à partir de l'Est)
  • Anselme Flamen, Saint Philippe, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 5e statue à partir de l'Est)
  • Anselme Flamen, Saint Barthélemy, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 6e statue à partir de l'Est)
  • Jean-Louis Lemoyne, Saint Simon, statue, pierre de Tonnerre, H. 276 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 11e statue à partir de l'Est)
  • Jean-Louis Lemoyne, Saint Thaddée ou Jude, statue, pierre de Tonnerre, H. 276 cm (avec la plinthe) (Cour basse de la chapelle, 12e statue à partir de l'Est)
  • Jean de Lapierre et Pierre Bourdict, Saint Barnabé, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour basse de la chapelle, 13e statue à partir de l'Est)
  • Jean de Lapierre, Saint Matthias, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Cour basse de la chapelle, 14e statue à partir de l'Est)
  • Sébastien Slodtz, La Religion, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Chapelle de la Vierge, 7e statue à partir de l'est)
  • Pierre Granier, La Justice, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Chapelle de la Vierge, 8e statue à partir de l'est)
  • Robert le Lorrain, La Charité, statue, pierre de Tonnerre, H. 292 cm (avec la plinthe) (Chapelle de la Vierge, 9e statue à partir de l'est)
  • François Barois, La Foi, statue, pierre de Tonnerre, H. 260 cm (Chapelle de la Vierge, 10e statue à partir de l'est)

Un sanctuaire du grand décor[modifier | modifier le code]

« L'achèvement de la chapelle royale occupa, entre 1708 et 1710, les meilleurs artistes du XVIIIe siècle naissant, qui traduisirent en pierre et en peinture un complexe programme iconographique et élevèrent la chapelle au rang de sanctuaire du grand décor. Essentielle au décor versaillais, l'exaltation du roi se fond dans un discours théologique dense et savant, qui se déploie du moindre pilier sculpté jusqu'à la voûte peinte et la balustrade extérieure »[15].

Sur le budget total de la chapelle s'élevant à deux millions et demi, près d'un million fut affecté au décor peint et sculpté[15].

L'exaltation de la peinture[modifier | modifier le code]

Antoine Coypel. La voûte.
La voûte (détail). Dieu en gloire.

Au cours du chantier, quatre fenêtres hautes et des arcs doubleaux furent supprimés afin d’obtenir un vaste espace unifié qui puisse recevoir une voûte peinte. « Le document de travail rédigé en janvier 1707 trace un programme d’ensemble, centré sur la représentation de la vie du Christ et, aux voûtes de la tribune, sur celle des apothéoses des douze apôtres »[16]. Les travaux débutèrent à l’automne 1708.

La grande voûte fut d’abord confiée à Charles de la Fosse, choisi par Louis XIV. Mais après le décès de son protecteur Jules Hardouin-Mansart, il dut se limiter à la Résurrection, dans le cul-de-four de l’abside.

Jean Jouvenet réalisa La Pentecôte, au-dessus de la tribune du Roi, dont la composition est structurée par des architectures fictives.

La partie centrale de la voûte fut confiée à Antoine Coypel, figure émergente de la peinture française. Il réalisa un édifice imaginaire, percé de trois ouvertures vers le ciel. Au centre est représenté Dieu le Père dans Sa gloire, de part et d'autre sont figurés des Anges portant les instruments de la Passion.

La réalisation des douze apôtres échut aux frères Bon et Louis de Boullogne. Ils peignirent aussi un concert d’anges chantant le Domine, salvum fac Regem dans l’axe de la chapelle, au-dessus du buffet d’orgue.

Le triomphe de la sculpture[modifier | modifier le code]

Dans le décor de la chapelle, la sculpture s'affirma au service de l'architecture. Ainsi en est-il des chapiteaux corinthiens de la colonnade, élaborés dès 1699 d'après un modèle antique.

La sculpture se manifeste surtout à l'intérieur de l'édifice, dans les reliefs qui animent les parois.

