Chapelle Saint-Sébastien de Coaraze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chapelle Saint-Sébastien de Coaraze
Coaraze - Chapelle Saint-Sébastien -04.JPG

Peintures murales d'intérieur.

Présentation
Type
Destination initiale
Construction
XVIe siècle
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Route du JouncasVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Point carte.svg

La chapelle Saint-Sébastien est une chapelle catholique située en France sur la commune de Coaraze, dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[1].

Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 février 2001.

Localisation[modifier | modifier le code]

La chapelle est située dans le département français des Alpes-Maritimes, sur la commune de Coaraze, au lieu-dit Saint-Sébastien situé à 1,5 km du village.

Historique[modifier | modifier le code]

La chapelle

La chapelle est un bâtiment simple. Elle était située le long d'un ancien chemin muletier reliant Nice à la vallée de la Vésubie par Coaraze et le col Saint-Michel. Elle aurait été construite vers 1530.

Comme dans la plupart des villages du Comté de Nice, de simples chapelles ont été construites sur le bord des chemins à l'entrée des villages pour les protéger des calamités. La chapelle est décorée de peintures, non précisément datées, mais remontant au XVIe siècle, exécutées par un peintre inconnu et qui a été rattaché à ce qu'il est convenu d'appeler les peintres primitifs niçois.

Saint Sébastien est un saint très populaire dans la région niçoise. Il est censé protéger les travaux domestiques et champêtres ainsi que de la peste.

La chapelle a été restaurée en 1914 en recouvrant les murs latéraux d'un badigeon, hormis deux panneaux du mur sud sur lesquels on peut voir deux scènes de la légende du saint.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 2001[1].

Peintures murales[modifier | modifier le code]

Sagittation de saint Sébastien entre les deux archers

Chevet[modifier | modifier le code]

On peut voir sur le chevet plat, saint Sébastien dévêtu, attaché à une colonne, percé de flèches, entouré de deux archers vêtus élégamment. La scène du supplice est placée sous un porche voûté. La représentation du saint rappelle celle que Pérugin a adopté dans ses tableaux : le corps est porté par une jambe, l'autre est légèrement plié et est en retrait.

Les vêtements des archers sont à la mode du XVIe siècle, chausses rayées de noir et de jaune, manches bouffantes à aiguillettes.

Deux oiseaux sont perchés sur des barres placées entre les appuis des voûtes.

La perspective est rendue par le carrelage et le porche. Un mur en brique ferme partiellement le porche, laissant voir à l'arrière un pré avec des arbres.

Deux martyres sont placées de part et d'autre de la scène centrale :

  • sainte Ursule, à gauche, portant la palme du martyre et un livre,
  • sainte Lucie, à droite, tient aussi une palme et porte sur un plateau ses yeux, invoquée pour protéger la vue.

Mur sud[modifier | modifier le code]

Le transport du corps de saint Sébastien
Son inhumation

Deux scènes de la légende du saint :

  • le transport du corps du saint, en présence de Lucine,
  • l'inhumation du saint.

Voûte[modifier | modifier le code]

Sur la voûte en berceau brisé, a été représenté dans une mandorle le Père éternel, au-dessus des nuages, bénissant et portant le globe terrestre. Autour, le peintre a fait une décoration en trompe-l'œil de style Renaissance. Il a peint des caissons à rosaces, des bandes de rinceaux de feuillages, des palmettes et des candélabres.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Roque, Les peintres primitifs niçois. Guide illustré, p. 198-199, Serre éditeur, Nice, 2006 (ISBN 2-86410-458-X)
  • Philippe de Beauchamp, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, p. 56-57, Édisud, Aix-en-Provence, 1993 (ISBN 2-85744-485-0)
  • Germaine-Pierre Leclerc, Chapelles peintes du pays niçois, Édisud, Aix-en-Provence, 2003 (ISBN 2-7449-0397-3)
  • Michel Borsotto, Bernadette Griot, La chapelle Saint Sébastien de Coaraze, L'Amourier éditions 2015 (ISBN 978-2-36418-027-7) en vente à l'office de tourisme de Coaraze.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]