Chapelle Sant Martí de la Roca

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Chapelle Saint-Martin-de-la-Roche
San Martí de la Roca
Chapelle Saint Martin de Camélas - panoramio (3).jpg
Présentation
Type
Chapelle
Style
Usage
Localisation
Adresse
Altitude
512 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Chapelle Saint Martin de Camélas - panoramio (3).jpg

La chapelle Saint-Martin-de-la-Roche (Sant Martí de la Roca en catalan) est une église de style roman située à Camélas, dans le département français des Pyrénées-Orientales[1].

Situation[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Martin-de-la-Roche est située au sommet d'une colline, dans le sud de la commune de Camélas. Sa situation offre une vue panoramique sur la Méditerranée, le massif du Canigou, et la plaine du Roussillon[2].

Historique[3][modifier | modifier le code]

La chapelle apparaît dans les textes sous le nom d'Ecclesia Santi Maritini de Rupe en 1259. Elle permettait de maintenir un lien religieux entre les habitants des hameaux alentour mais elle fut progressivement abandonnée.

À la fin du XVIIe siècle, de nombreux édifices religieux laissés à l'abandon furent transformés en ermitages. C'est le cas de la chapelle Saint-Martin-de-la-Roca, anciennement chapelle de Quérubi, qui devient un ermitage en 1644 grâce à l'abbé Honoré Cuiro. L'ermitage fut doté d'un logement en 1646. De nombreux ermites s'y succédèrent jusqu'à la Révolution. Ils furent au nombre de 7 sur les deux premières décennies. Les conditions de vie étaient en effet très rudes. À la suite des lois anticléricales de 1790 destinées à supprimer les édifices religieux qui n'étaient pas des paroisses, l'ermitage de Saint-Martin fut fermé. Il rouvrit en 1801 après l'assouplissement des lois anticléricales.

Description[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Martin-de-la-Roche est un édifice de style roman. De forme trapézoïdale, elle mesure 6 mètres 50 par 9 mètres 60 en comptant le logement. À l'origine, elle est composée d'une nef et d'une abside semi-circulaire. Elle connut l'adjonction d'une seconde nef au XIVe siècle, côté sud. Son chevet est décoré de lésènes et d'arcatures aveugles.

Accès[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mallet 2003, p. 160
  2. « balades romanes - St-Martin de la Roque à Camelas », sur www.baladesromanes66.net (consulté le 6 octobre 2018)
  3. « Camélas », sur www.les-pyrenees-orientales.com (consulté le 10 octobre 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7)
  • Guillaume Coubard, « L'ermitage Sant Martí de la Roca », Pyrénées Magazine, no Hors-série été 2019 « Nos plus belles randonnées »,‎ , p. 98, 99

Articles connexes[modifier | modifier le code]