Jean de Lapierre réalisa, pour la tribune de la Musique en 1708, des trophées d'instruments de musique surmontés de reliefs d'enfants musiciens.

Dans la nef, commencée aussi en 1708], chaque pilier est orné d'un relief évoquant un épisode de la Passion, « traité selon deux langages distincts : allégorique et mystique pour le relief d'écoinçon, explicite, voire historié, pour le trophée sous-jacent. Un sens de lecture est ainsi proposé, qui trouve son point d'aboutissement au pilier du sanctuaire du côté de l'Évangile, où les deux modes de langage fusionnent, l'ange allégorique de la Résurrection étant en même temps celui du récit scripturaire »[17].

« Envisagé dès l'étape des projets, le décor des trophées religieux trouva à Versailles un formidable terrain d'épanouissement. Véritable laboratoire de la création artistique, la chapelle contribua à définir les principales formes d'un genre particulièrement fécond, illustré par non moins de cent dix reliefs au rez-de-chaussée de la chapelle »[15].

François-Antoine Vassé réalisa en 1708 huit trophées pour les piliers de la chapelle. Ceux-ci peuvent être composés d'attributs du culte et de la hiérarchie catholique ou peuvent intégrer à la chute des attributs un médaillon ou un cartouche illustré.

Le décor intérieur[modifier | modifier le code]

Le sol aux marbres polychromes.

Une ordonnance de colonnes fut créée au premier étage de la chapelle, s’intégrant dans ce processus d’exhaussement de l’édifice, auquel elle apportait légèreté et solidité. Au rez-de-chaussée, en revanche, des piliers furent employés.

Dans un premier temps, il fut prévu de recouvrir les parois intérieures de parements de marbre, mais cette idée fut abandonnée, sans doute par suite de l’évolution du goût royal. Les parois furent revêtues de pierres de liais provenant essentiellement des carrières de Saint Leu d’Esserent.

Probablement conçu pour répondre à la polychromie des voûtes, le pavement de marbre fut entrepris en mars 1708, selon un schéma qui semble refléter celui d’une voûte encore soutenue par des arcs doubleaux : une trame orthonormée définie par des bandes noires soutenues de blanc, dans laquelle prennent place des compartiments de formes géométriques répartis symétriquement.

La balustrade de la tribune, initialement prévue en marbre, fut pourvue de balustres de bronze doré posés sur des plinthes et soutenant des mains courantes réalisées en marbre de Serravezza. Au même niveau, deux logettes ou lanternes furent ajoutées de part et d’autre de la tribune royale[15].

Un mobilier d'un style nouveau[modifier | modifier le code]

Le maître-autel

Du mobilier d'inspiration rocaille ne reste que les autels et l'orgue, conçus spécialement pour l'édifice et devenus immeubles par destination[18]. À l'origine, figuraient aussi des stalles, une chaire, des confessionnaux et le mobilier à l'usage du Roi et de sa famille. Le maître-autel est orné d'un bas-relief réalisé par Corneille Van Clève en bronze doré entre 1709 et 1710, figurant la Déploration du Christ mort[19].

Le maître-autel[modifier | modifier le code]

Le maître-autel fut placé dans l'arcade du sanctuaire, entièrement occultée par la gloire du retable. L'ensemble fut réalisé en bronze doré par Corneille Van Clève en 1709 et 1710. Le bas-relief de La Déploration du Christ mort, chef-d'œuvre de l'art du bronze français, fut placé en antependium. Il constitue en quelque sorte l'aboutissement du cycle de la Passion sculpté aux piliers de la nef et du sanctuaire[18].

Les autels secondaires[modifier | modifier le code]

Le Martyre de sainte Victoire, par Nicolas Sébastien Adam

Les neuf autres autels de la chapelle furent consacrés au Saint-Sacrement, à la Sainte Vierge et aux principaux saints patrons de la famille royale : saint Louis, sainte Anne, sainte Thérèse, saint Philippe, saint Charles, sainte Victoire et sainte Adélaïde.

