Chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer

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Chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer
Villefranche - Chapelle Saint Pierre.JPG
Présentation
Type
Destination initiale
Construction
Propriétaire
Prud'homie des pêcheurs de Villefranche
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Quai CourbetVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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La chapelle Saint-Pierre est une chapelle de pêcheurs décorée par Jean Cocteau à Villefranche-sur-Mer, dans le département français des Alpes-Maritimes.

Localisation[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Pierre est située au pied de la vieille ville de Villefranche-sur-Mer, quai Courbet à l'entrée du port de la Santé.

Historique[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Pierre, chapelle des pêcheurs de Villefranche-sur-Mer, date vraisemblablement de la deuxième moitié du XVIe siècle.

Progressivement à l'aspect religieux s'est ajouté un usage plus matériel : Le bâtiment était utilisé comme remise pour les filets et le matériel des pêcheurs. Ainsi que le montrait une inscription sur sa façade au début du XXe siècle, il était le tribunal de pêche où les pêcheurs de la Prud'homie des pêcheurs de Villefranche réglaient leurs litiges.

En 1957 Jean Cocteau a conçu et réalisé un décor peint qui recouvre toute la surface intérieure de la chapelle. Il est intervenu aussi sur la façade.

C'est la première chapelle peinte par Cocteau. Elle comporte cinq scènes principales, deux évoquent la vie méditerranéenne et les trois autres relatent des épisodes de la vie de saint Pierre.

On peut voir des chandeliers ayant la forme de visages humains dont l'Apocalypse pourrait dire :

Et ces chandeliers avaient un nez et une bouche et ces chandeliers avaient un œil, et cet œil regardait l'agneau.

Des artistes et des artisans locaux ont apporté leur concours.

Dans une préface Jean Cocteau cite un certain nombre d'intervenants[1] :

  • le peintre Jean-Paul Brusset pour le report sur les murs des groupes dessinés par Cocteau, grâce une sorte de lanterne magique,
  • Pierre Béchon qui a repassé les traits faits par Cocteau après la mise en place de l'ensemble,
  • les céramistes près de Mougins qui ont réalisé les deux chandeliers de l'apocalypse,
  • le tailleur de pierre qui a sculpté l'autel dans un bloc de La Turbie,
  • Triquenot qui a surveillé l'opération et lui a fabriqué les couleurs,
  • l'électricien de Villefranche, Robert Esposito, qui a assuré la mise en place de l'éclairage,
  • le maçon, Jean Mencaraglia aidé de Jean-Antoine Favole, qui a rectifié les murs romans.

La chapelle a été inaugurée après sa restauration par une messe le 30 juin 1957. Elle appartient toujours à la Prud'homie des pêcheurs de Villefranche.

Cette chapelle fait l’objet d’une classification au titre des Monuments historiques depuis le [2]. Elle a reçu le label " Patrimoine du XXe siècle " le 1er mars 2001[3]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Biagini, Jean Cocteau, de Villefranche sur Mer ..., p. 143-207, Serre éditeur, Nice, 2007 (ISBN 978-2-86410-489-6) ; p. 254 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]