Quatre autels furent surmontés de retables peints.

Sur l'autel de la Vierge, à l'étage de la tribune, fut placé L'Annonciation de Louis de Boullogne[20].

Jean Jouvenet réalisa le tableau de Saint Louis priant pour les blessés et les faisant assister après une bataille[21] pour la chapelle de Saint Louis.

Pour les autres autels, seuls des reliefs de bronze étaient prévus. Ils ne furent exécutés que sous Louis XV. Nicolas Sébastien Adam réalisa Le Martyre de sainte Victoire[22], d'une théâtralité exacerbée. Edme Bouchardon utilise, quant à lui, un langage déjà classique dans Saint Charles Borromée demandant à Dieu la cessation de la peste de Milan[23].

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue vu depuis la tribune royale.

Au prix de l’occultation de la fenêtre axiale, la place du buffet d’orgue fut définitivement trouvée[Quand ?] : tout en reprenant une idée formulée par le Bernin pour la chapelle du Louvre, cette solution assez audacieuse traduisait assurément le prestige de la musique de la chapelle.

Le buffet d'orgue, conçu par Rudolph Garrels en 1710, sculpté par Philippe Bertrand, voit apparaître des chérubins joufflus, thème favori de la prochaine génération, autour d'un bas-relief représentant le roi David jouant de la harpe. Normalement placé au-dessus de l'entrée, il est ici exceptionnellement au-dessus de l'autel auquel les courtisans tournaient le dos pour faire face au roi, dont le prie-Dieu occupe la place traditionnellement réservée aux orgues : au premier étage, face à l'autel. Plus de quatre-vingts marbres ont été utilisés. Le buffet seul est classé au titre objet des monuments historiques, par la liste de 1862[24],[25], celle-là même qui officialisa la protection du domaine de Versailles.

La réalisation de la partie instrumentale est l’œuvre des facteurs Robert Clicquot et Julien Tribuot. Elle est remaniée en 1871 par Aristide Cavaillé-Coll[24].

En 1936, la Commission des Orgues entreprend de reconstituer le Clicquot et commande un nouvel orgue à Victor Gonzalez pour remplacer le Cavaillé-Coll.

Pas assez authentique, l'orgue de Gonzalez est démonté en 1989, et une reconstitution scrupuleuse à la manière de Clicquot, soit un retour à l'orgue de 1710 avec ses transformations de 1736 et de 1762, est effectuée par Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux en 1994. L’orgue actuel a été inauguré les 18 et 19 novembre 1995.

La composition actuelle de l'orgue est la suivante :

I Grand-Orgue ut1 à ré5, sans premier ut#
Bourdon 16′
Montre 8′
Bourdon 8′
Dessus de flûte au ut3 8′
Prestant 4′
Grande Tierce 31/5
Nasard 22/3
Doublette 2′
Quarte 2′
Tierce 13/5
Grand Cornet V
Fourniture IV
Cymbale IV
Trompette 8′
Clairon 4′
Voix humaine 8′
II Positif ut1 à ré5, sans premier ut#
Montre 8′
Bourdon 8′
Prestant 4′
Flûte 4′
Nasard 22/3
Doublette 2′
Tierce 13/5
Larigot 11/3
Plein jeu VI
Trompette 8′
Cromorne 8′


Accouplement
Pos./G.O.
G.O./Récit
Tirasse du G.O.
Tremblant fort et doux
III Récit sol2 à ré5
Cornet V
Trompette 8′
Hautbois 8′


IV Écho sol2 à ré5
Cornet III
Bourdon/Flûte 8′/4'
Voix Humaine 8′


Pédale ut1 à fa3 avec la0 sur premier ut#
Flûte 8′
Flûte 4′
Trompette 8′
Clairon 4′
Les organistes[modifier | modifier le code]

De 1995 à 2010, Michel Chapuis a été le titulaire de l'orgue Boisseau-Cattiaux (1995) de la chapelle du château de Versailles. Il était assisté de Marina Tchebourkina, organiste concertiste internationale et musicologue, qui a réalisé plusieurs enregistrements[26] et publié diverses études sur cet orgue.

Depuis 2010, quatre organistes et pédagogues français de réputation internationale, sont nommés pour quatre années, en remplacement de Michel Chapuis, qui restera organiste honoraire jusqu'à sa mort en 2017.

La responsabilité musicale de cet instrument est confiée par quartiers, à l’instar de ce que fut cette charge sous l’Ancien Régime, à :

Réception et postérité[modifier | modifier le code]

La Chapelle royale est placée sous le vocable de saint Louis. Cet ancêtre de Louis XIV, son saint patron et son modèle, fit bâtir la Sainte-Chapelle, reliquaire architectural conçu pour renfermer la Couronne d'épines. Le monument parisien servira de modèle à l'architecture religieuse. La chapelle de Louis XIV s'en inspire.

La modernité, le parti pris architectural, le décor de la chapelle royale du château de Versailles engendrèrent critiques tout comme éloges.

La verticalité de la voûte, qui rompt la sévère ligne horizontale de l’aile du nord, fut sévèrement condamnée. La phrase célèbre du duc de Saint-Simon résume les critiques :

« Cette belle chapelle de Versailles, si mal proportionnée, qui semble un enfeu par le haut et vouloir écraser le château[27]. »

Néanmoins, la chapelle eut ses admirateurs. Luigi Vanvitelli s'en inspira pour la chapelle du palais de Caserte[28].

Le langage décoratif de la chapelle est ultramontain. En témoignent l’emploi des marbres polychromes du pavage ; l’ordonnance d’arcades en plein cintre, au rez-de-chaussée de la nef ; l’ordre corinthien du premier étage ; la voûte cintrée à pénétrations, qu'en grand cycle peint recouvre entièrement ; les allégories de vertus en haut-relief qui couronnent les baies de la tribune ; les statues en pied de la balustrade extérieure. « Tout en s’accordant à la politique religieuse de Louis XIV, les ressorts de cette romanité architecturale sont assurément liés à la tradition liturgique de la chapelle royale. Loin d’être le reflet univoque d’une influence subie sans discernement, la chapelle utilise ces éléments de vocabulaire tridentin au sein d’une syntaxe tributaire de la grande tradition française »[29].

Mort en 1715, le roi n’eut guère le temps de jouir du sanctuaire qu’il avait si longtemps préparé. Mais le monument devait témoigner de sa piété. Respecté comme tel, il constitue aujourd’hui la partie la plus authentique du château car épargnée par la Révolution (seules les fleurs de lys, à la bases des colonnes du premier étage, furent bûchées) et exclue des restructurations du XIXe siècle.

« Ce joyau architectural, objet d’un financement exceptionnel dépassant les deux millions et demi de livres, peut être considéré comme le testament d’un monarque en fin de règne. Sans aucun doute, il s’agit du monument le plus élaboré et le plus soigné du Versailles de Louis XIV. »

— Alexandre Maral, Le dernier grand chantier de Louis XIV[30].

Galerie d'Images[modifier | modifier le code]

Images actuelles
Images historiques

Restauration[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2017, l'extérieur de la chapelle, très dégradé au bout de trois siècles, fait l'objet d'une campagne de restauration[31]. La première tranche concerne la couverture et charpente, les ornements en plomb, les statues et décors sculptés, les vitraux et parements des étages supérieurs. Elle durera de 2017 à 2020. Le financement principal est assuré par la fondation Philanthropia[32], les statues font l'objet d'une campagne d'adoption[33].

Frédéric Didier, qui dirige l'opération, a prévu de supprimer les ajouts au décor de plomb réalisés postérieurement, qui ont alourdi la toiture et provoqué des infiltrations[34]. Ces ornements seront ensuite redorés, à l'instar de ceux de la Cour de Marbre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Maral, Alexandre, « L'Émergence progressive d'un modèle », in L'Estampille-L'Objet d'Art, Hors-série no 50, avril 2010, p. 2-7.
  2. Atelier des Invalides, In festo Conceptionis Beatae Mariae Virginis, Graduale et Antiphonale ad usum S. Ludovici Domus Regiae Versaliensis pro solemnioribus totius anni festivitatibus A.D. MDCLXXXVI, recueil manuscrit enluminé, Paris, Bibliothèque nationale de France.
  3. a b c d e f et g Maral, Alexandre, « Le dernier grand chantier de Louis XIV », L’Estampille-L’Objet d’Art, Hors série no 50, avril 2010, p. 8-17.
  4. Date à laquelle Hardouin-Mansart consulta ses confrères de l’Académie d’architecture pour obtenir leur avis sur les proportions du nouvel édifice (Alexandre Maral, « Le Dernier Grand Chantier de Louis XIV », L'Estampille-L'Objet d'art, hors série no 50, avril 2010, p. 8-17)
  5. Guy Walton, p. 86-93
  6. a et b Frédéric Didier, « Entre terre et ciel », les Carnets de Versailles, 12, p. 13
  7. lire en ligne
  8. lire en ligne
  9. Mémoire, Arch. nat. 01 1784 ; CBR V 124, CBR V 318, CBR V 412.
  10. a b et c lire en ligne
  11. Guillaume Coustou, Saint Jérôme, Saint Augsutin, 1708, statues, pierre, H. 287 cm, Chapelle royale, façade extérieure, côté sud, balustrade, château de Versailles
  12. Mémoire des ornements qui sont à faire à la chapelle du château de Versailles, non daté - 1704 ? - Arch. nat. 01 1784.
  13. Arch. nat. 01 1784 ; CBR V 511.
  14. Arch. nat. 01 17831 no 28
  15. a b c et d Maral, Alexandre, « Un sanctuaire du grand décor », in L'Estampille-L'Objet d'Art, Hors série no 50, avril 2010, p. 18-28.
  16. Maral, Alexandre, « Un sanctuaire du grand décor », in L'Estampille-L'Objet d'Art, Hors série no 50, avril 2010, p. 18-28.
  17. Maral, Alexandre, « Un sanctuaire du grand décor », in L’Estampille-L’Objet d’Art, Hors série no 50, avril 2010, p. 18-28.
  18. a et b Maral Alexandre, « Le mobilier ou le triomphe d'un style nouveau », in L'Estampille-L'Objet d'art, Hors-série no 50, avril 2010, p. 36-45.
  19. Corneille Van Clève, La Déploration du Christ mort, 1709-1710, relief en bronze doré, 61 x 219 cm, Versailles, chapelle royale, maître-autel, antependium.
  20. Louis de Boullogne, L'Annonciation, 1709-1710, huile sur toile, 357 x 222 cm, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, chapelle.
  21. Jean Jouvenet, Saint Louis priant pour les blessés et les faisant assister après une bataille, 1709-1710, huile sur toile, 285 x 172 cm, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, chapelle.
  22. Nicolas Sébastien Adam, Le Martyre de sainte Victoire, vers 1737-1743, relief en bronze, 76 x 137 cm, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, chapelle. Son modello en plâtre teinté a été acquis par le musée de Versailles en 2017
  23. Edme Bouchardon, Saint Charles Borromée demandant à Dieu la cessation de la peste de Milan, vers 1737-1744, relief en bronze, 77 x 167 cm, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, chapelle.
  24. a et b Notice no PM78001282, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Notice no PM78000806, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. voir la discographie de Marina Tchebourkina
  27. Saint-Simon, 1856-1858
  28. Defilippis, 1968
  29. Maral 2010, pp. 8-17
  30. Maral 2010, pp. 8-17
  31. Page de la restauration de la chapelle, sur chateauversailles.fr
  32. lire en ligne
  33. lire en ligne
  34. Frédéric Didier, « Entre terre et ciel », les Carnets de Versailles, 12, p. 14

Sources et références supplémentaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Webographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques-François Blondel, Architecture françoise, ou Recueil des plans, élévations, coupes et profils des églises, maisons royales, palais, hôtels & édifices les plus considérables de Paris, t. 4, p. 142 et s,, Paris, Charles-Antoine Jombert, 1752-1756
  • François Bluche, Louis XIV, Paris, Arthème Fayard,
  • (it) Felice Defilippis, Il palazzo reale di Caserta e i Borboni di Napoli, Cava dei Tirreni-Napoli: Di Mauro,
  • Alexandre Maral, La Chapelle royale de Versailles. Le dernier grand chantier de Louis XIV, Paris, Arthena, 2011
  • Pierre de Nolhac, La Chapelle royale de Versailles, Versailles et Paris, Éditions artistiques et scientifiques, 1912-1913
  • Pierre de Nolhac, La Création de Versailles, Versailles, L. Bernard,
  • Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la Régence, t. 6, Paris, Hachette, 1856-1858
  • Jean-François Solnon, La cour de France, Paris, Fayard,
  • Marina Tchebourkina, L’Orgue de la Chapelle royale de Versailles, Trois siècles d’histoire. — Paris : Natives, 2010. — 256 p. (ISBN 978-2-911662-09-6).
  • Marina Tchebourkina, L’Orgue de la Chapelle royale : du Roy-Soleil à… bien après la Révolution, livret CD, Paris, Natives, CDNAT03, 2004. — P. 39–48 (EAN 3760075340032).

Revues et publications périodiques[modifier | modifier le code]

  • Léon Deshairs, « Les bas-reliefs des petits autels de la chapelle de Versailles », dans La Revue de l'art ancien et moderne, 1906, p. 217-230 (lire en ligne)
  • L Deshairs, « Documents inédits sur la chapelle du château de Versailles », Revue de l'Histoire de Versailles,‎ , p. 241–262, 61–85
  • Frédéric Didier, « Entre terre et ciel », les Carnets de Versailles, 12 (octobre 2017 - mars 2018)
  • Norbert Dufourcq, « L'orgue de la chapelle de Versailles », La revue musicale, vol. 145,‎ , p. 283–297
  • (en) Fiske Kimball, « The chapels of the Château de Versailles », Gazette des Beaux-Arts, vol. 26,‎ , p. 315–332
  • Alexandre Maral :
    • « L'Émergence progressive d'un modèle », L'Estampille-L'Objet d'Art, vol. Hors série n° 50,‎ , p. 2-7 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • « Le dernier grand chantier de Louis XIV », L'Estampille-L'Objet d'Art, vol. Hors série n° 50,‎ , p. 8-17 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • « Un sanctuaire du grand décor », L'Estampille-L'Objet d'Art, vol. Hors série n° 50,‎ , p. 18-28 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • L’étonnante destinée d’un édifice provisoire : la chapelle royale de Versailles entre 1682 et 1710, Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, 2011 (lire en ligne)
  • Paul Pradel, « Le symbolisme de la chapelle de Versailles », Bulletin Monumental, vol. 96,‎ , p. 335–355
  • Norma Stevlingson, « Les organistes, leur musique, et les orgues de la chapelle royal de Versailles sous le règne de Louis XIV », Colloque de Versailles,‎
  • Marina Tchebourkina, « Tricentenaire de l’orgue de la Chapelle royale de Versailles (1710–2010) » Versalia, Versailles, 2011. № 14. — P. 143–175 (ISSN 1285-8412).
  • Pierre Verlet, « Les tapis de la chapelle de Versailles au XVIIIe siècle », Revue de l'Art, vol. 1-2,‎ , p. 65–71
  • (en) Guy Walton, « The Chapelle Royale », Eighteenth Century Life, vol. n.s., 2,‎ , p. 86–94

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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